Le ministre de la santé publique hygiène et prévoyance sociale, Roger KAMBA, a procédé ce jeudi 27 novembre à l’ouverture officielle de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), à Kinshasa en République Démocratique du Congo, dans la grande salle du Centre Culturel et Artistique.
Dans une salle pleine à craquer, et décorée en uniforme de l’ONIC et en t-shirt et chapeau Casio portés par la participants, la cérémonie d’ouverture du Casio s’est déroulée dans une ambiance électrique.
Les participants ont échangé au tour du thème principal : « Les infirmières et les sages-femmes face aux défis de la Couverture Sanitaire Universelle en Afrique ».

Plus de deux mille participants, infirmières et infirmiers et sages-femmes de la ville de Kinshasa, de vingt-cinq provinces de la RDC et de 17 pays africains d’expression française ont pris d’assaut la salle de spectacle de ce grand complexe artistique, bravant la pluie matinale qui s’est abattue dans la capitale de la RDC.
Le président du comité international d’organisation du Casio, et président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko a, dans son mot de bienvenue, salué la présence massive des participants à ce colloque, signe de l’importance accordée à la formation continue.

« L’OMS est fier de déclarer que l’année 2020, année de l’infirmière et de la sage-femme. Ces deux professions de la santé sont inestimables pour la santé des gens partout dans le monde. Sans les infirmières et sages-femmes nous n’attendrons pas les objectifs du développement durable ni la CSU. » A-t-il rappelé. Et d’ajouter cette déclaration du chef de l’Etat Congolais Felix TSISEKEDI : « …notre objectif ultime est que nos mères ne perdent pas la vie en donnant la vie. La CSU n’est pas une option mais un devoir. »
« Ces deux déclarations continuent le socle de notre réflexion pendant ces assises. Certes chaque pays a rencontré et résolu les défis de la mise en œuvre de la CSU, ici c’est l’occasion de partager toutes ces expériences afin de permettre d’atteindre les véritables objectifs de la CSU ». a-t-il conclu en remerciant les délégués de 17 pays africains qui ont fait le déplacement à Kinshasa pour la troisième édition du Casio.
Pour sa part, l’initiateur de ce colloque, l’ivoirien Gabin YARPE, ému par la mobilisation des participants et l’engouement suscité par cette initiative continental pensée pour permettre l’échange de connaissances et le partage d’expériences entre les professionnels infirmiers et sages-femmes de la région francophone d’Afrique.

« Voir cette salle comble, sentir cette énergie vivante qui nous unit, et contempler le chemin parcouru depuis notre première édition, me remplit d’une immense fierté entant qu’initiateur de ce grand rassemblement », a-t-il déclaré tout en souhaitant la cordiale bienvenue à tous les participants à la troisième édition du Casio.
« Casio est une plateforme où nos voix trop souvent isolées pourraient s’unir pour devenir une force de proposition incontournable. Une arène où nous pourrions partager nos savoirs, confronter nos réalités et dessiner ensemble l’avenir de notre profession. » » A-t-il rajouté, tout en précisant que la vision de Casio se résume à fédérer, former et valoriser. Car ensemble, on est plus forts face aux défis colossaux de la santé sur le continent africain nécessitant absolument une solidarité.
Il a par ailleurs souligné l’importance de passer de parole aux actes. « Nous sommes le premier et le dernier maillot de la chaîne des soins, le visage humain de la santé. C’est pourquoi la troisième édition du Casio n’est pas une simple conférence, mais un moment décisif et une opportunité unique de passer de la parole aux actes. », A-t-il martelé.
Celui qui est affectueusement appelé « beau-frère national » par les Congolais, a fait savoir que la troisième édition du Casio à Kinshasa soit considérée comme un véritable laboratoire d’idées, une pépinière d’innovations. Casio étant un héritage commun, la troisième édition est voulue comme un jalon historique, un puissant accélérateur de notre marche collective vers la santé pour tous en Afrique.
Le ministre de la santé a loué les deux professions, infirmière et sage-femme dans son mot de circonstance.
« Être dans une salle aussi comble et devant des personnes importantes de notre chaîne de santé, c’est une fierté ». A-t-il déclaré.

« Je suis très fier d’être africain. Très fier quand je constate autant d’africains réunit, fier de constater que ces deux grandes professions, infirmière et sage-femme, réunit en Afrique pour les africains. Je suis très fier de cette initiative qui permet de fédérer toutes les compétences importantes pour notre chaîne de santé. » A-t-il déclaré tout en souhaitant la bienvenue à Kinshasa à toutes les délégations.
Le ministre KAMBA a reconnu l’importance de présence permanente de l’infirmière et de la sage-femme, et leurs rôles incontournables dans la prise en charge de la mère et de l’enfant.
« J’espère Que votre Casio de 4 jours permettra à nos infirmiers et sages-femmes de vivre dans les meilleures conditions, et que cette chaîne de systèmes de santé se renforce davantage. Le ministère de la santé vous soutiendra, et nous travaillons pour améliorer vos compétences, votre formation et surtout votre niveau social.» a-ti-il souligné en déclarant ouvert le Casio 2025 à Kinshasa-RDC.

Signalons que lors de cette cérémonie d’ouverture, le ministre de la santé publique a également remis le cadeau de la RDC à chaque représentant de la délégation africain. Au total quatre conférences ont eu lieu et plusieurs panels répartis dans cinq salles.
Les travaux du Casio qui ont débuté mercredi 26 novembre dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, avec des ateliers près colloque, vont se dérouler jusqu’au samedi 29 novembre.
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