Sans s’éloigner de son pouvoir régulateur et d’encadrement de la pratique professionnelle, et de sa mission de défendre l’honneur et l’indépendante de la profession, l’Ordre national des infirmiers s’occupe également du social de l’infirmière Congolaise. Plusieurs cas illustrent ce rôle social de l’ONIC, notamment l’assistance des infirmières agressées, surtout celles de zones en conflit, la décoration honorable des couples infirmiers, l’assistante des infirmiers et infirmières malades, et l’accompagnement des familles lors des obsèques d’un infirmier. Le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko, l’homme au cœur bienveillant ne cesse de surprendre l’opinion par ses actions philanthropiques qui honorent la profession infirmière à travers ceux qui ont accompli un parcours exceptionnel et exemplaire en tant qu’infirmières ou Infirmiers. Beaucoup d’Infirmiers en retraite ou en fonction ayant décidé de s’inscrire au tableau de l’Ordre des infirmiers malgré leur âge avancé, ont été primés le jour de la prestation de serment. La dernière illustration en date le 31 juillet 2025, journée nationale de l’infirmière Congolaise. L’infirmière Nzuzi, 54 ans d’expérience clinique, ancienne de l’hôpital Maman Yemo en retraite, a reçu un « Congélateur », cadeau signé président national de l’ONIC, à l’occasion de sa prestation de serment. Ce geste honorifique a été salué par la communauté infirmière présente à cette circonstance. « Le Conseil national a décidé de l’honorer en lui remettant un cadeau pour avoir fait la fierté de la profession infirmière en RDC, un travail aujourd’hui reconnu par l’ONIC », a déclaré le président KOMBA. L’intéressée a été surprise par ce geste et n’a pas tari d’exprimer sa joie. « Je respectais mes autorités, Je faisais tout ce qui m’a été demandé, je suis resté à côté des patients en leur faisant du bien, dans le respect du code de déontologie. En tout cas je remercie l’ONIC. », A déclaré l’infirmière pionnière Nzuzi. « Je suis dans la joie immense. Je ne m’attendais vraiment pas que ce geste puisse se réaliser un jour dans ma vie. C’est une histoire inoubliable pour moi », a-t-elle renchérit. Aux jeunes infirmières et infirmiers, assermentés du jour, madame Nzuzi n’a pas manqué de message à leur endroit. « Aux jeunes infirmières d’être patiente, de respecter le serment. A mon âge, je ne me suis pas fatigué de ce travail. Notre travail exige de la compassion et de l’amour envers les malades. C’est vraiment un chemin de la croix qui demande beaucoup de sacrifices dont la récompense est surtout divine. » La journée du 31 juillet est célébrée chaque année en RDC pour commémorer l’anniversaire de la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers de RDC. Pour cette année, du fait de l’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, au mois de novembre prochain à Kinshasa, la cérémonie s’est déroulée dans la modestie avec la prestation de serment de plus ou moins cinq cents infirmières nouvellement inscrites au tableau de l’Ordre, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège de national de l’ONIC, devant le président national KOMBA DJEKO. Cette cérémonie de prestation de serment était précédée par la matinée déontologique organisée deux jours plutôt, à l’intention de nouvelles assermentées, au cours de laquelle elles ont été sensibilisées sur le code de déontologie de la profession infirmière et sur la loi créant l’ONIC. #onicom
CII : Le nouveau Conseil d’administration du CII affiche complet, l’Afrique bien positionnée !
