Publi-reportage ! 01 Sep 2023 Dans l’ombre de la création et les sept ans d’existence sans casse de l’Ordre National des Infirmiers de la RDC (ONIC), ainsi que la place occupée dans l’Afrique francophone, il vaut la peine de saluer le leadership incontesté de son premier Président national, André Louis KOMBA DJEKO, dont les réalisations concrètes étonnent plus d’un observateur. Crée en 2016 par la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 comme organe régulateur et règlementaire de la profession infirmière dans un pays comptant plus de cent mille infirmiers, représentant plus de 75% du personnel de santé, l’Ordre national des infirmiers a totalisé sept ans d’existence le 31 juillet 2023. Il est le plus jeune Ordre professionnel dans le secteur de la santé de la RDC, à avoir un impact dépassant les frontières du territoire national. La création de l’ONIC n’est pas en effet, un cadeau reçu du législateur congolais. C’est au contraire un fruit des efforts et d’une lutte acharnée menée par une équipe forte, sous le leadership du commandant de bord, le président KOMBA DJEKO, et c’est avec l’accompagnement de la majorité des Infirmiers et infirmières ayant compris l’importance d’être réuni dans un Ordre professionnel. Face à une opposition interne, également actionnée par un groupe des infirmiers réfractaires à la création de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO n’a pas baissé les bras. Il s’est déployé, bravant parfois la pluie, la chaleur et la nuit. L’homme est un fin stratège doté d’un mental fort, et l’échec ne fait pas partie de son quotidien. C’est ainsi qu’il va user de son large carnet d’adresse, de ses multiples compétences et sa détermination pour assoir un argumentaire solide dans le seul but de voir la loi tant attendu par la profession infirmière, être adoptée au parlement et promulguée par le chef de l’État. Ce qui fut fait. Sur ces sept ans d’existence sans casse de l’ONIC, l’homme au verbe facile et doté d’un courage légendaire, possédant un background hors pair, a placé la barre très haute sur la gestion managériale de cet Alma mater. Malgré les difficultés constatées dans le processus d’inscription au tableau de l’ordre, surtout pour quelques provinces enclavées, à cela s’ajoute la survenue de COVID-19, la période transitoire accordée par le législateur a été bien exploitée. Les élections ont été organisées de la base au sommet, et ce en dépit de quelques provinces n’ayant pas encore totalisé un bon nombre des inscrits. Ce processus va sûrement se poursuivre, à la grande satisfaction de la communauté infirmière. L’ONIC est à ce jour, le seul Ordre professionnel du secteur de la santé ayant tous les textes de procédure et autres, qui constituent des précieux outils de travail dévolus à une organisation sérieuse. Pendant ce septennat, grâce au leadership transformationnel de son président, l’ONIC a réussi à inscrire plus de cinquante mille Infirmiers, et s’est doté d’un siège national digne de ce nom. Un immeuble de trois niveaux avec une salle de conférence d’une capacité de plus 500 personnes assises, construite en pleine Matonge, à peine deux mètres du boulevard Sendwe dans la commune de Kalamu. C’est le plus beau siège qui sera bientôt inauguré. Aucun Ordre professionnel n’en dispose en RDC. Dans son actif, il faut signaler également la construction des nouveaux bâtiments à l’Institut supérieur en sciences infirmières de Matadi, ISSI/ Matadi en sigle, dont il est initiateur principal de ce projet depuis une lirette. De même, chaque Conseil provincial dispose à ce jour d’un terrain, dont la construction est en cours pour certains, acquis par le Conseil national, grâce à la vision de son président André Louis KOMBA DJEKO, vision basée sur une orthodoxie de la gestion financière. Dans les jours avenir, tout Conseil provincial aura son propre siège. Comment peut-on comprendre que dans seulement sept ans d’existence, pareille réalisation soit possible sans un leadership volontariste et transformationnel incarné par un homme, KOMBA DJEKO, passionné de sa profession ? Le rayonnement de son leadership dépasse nos frontières. Sur le plan Africain, la reconnaissance du leadership du président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO, ne souffre d’aucune contestation, et sa gestion de l’ONIC constitue un cas d’école pour les autres pays africains. Il occupe, depuis le début de l’année en cours, les fonctions de Président des présidents des associations et ordres des infirmiers de l’Afrique Francophone. Cela est intervenu dans un processus électoral organisé par le Conseil international des infirmières (CII) en Afrique du Sud, auquel Il a été élu par acclamations par ses pairs qui lui reconnaît des capacités managériales et un leadership capables de relever de façon collective, le niveau de la profession infirmière en Afrique. C’est dans cette optique qu’a été reçu à Kinshasa le 31 juillet 2023, à l’occasion de la Journée Nationale de l’Infirmière Congolaise (JNIC) célébrée avec faste, trois présidents des associations infirmières des pays francophones d’Afrique, en processus d’obtention d’un Ordre professionnel dans leurs pays respectifs. Il s’agit notamment de Monsieur Guy Noël TITO, Président de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville, monsieur Gabin MAKA YARPEU, Président de l’association des infirmiers de la Côte d’Ivoire, et madame Édith DISOBA, Vice-présidente de l’association des infirmiers et infirmières du Togo. Tous ont rehaussé de leur présence à Kinshasa pour s’imprégner de la gestion d’un Ordre professionnel. Confiants d’avoir été témoins oculaires de l’état d’avancement de l’ONIC, ces hôtes n’ont pas pu retenir leur stupéfaction. Ils ont salué unanimement le leadership du président KOMBA DJEKO, tout en lui remerciant pour l’accompagnement dont ils sont bénéficiaires. A en croire nos observations, l’homme n’est pas égoïste. Depuis un moment, il prépare sa relève. Fier d’avoir accompli ce qui apparaît imbattable comme bilan, notamment l’obtention de l’Ordre, la construction d’un digne siège national, et plusieurs autres réalisations à son actif, et malgré du fait qu’à la fin de son premier mandat en 2026 la loi lui reconnaît un deuxième mandat à tête de l’ONIC, Il n’hésite pas à s’effacer au profil de ses adjoints bénéficièrent d’un encadrement de haut niveau, à la hauteur de la tâche.