Le Conseil des représentants des associations nationales d’infirmières (CRN) a élu un nouveau Conseil d’administration et un nouveau président du Conseil international des infirmières (CII) lors de sa session 2025 tenue à Helsinki en Finlande, du 7 au 9 juin dernier. Comme mentionné dans l’ordre du jour du CRN, l’élection de Onze nouveaux membres du Conseil d’administration et du président du CII s’est déroulé le deuxième jour du CRN, le 8 juin dans la salle 101 du complexe Messukeskus et le résultat a été annoncé le 9 juin, le jour de la clôture de la session. Élus par les représentants officiels des associations nationales d’infirmières pour un mandat de quatre ans, les nouveaux membres du CA ont été présentés à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès 2025, le 13 juin dans la salle de spectacle de Messukeskus. Pour afficher complet, les membres du CA ont élu au second degré les trois vice-présidentes du CII qui vont composer avec le président, le comité exécutif du CII, orange de gestion quotidienne du CII selon les dispositions ses statuts. Ont été élues vice-présidentes au regard de leurs noms, fonctions et régions d’origine, les personnes ci-après : Première vice-présidente : Sineva Maria Ribeiro, qui représente la région Europe du Nord et de l’Est au conseil d’administration du CII. Deuxième vice-présidente : Megumi Yamaura-Teshima, qui représente la région Asie au conseil d’administration du CII. Troisième vice-présidente : Perpetual Ofori-Ampofo, qui représente la région Afrique au conseil d’administration du CII. Le président et les trois vice-présidentes du CII forment le comité exécutif du conseil d’administration, qui veille à la bonne marche des activités entre les réunions de ce dernier et le conseille sur les priorités stratégiques et les questions financières. Les trois candidates élues se sont exprimées pour afficher leur satisfaction et leur engagement pour la tâche à accomplir. Sineva Maria Ribeiro, élue première vice-présidente du CII, est actuellementprésidente de l’Organisation virtuelle commune des infirmières suédoises pour le travail international (JSNO) et présidente de l’Association suédoise des professionnels de la santé depuis 2011. « Je m’engage à renforcer le CII et toutes les associations nationales d’infirmières afin qu’elles soient la voix des infirmières dans le monde et représentent les soins infirmiers en tant que porte-parole pour le leadership, l’amélioration des conditions de travail, l’éducation et de meilleurs soins pour tous. Il est important d’accroître la voix et l’influence des infirmières dans le monde, ce qui nécessite un travail stratégique pour atteindre nos objectifs, et j’espère voir le CII se développer afin que nous puissions accroître l’influence des soins infirmiers. », a-t-elle déclaré. Elue deuxième vice-présidente du CII, Megumi Yamaura-Teshima, est actuellement vice-présidente et professeure à l’Université de santé de Tokyo, et a occupé plusieurs postes au sein de l’Association japonaise des infirmières, notamment celui de conseillère stratégique mondiale. « Après un mandat fructueux au sein du précédent conseil d’administration du CII, je suis ravie et honorée de continuer à servir dans cette nouvelle fonction de deuxième vice-présidente. J’ai pu constater de mes propres yeux les progrès incroyables que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble à la réalisation de nos objectifs stratégiques, et je suis reconnaissante de pouvoir poursuivre ces progrès et soutenir le nouveau conseil d’administration et le nouveau président du CII. », a-t-elle déclaré. « Être élue représentante africaine au conseil d’administration du CII et troisième vice-présidente est un honneur et une formidable opportunité de servir les infirmières du monde entier. Je suis reconnaissante aux dirigeants des associations nationales d’infirmières (ANI) africaines et à l’ensemble du Conseil des représentants nationaux du CII de m’offrir cette merveilleuse opportunité. Je me réjouis à l’idée de passer quatre années enrichissantes qui permettront de renforcer l’influence et l’autonomie de toutes les ANI. », a déclaré Perpetual Ofori-Ampofo, présidente de l’Association des infirmières et sage-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), élue troisième vice-présidente du CII. Le président nouvellement élu du CII, José Luis Cobos Serrano, s’est félicité de l’élection des vice-présidentes. « Tous les membres de notre conseil d’administration sont hautement qualifiés et accomplis et auraient pu assumer le rôle de vice-président. La sélection de ces trois vice-présidents est le fruit d’une décision collective du conseil d’administration. Nous félicitons chaleureusement nos nouvelles vice-présidentes et leur souhaitons la bienvenue, tout en restant convaincus que chaque membre du conseil d’administration jouera un rôle tout aussi essentiel et assumera des responsabilités clés au cours des quatre prochaines années. » ,a-t-il déclaré en promettant de travailler en étroite collaboration avec les trois vice-présidentes pour défendre la profession infirmière et la santé mondiale dans un contexte incertain et difficile. Il a promis qu’ensemble avec les trois vice-présidentes, ils veilleront à ce que toutes les infirmières et infirmiers soient soutenus, valorisés, protégés et habilités à jouer leur rôle de leaders capables de transformer nos systèmes de santé et de relever les défis les plus urgents de notre monde, des conflits au changement climatique en passant par le vieillissement de la population. « Mon mot d’ordre en tant que président est le “pouvoir d’agir”, et je sais que le comité exécutif nouvellement élu du CII, ainsi que notre conseil d’administration talentueux et dévoué, relèveront le défi de renforcer notre profession à tous les niveaux, qu’il s’agisse de soutenir les infirmières, de renforcer les associations nationales ou d’élaborer des politiques mondiales. » A-t-il rappelé. La liste complète des membres du nouveau Conseil d’administration du CII se présente de la manière suivante : Les membres sont : Le conseil d’administration du CII est élu tous les quatre ans pour agir en tant qu’agent du Conseil des représentants nationaux des associations de soins infirmiers (CRN) et établir et mettre en œuvre la politique conformément au cadre établi par le CRN. Le conseil d’administration du CII pour la période 2025-2029 est composé de 12 infirmières, dont 8 femmes. À l’exception du président, tous les membres du conseil d’administration sont élus sur la base des régions du CII, représentant ainsi la diversité de la profession infirmière à travers le monde. Rappelons que le CII a organisé du 7 au 13 juin
Congrès 2025 du CII : Les Associations nationales d’infirmières des pays francophones hausses le ton !
Une session francophone regroupant les associations nationales d’infirmières des pays dont la langue officielle est le « français » s’est tenue le 8 juin en marge de la réunion du CRN, à Helsinki en Finlande. Parmi les participants, les ordres et associations nationales d’infirmières de la RDC, Canada, Liban, Monaco, Suisse, Belgique, France, Mauritanie, Sénégal,… Ensemble, les pays francophones ont voulu partager plus que la langue française, plus les préoccupationscommunes et la compréhension des enjeux pour « faire vivre le français dans le CII.« Les participants ont réfléchi sur la possibilité d’obtenir la traduction des textes en français par les experts afin de faire leurs membres de différents programmes et projets du CII souvent conçus en anglais. Les programmes comme ODENNA(Développement organisationnel des associations nationales d’infirmières), GNLI (Global Nursing Leadership Institute), ne sont pas encore profitables à des milliers d’infirmières et infirmiers des pays francophones du monde entier. Regroupés sous la dénomination : « Les Francophones du CII« , FCII, en sigle , nom donné par le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko à la grande satisfaction des participants, les pays francophones envisagent s’impliquer d’avantage sur la gouvernance du CII. Le FCII plaidera pour l’intégration d’un représentant francophone au sein du Centre d’expertise en leadership du CII, pour disposer des programmes conçus directement en français et non traduits en français et prévoir la révision de plusieurs textes du CII en français. Le FCII va par ailleurs plaider pour que le SIDIIEF, avec qui il compte collaborer, soit accepté comme observateur au sein du CII. Une équipe a été mise en place pour parachever un document qui devra régir le FCII avant d’officialiser son existence et sa reconnaissance par le CII. Signalons que l’anglais est la langue officielle du CII. Les textes du CII sont traduits en français et en espagnol. Le CII compte en son sein 19 pays francophones du monde entier. D’autres pays francophones, surtout d’Afrique (Maghreb) ne sont pas encore membres du CII.
En marge de la JII2025 : Une nouvelle Section de l’Ordre des Infirmiers Installée au sein des Cliniques Spécialisées de Kinshasa !
Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a procédé ce samedi 17 mai à l’installation de la nouvelle Section Onic au sein de la Clinique spécialisée de Kinshasa, dans la salle Corneille de Lemba. C’est à l’occasion de la célébration différée de la journée internationale des infirmières organisée par les infirmiers et infirmières de cette structure sanitaire privée que le président provincial a été convié à installer le nouveau comité de la Section ONIC composée de cinq membres élus par leurs pairs la semaine dernière lors d’une assemblée générale. Dans une ambiance festive, et devant le médecin directeur, l’administrateur gestionnaire, plusieurs infirmiers et infirmières ainsi que les autres professionnels de santé des Cliniques spécialisées de Kinshasa, la cérémonie solennelle s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Après le mot de prière de l’AG, l’infirmière Marlène AKINSWA, Directrice de Nursing des Cliniques spécialisées de Kinshasa a dans son mot de circonstance souhaité la bienvenue à tous participants et particulièrement à l’équipe provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. « C’est un immense honneur de prendre la parole aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières et l’installation officielle de la Section Onic au sein des Cliniques spécialisées de Kinshasa. Ceci symbolise notre volonté commune de donner à la profession infirmière toute la reconnaissance, la dignité, et la responsabilité. », a-t-elle déclaré. « Cela signifie également que désormais, les infirmiers et infirmières de la clinique spécialisée de Kinshasa dispose d’un cadre structurant pour promouvoir l’éthique professionnel et la déontologie, garantir la qualité de soins, promouvoir les bonnes pratiques infirmières, encourager la formation continue et faire entendre la voix des infirmières dans toutes les instances de prise de décisions de santé », a insisté la DN et présidente de la Section de l’Ordre. En ce qui concerne le thème de la journée internationale des infirmières retenu cette année, à savoir : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières renforce les économies. », la DN Marlene a souligné que « En investissant dans nos infirmières, nous investissons dans