Chronique Nursing no5 : La Protection du « Titre d’Infirmier » en RDC : Qui peut Porter la Qualité d’Infirmier au regard de la loi ?
La protection du « Titre d’Infirmier » à travers un mécanisme de réglementation obligatoire assure à la population les soins et services de santé de qualité offerts par un personnel infirmier qualifié et compétent. Le Conseil international des infirmières (CII) est le garant de la protection du « titre d’infirmier » sur le plan international. Dans sa prise de position, il invite tous les pays du monde à mettre en place un système de règlementation obligatoire en vue de protéger le titre d’infirmier. « Le titre d’infirmière doit être protégé par la loi. Il ne devrait être appliqué et utilisé que par les personnes légalement autorisées à se présenter en tant qu’infirmières et à prodiguer des soins infirmiers. » insiste-t-il. Le CII renseigne par ailleurs que le fait de réserver le « titre d’infirmière » aux personnes remplissant les critères légaux renforce les protections publiques en permettant au public de faire une distinction entre les infirmières légalement qualifiées et les autres fournisseurs de soins infirmiers. Il revient donc, au public en général et à tout employeur, de se rassurer que l’infirmier auquel ils font recours pour recevoir les soins de santé, est un infirmier compètent et légalement autorisé à exercer la profession infirmière en RDC. Car n’importe qui peut se présenter en qualité d’infirmier, et prétendre prodiguer les soins infirmiers. Dans cette optique, l’objectif de la restriction de l’utilisation du « titre d’infirmière » est de protéger le public des actes de personnes non autorisées à pratiquer en tant qu’infirmières et prétendant prodiguer des services de santé qui sont l’apanage des infirmières. Les personnes qui usent de manière légitime le « titre d’infirmière » sont responsables, à titre individuel, de leurs compétences et de leurs actes. Elles doivent respecter les codes professionnels de pratique, les codes déontologiques et de conduite, outre les normes, lois et règlements qui orientent la pratique infirmière. Tandis que sans protection formelle de ce titre, n’importe quelle personne ne détenant pas les qualifications exigées ou ne faisant pas la preuve de la compétence nécessaire, peut se présenter en tant qu’infirmière et exercer dangereusement la profession infirmière. En République Démocratique du Congo, plusieurs personnes se font appeler infirmier, et exercent la profession infirmière sans en avoir ni qualifications, ni compétences, et sans être autorisées par la loi. Certains employeurs et la population ne s’empêchent de recourir aux services d’un infirmier non-autorisé d’exercer la profession infirmière. Cette situation est à la base des pratiques dangereuses occasionnant des intoxications médicamenteuses, des handicaps physiques et d’euthanasies involontaires dont sont coupables des charlatans usurpant le « titre d’infirmier », surtout dans les milieux rural et semi-urbain. La protection du « titre d’infirmier » en RDC est l’apanage du Conseil national de l’Ordre des infirmiers, au regard de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre national des infirmiers. Cette loi réserve l’exercice de la profession infirmière aux celles infirmières et infirmiers inscrits au tableau de l’ordre. « Nul ne peut exercer la profession infirmière s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre », précise-t-elle à son article cinq. L’utilisation du personnel infirmier par un employeur, tant du secteur public que privé, est également astreinte à son inscription au tableau de l’ordre des infirmiers comme le stipule l’arrêté du ministre de la santé publique en la matière. Malheureusement, l’Administration publique respecte de moins en moins ces dispositions de la loi sus évoquée et de l’arrêté ministériel sur l’utilisation du personnel infirmier. Et le secteur privé ne fait pas exception. Certaines structures de soins de santé en RDC, publique ou privée, continuent d’utiliser des personnes non-qualifiées et non-autorisées d’exercer la profession infirmière, portant abusivement le « titre d’infirmier », au mépris des dispositions de la loi sus évoquée. Toutefois, l’Ordre entant que personne morale peut ester en justice toute personne usurpant le « titre d’infirmier », et tout employeur recourant aux services d’un infirmier non-autorisé à exercer la profession infirmière. L’Ordre devra également s’impliquer sur l’élaboration des programmes de formation et d’évaluation des infirmiers, et organiser des formations continues obligatoires pour maintenir et actualiser les compétences des infirmières et infirmiers autorisés. A ce sujet, il doit conclure des partenariats avec les ministères chargés d’organisations de la formation des infirmiers d’une part, et avec les écoles de formation des infirmiers, d’autre part. Il revient également à chaque infirmier et infirmière, comme le prévoit les articles 59 et 60 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC, de ne pas autoriser une personne non inscrite au tableau de l’Ordre à exercer une activité réservée aux infirmiers, ni de l’aider ou l’inciter à le faire. De plus, il ne doit pas l’autoriser d’utiliser le « titre d’infirmier. » Au contraire, l’infirmier a l’obligation de dénoncer auprès du Conseil de l’Ordre de sa juridiction, toute personne qui se livre à l’exercice illégal de la profession infirmière. Notons enfin que, l’utilisation illégale du « titre d’infirmière » doit être sanctionnée par des actions civiles, pénales ou administratives contre les personnes qui s’en rendent responsables et celles qui les y auront aidées. HDM