un avenir plus sain, plus stable et plus prospère pour notre société toute entière. » « Votre présence ici est un signe fort. Permettez-moi de le dire avec conviction que les infirmières ne demandent pas votre charité mais elles demandent justement la reconnaissance. Un environnement de travail digne, une formation continue pour évoluer et innover. », a-t-elle renchéri tout en invitant toutes les parties prenantes à construire un avenir meilleur où chaque infirmière est valorisée, soutenue, protégée et formée. Pour sa part, le président Provincial Colin KANDALA a procédé à l’installation du comité de Section Onic de la clinique spécialisée de Kinshasa, juste après la lecture du PV de l’assemblée générale élective des infirmiers de cet établissement de soins de santé par le secrétaire provincial Clément MBUNGU. Il ressort de ce PV, l’élection par mai levée de cinq membres du comité sectionneur, notamment : 1. Présidente : DN Marlène AKINSWA WENDO 2. Secrétaire : infirmier KAPINGA TSHIMANGA Dieu merci 3. Trésorière : infirmière MASIETA MUNDELE Dorcas. 4. Première conseillère : LUKOKI NDOTONI Daddy 5. Deuxième conseiller : NGOYI ILUNGA Platini. Ainsi le président KANDALA a installé officiellement un comité composé de trois infirmières et infirmiers conformément à la loi no16/015 du 15 juillet 20216 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, et au règlement intérieur de l’Ordre. « Nous installons officiellement ce comité, et leur remettons le bâton de commandement pour gérer l’éthique lié à la profession infirmière au sein de la clinique spécialisée de Kinshasa. », a déclaré le président KANDALA. Aux autorités des cliniques spécialisées de Kinshasa, le président provincial a rappelé l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière. « Hier la profession infirmière était auxiliaire, aujourd’hui avec la promulgation de la loi, elle est devenue autonome et indépendante face à d’autres professions du secteur de la santé. » La mission assignée à ce comité consiste de veiller à l’éthique et la déontologie des infirmiers, être permanent à la clinique pour veiller à la tenue de l’infirmière, son comportement, l’environnement de travail, et à la formation continue. « Nous osons croire que la discipline, un élément important pour nous, et par rapport à l’ordre, ce comité a pour mission de préserver l’honneur et l’indépendance de la profession infirmière. » a renseigné le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Il a rappelé la relation qui existe entre l’infirmière et les autres professionnels de santé, notamment la relation de collaboration et de complémentarité dans le respect mutuel. « On ne peut pas aujourd’hui utiliser l’infirmière comme l’auxiliaire d’un autre professionnel de santé. Nous vous demandons de collaborer avec cette équipe et de tenir compte de tout ce qu’il présentera comme doléances par rapport au travail infirmier. Mais également nous donnons le pouvoir à cette équipe de pouvoir sanctionner tout infirmier qui se comportera en dehors des normes déontologiques. », a-t-il conclu tout invitant le nouveau comité de se présenter le samedi prochain au siège provincial de l’Onic ville de Kinshasa pour recevoir les directives en rapport avec les responsabilités leurs confiées. De son côté, le médecin directeur des cliniques spécialisées de Kinshasa le docteur Trésor MVUNZI a remercié le président provincial d’avoir accepté cette invitation, et a insisté sur la discipline des infirmières dans l’exercice de leur profession dans son mot de circonstance. « Nous sommes contents de la Section de l’ONIC qui a été instituée. Nous prenons acte de ce qui a été décidé par eux-mêmes les infirmiers, et nous vous assurons de notre collaboration. » A-t-il dit. Et de poursuivre : « Je suis interpellé de ce qui a été dit ici, la discipline. C’est un élément important dans toute la communauté, surtout pour les personnes qui sont au chevet des patients comme l’a dit le président provincial. La discipline c’est aussi reconnaître ses limites et aller apprendre, c’est accepter parfois les injures des certains patients, c’est aussi avoir la capacité d’accepter les autres professionnels avec leurs différences ». « Je sais que c’est un métier qui demande beaucoup de vocation. Malgré que certains les sont devenus par imposition ou par hasard, la vocation parfois ne
Kinshasa-Serment de l’Infirmier : Plus de trois cents Infirmiers et Infirmiers Admis au Tableau de l’Ordre prêtent Serment devant le Président national !
Plus de trois cents infirmières et infirmiers de la Ville de Kinshasa, nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre des infirmiers ont prêté serment ce samedi 12 avril, devant le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko. La cérémonie solennelle s’est déroulée dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », située au no17 avenue Mateba, quartier Matonge 2, Commune de Kalamu, à cinq mètres du boulevard Sendwe, arrêt école. Dans une ambiance chaleureuse, plusieurs infirmiers et infirmières habillés en blouse blanche, écharpe de l’ONIC en mode parlementaire, drapelet en main, ont envahi le siège national de l’ONIC, accompagnés de leurs membres des familles afin de remplir cette obligation légale, de s’inscrire au tableau de l’Ordre avant d’exercer la profession infirmière et dont la prestation de serment constitue la dernière étape. Après l’annonce du programme par le modérateur de la cérémonie, le secrétaire général de l’ONIC, Floribert NTUMBUDILA, l’hymne national a entonné dans la salle, justifiant de ce fait, le début officiel de la cérémonie de prestation de serment de l’infirmier. Le président du conseil provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA, a dans son mot de circonstance, souhaité la bienvenue dans la famille infirmière à tous les assermentés et leur a invité au professionnalisme dans l’exercice de la profession infirmière. « Chers assermentés, le conseil provincial est très heureux de vous accueillir en ce lieu, la Maison de l’infirmière, à l’occasion de la prestation de serment. La cérémonie d’aujourd’hui marque l’histoire de votre présence dans la profession infirmière. Le serment est un engagement pris devant Dieu, la communauté et votre propre conscience, d’agir toujours de façon positive et de pouvoir respecter votre code de déontologie. », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Nous osons croire qu’après avoir suivi la formation, vous êtes fier d’être infirmière, et outillés d’exercer la profession infirmière en respectant les normes édictées par la profession, et votre comportement en sortant d’ici, sera celui d’un vrai professionnel responsable. » Invité pour prendre acte du serment des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC, le Président national André Louis KOMBA Djeko, empruntant une démarche pédagogique, a profité de l’occasion pour sensibiliser ses confrères et consœurs sur les meilleures pratiques de soins infirmiers dans les hôpitaux. Il est revenu sur la compréhension des assermentés, notamment en ce qui concerne la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, la loi octroyant l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière en RDC vis-à-vis de la profession médicale. « Depuis que nous avons cette loi, notre profession est autonome et indépendante. Nous ne dépendons plus de personnes, mais nous travaillons en collaboration avec les autres professions. Nous avons nos propres règles, notre code de déontologie et nos propres pratiques », a-t-il souligné. « Pour prélever les signes vitaux ou laver un malade, il n’y a personne qui peut nous donner l’ordre de le faire. Par contre, les études effectuées nous permettent de déceler les besoins des malades et la réponse qu’il faut apporter. Si on commence à vous rappeler, cela veut dire que vous recevez les injonctions de votre chef, vous n’êtes plus autonomes. », a-t-il martelé d’un ton ferme. Le président national a insisté sur l’abandon des patients devenu récurrent dans les hôpitaux. Il est revenu sur la tenue (la blouse) de l’infirmière en lieu de service. « Chers confrères, si vous ne faites pas attention, la profession infirmière va disparaitre. Parce que vous aurez des gardes malades qui vont commencer à faire le travail que vous vous devriez faire. Ceux derniers n’ont pas étudié comment laver ou nourrir le malade, faire le premier lever d’un opéré. C’est le travail de l’infirmière. », a déclaré le président KOMBA. « Petit à petit nous sommes en train d’abandonner notre travail. Notre travail n’est pas d’être derrière le médecin », a-t-il regretté tout en fustigeant le comportement des infirmiers et infirmières qui prennent trop de temps à manipuler leurs téléphones en lieu et place de s’occuper des malades. Le président KOMBA Djeko fait du retour aux soins de base son cheval de batail. « Celui qui a une nouvelle image de la profession infirmière pour n’avoir pas bien compris en avance, peut dès aujourd’hui changer de profession et faire autre chose. » S’agissant de l’observation par chaque assermenté des termes du serment, le Président national a expliqué le sens de l’engagement pris lors de la prestation de serment. « Vous prêtez serment aujourd’hui parce que vous voulez dire à Dieu, aux hommes et à votre propre conscience, que moi je prends l’engagement d’apporter des soins aux malades. Le jour que n’apportez pas de soins, Dieu, la communauté, et ma conscience, faites ce que vous voudriez de moi », a-t-il rappelé. Il a rappelé à ses confrères et consœurs, les dispositions du serment de l’infirmier. Notamment en ce qui concerne la discrétion et la négligence dans la prise en charge des patients. « L’infirmier ne doit ouvrir sa bouche que lorsqu’il communique avec le malade ou avec l’équipe de soins. Pas avec n’importe qui pour divulguer les informations en rapport avec la prise en charge des patients à sa charge. », a-t-il dit en invitant ses pairs à la prise de conscience et d’éviter la négligence qui constitue un crime. « La plupart des malades meurent à l’hôpital à cause de la négligence du personnel. », a-t-il renseigné tout en rappelant aux assermentés que rien ne sert de prêter serment si c’est pour devenir criminel demain. Moins encore pour devenir riche. Cette profession ce n’est pas pour devenir riche, c’est plutôt pour servir l’humanité. « Cela ne va dire que l’on ne doit pas vous payer…non. Au contraire, on doit vous payer normalement. Rien ne sert à se comparer aux autres. Il faut réclamer une rémunération qui vous permet de couvrir vos besoins. », a-t-il conclut en invitant ses pairs d’être conscient de la profession qu’ils ont choisie. C’est après cette étape pédagogique qu’est intervenue la lecture du serment de l’infirmier Congolais. Mains droites levées, serment à la main gauche reposant sur le code de déontologie, que les
Sept Ans d’Existence sans Casse de l’ONIC : Un Leader Incontesté fait parler de lui !
Publi-reportage ! 01 Sep 2023 Dans l’ombre de la création et les sept ans d’existence sans casse de l’Ordre National des Infirmiers de la RDC (ONIC), ainsi que la place occupée dans l’Afrique francophone, il vaut la peine de saluer le leadership incontesté de son premier Président national, André Louis KOMBA DJEKO, dont les réalisations concrètes étonnent plus d’un observateur. Crée en 2016 par la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 comme organe régulateur et règlementaire de la profession infirmière dans un pays comptant plus de cent mille infirmiers, représentant plus de 75% du personnel de santé, l’Ordre national des infirmiers a totalisé sept ans d’existence le 31 juillet 2023. Il est le plus jeune Ordre professionnel dans le secteur de la santé de la RDC, à avoir un impact dépassant les frontières du territoire national. La création de l’ONIC n’est pas en effet, un cadeau reçu du législateur congolais. C’est au contraire un fruit des efforts et d’une lutte acharnée menée par une équipe forte, sous le leadership du commandant de bord, le président KOMBA DJEKO, et c’est avec l’accompagnement de la majorité des Infirmiers et infirmières ayant compris l’importance d’être réuni dans un Ordre professionnel. Face à une opposition interne, également actionnée par un groupe des infirmiers réfractaires à la création de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO n’a pas baissé les bras. Il s’est déployé, bravant parfois la pluie, la chaleur et la nuit. L’homme est un fin stratège doté d’un mental fort, et l’échec ne fait pas partie de son quotidien. C’est ainsi qu’il va user de son large carnet d’adresse, de ses multiples compétences et sa détermination pour assoir un argumentaire solide dans le seul but de voir la loi tant attendu par la profession infirmière, être adoptée au parlement et promulguée par le chef de l’État. Ce qui fut fait. Sur ces sept ans d’existence sans casse de l’ONIC, l’homme au verbe facile et doté d’un courage légendaire, possédant un background hors pair, a placé la barre très haute sur la gestion managériale de cet Alma mater. Malgré les difficultés constatées dans le processus d’inscription au tableau de l’ordre, surtout pour quelques provinces enclavées, à cela s’ajoute la survenue de COVID-19, la période transitoire accordée par le législateur a été bien exploitée. Les élections ont été organisées de la base au sommet, et ce en dépit de quelques provinces n’ayant pas encore totalisé un bon nombre des inscrits. Ce processus va sûrement se poursuivre, à la grande satisfaction de la communauté infirmière. L’ONIC est à ce jour, le seul Ordre professionnel du secteur de la santé ayant tous les textes de procédure et autres, qui constituent des précieux outils de travail dévolus à une organisation sérieuse. Pendant ce septennat, grâce au leadership transformationnel de son président, l’ONIC a réussi à inscrire plus de cinquante mille Infirmiers, et s’est doté d’un siège national digne de ce nom. Un immeuble de trois niveaux avec une salle de conférence d’une capacité de plus 500 personnes assises, construite en pleine Matonge, à peine deux mètres du boulevard Sendwe dans la commune de Kalamu. C’est le plus beau siège qui sera bientôt inauguré. Aucun Ordre professionnel n’en dispose en RDC. Dans son actif, il faut signaler également la construction des nouveaux bâtiments à l’Institut supérieur en sciences infirmières de Matadi, ISSI/ Matadi en sigle, dont il est initiateur principal de ce projet depuis une lirette. De même, chaque Conseil provincial dispose à ce jour d’un terrain, dont la construction est en cours pour certains, acquis par le Conseil national, grâce à la vision de son président André Louis KOMBA DJEKO, vision basée sur une orthodoxie de la gestion financière. Dans les jours avenir, tout Conseil provincial aura son propre siège. Comment peut-on comprendre que dans seulement sept ans d’existence, pareille réalisation soit possible sans un leadership volontariste et transformationnel incarné par un homme, KOMBA DJEKO, passionné de sa profession ? Le rayonnement de son leadership dépasse nos frontières. Sur le plan Africain, la reconnaissance du leadership du président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO, ne souffre d’aucune contestation, et sa gestion de l’ONIC constitue un cas d’école pour les autres pays africains. Il occupe, depuis le début de l’année en cours, les fonctions de Président des présidents des associations et ordres des infirmiers de l’Afrique Francophone. Cela est intervenu dans un processus électoral organisé par le Conseil international des infirmières (CII) en Afrique du Sud, auquel Il a été élu par acclamations par ses pairs qui lui reconnaît des capacités managériales et un leadership capables de relever de façon collective, le niveau de la profession infirmière en Afrique. C’est dans cette optique qu’a été reçu à Kinshasa le 31 juillet 2023, à l’occasion de la Journée Nationale de l’Infirmière Congolaise (JNIC) célébrée avec faste, trois présidents des associations infirmières des pays francophones d’Afrique, en processus d’obtention d’un Ordre professionnel dans leurs pays respectifs. Il s’agit notamment de Monsieur Guy Noël TITO, Président de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville, monsieur Gabin MAKA YARPEU, Président de l’association des infirmiers de la Côte d’Ivoire, et madame Édith DISOBA, Vice-présidente de l’association des infirmiers et infirmières du Togo. Tous ont rehaussé de leur présence à Kinshasa pour s’imprégner de la gestion d’un Ordre professionnel. Confiants d’avoir été témoins oculaires de l’état d’avancement de l’ONIC, ces hôtes n’ont pas pu retenir leur stupéfaction. Ils ont salué unanimement le leadership du président KOMBA DJEKO, tout en lui remerciant pour l’accompagnement dont ils sont bénéficiaires. A en croire nos observations, l’homme n’est pas égoïste. Depuis un moment, il prépare sa relève. Fier d’avoir accompli ce qui apparaît imbattable comme bilan, notamment l’obtention de l’Ordre, la construction d’un digne siège national, et plusieurs autres réalisations à son actif, et malgré du fait qu’à la fin de son premier mandat en 2026 la loi lui reconnaît un deuxième mandat à tête de l’ONIC, Il n’hésite pas à s’effacer au profil de ses adjoints bénéficièrent d’un encadrement de haut niveau, à la hauteur de la tâche.
Chronique Nursing no5 : La Protection du « Titre d’Infirmier » en RDC : Qui peut Porter la Qualité d’Infirmier au regard de la loi ?
La protection du « Titre d’Infirmier » à travers un mécanisme de réglementation obligatoire assure à la population les soins et services de santé de qualité offerts par un personnel infirmier qualifié et compétent. Le Conseil international des infirmières (CII) est le garant de la protection du « titre d’infirmier » sur le plan international. Dans sa prise de position, il invite tous les pays du monde à mettre en place un système de règlementation obligatoire en vue de protéger le titre d’infirmier. « Le titre d’infirmière doit être protégé par la loi. Il ne devrait être appliqué et utilisé que par les personnes légalement autorisées à se présenter en tant qu’infirmières et à prodiguer des soins infirmiers. » insiste-t-il. Le CII renseigne par ailleurs que le fait de réserver le « titre d’infirmière » aux personnes remplissant les critères légaux renforce les protections publiques en permettant au public de faire une distinction entre les infirmières légalement qualifiées et les autres fournisseurs de soins infirmiers. Il revient donc, au public en général et à tout employeur, de se rassurer que l’infirmier auquel ils font recours pour recevoir les soins de santé, est un infirmier compètent et légalement autorisé à exercer la profession infirmière en RDC. Car n’importe qui peut se présenter en qualité d’infirmier, et prétendre prodiguer les soins infirmiers. Dans cette optique, l’objectif de la restriction de l’utilisation du « titre d’infirmière » est de protéger le public des actes de personnes non autorisées à pratiquer en tant qu’infirmières et prétendant prodiguer des services de santé qui sont l’apanage des infirmières. Les personnes qui usent de manière légitime le « titre d’infirmière » sont responsables, à titre individuel, de leurs compétences et de leurs actes. Elles doivent respecter les codes professionnels de pratique, les codes déontologiques et de conduite, outre les normes, lois et règlements qui orientent la pratique infirmière. Tandis que sans protection formelle de ce titre, n’importe quelle personne ne détenant pas les qualifications exigées ou ne faisant pas la preuve de la compétence nécessaire, peut se présenter en tant qu’infirmière et exercer dangereusement la profession infirmière. En République Démocratique du Congo, plusieurs personnes se font appeler infirmier, et exercent la profession infirmière sans en avoir ni qualifications, ni compétences, et sans être autorisées par la loi. Certains employeurs et la population ne s’empêchent de recourir aux services d’un infirmier non-autorisé d’exercer la profession infirmière. Cette situation est à la base des pratiques dangereuses occasionnant des intoxications médicamenteuses, des handicaps physiques et d’euthanasies involontaires dont sont coupables des charlatans usurpant le « titre d’infirmier », surtout dans les milieux rural et semi-urbain. La protection du « titre d’infirmier » en RDC est l’apanage du Conseil national de l’Ordre des infirmiers, au regard de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre national des infirmiers. Cette loi réserve l’exercice de la profession infirmière aux celles infirmières et infirmiers inscrits au tableau de l’ordre. « Nul ne peut exercer la profession infirmière s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre », précise-t-elle à son article cinq. L’utilisation du personnel infirmier par un employeur, tant du secteur public que privé, est également astreinte à son inscription au tableau de l’ordre des infirmiers comme le stipule l’arrêté du ministre de la santé publique en la matière. Malheureusement, l’Administration publique respecte de moins en moins ces dispositions de la loi sus évoquée et de l’arrêté ministériel sur l’utilisation du personnel infirmier. Et le secteur privé ne fait pas exception. Certaines structures de soins de santé en RDC, publique ou privée, continuent d’utiliser des personnes non-qualifiées et non-autorisées d’exercer la profession infirmière, portant abusivement le « titre d’infirmier », au mépris des dispositions de la loi sus évoquée. Toutefois, l’Ordre entant que personne morale peut ester en justice toute personne usurpant le « titre d’infirmier », et tout employeur recourant aux services d’un infirmier non-autorisé à exercer la profession infirmière. L’Ordre devra également s’impliquer sur l’élaboration des programmes de formation et d’évaluation des infirmiers, et organiser des formations continues obligatoires pour maintenir et actualiser les compétences des infirmières et infirmiers autorisés. A ce sujet, il doit conclure des partenariats avec les ministères chargés d’organisations de la formation des infirmiers d’une part, et avec les écoles de formation des infirmiers, d’autre part. Il revient également à chaque infirmier et infirmière, comme le prévoit les articles 59 et 60 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC, de ne pas autoriser une personne non inscrite au tableau de l’Ordre à exercer une activité réservée aux infirmiers, ni de l’aider ou l’inciter à le faire. De plus, il ne doit pas l’autoriser d’utiliser le « titre d’infirmier. » Au contraire, l’infirmier a l’obligation de dénoncer auprès du Conseil de l’Ordre de sa juridiction, toute personne qui se livre à l’exercice illégal de la profession infirmière. Notons enfin que, l’utilisation illégale du « titre d’infirmière » doit être sanctionnée par des actions civiles, pénales ou administratives contre les personnes qui s’en rendent responsables et celles qui les y auront aidées. HDM
Chronique nursing no4 : Valorisation de la profession infirmière en RDC : une Tripartite annoncée entre le Gouvernement, l’Ordre National des Infirmiers et les Syndicats des Infirmiers !
Réunir le gouvernement, les syndicats des infirmiers et l’Ordre national des infirmiers de la RDC est un défi que le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO s’est donné dans son discours prononcé le 12 mai 2023, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières. La journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers modernes. Pour cette année, le thème international retenu par le Conseil international des infirmières (CII) est : « Nos infirmières. Notre futur. » Dans son discours officiel, prononcé devant la communauté infirmière venue nombreuse pour commémorer cette journée leur dédiée, le président national de l’ordre des infirmiers de la RDC, a appelé le gouvernement, les syndicats des infirmiers, ainsi que l’ONIC de se mettre ensemble autour d’une table pour élaborer des politiques et des stratégies pour valoriser, protéger, respecter et investir dans les infirmières pour un avenir durable des soins infirmiers et de la santé. Comment va-t-il s’y prendre quand on sait que d’une part, le gouvernement ne joue pas franc jeu dans les négociations avec les syndicats des infirmiers, et souvent il est réticent à appliquer même ses propres textes des lois et engagements librement consentis ? D’autre part, on se pose la question de savoir si les syndicats des infirmiers, compté à ce jour au nombre de quatre voire cinq, et travaillant souvent en ordre dispersé, sauront-ils pour l’intérêt de la profession, travailler ensemble ? Avant de répondre à ces préoccupations, nous allons exploiter les grandes lignes de ce discours bilan, revisitant le passé et le présent, et projetant l’avenir dans un style interrogatif. « Qui nous étions hier, qui nous sommes aujourd’hui, et qui voulons-nous être demain ?» C’est la question de réflexion que le président KOMBA DJEKO a adressée à ses confrères et consœurs de la profession infirmière. L’infirmier Congolais a connu une évolution logiquement liée à l’évolution même du pays. Auxiliaire depuis l’époque coloniale, ayant une formation généralement secondaire, malgré l’évolution de sa formation en période post coloniale, ce statut n’a changé qu’après la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre national des infirmiers de la RDC. A ce jour, l’infirmier Congolais jouit d’une autonomie et d’une indépendance lui reconnue par la loi sus-évoquée. Il est membre à part entière de l’équipe de santé, et représente 74% du personnel de la santé en RDC, à en croire les statistiques de l’observatoire des services publiques en 2015. En termes de formation, de nos jours, l’Universitarisation de la profession infirmière permet de compter plusieurs infirmiers gradués, licenciés, maîtres, et docteurs en sciences infirmières. Toutefois, la formation des infirmiers diplômés d’état (A2) continue, celle des auxiliaires (A3) étant supprimée depuis bientôt une décennie. Avec l’avènement de l’ordre, les voix se lèvent également en faveur de la suppression de la formation des infirmiers diplômés. Pour réserver la profession infirmière, avec l’application du système LMD en RDC, aux seuls infirmiers universitaires. Cette tendance n’est pas unanime. Certaines langues voudraient que la formation des infirmiers A2 continue vu l’importance de cette catégorie d’infirmiers dans la réalisation des soins infirmiers de base. Soins délégués souvent aux gardes malades. Dans cette perspective, il sied de rappeler que la qualité de la formation des infirmiers est au rabais, comme c’est le cas d’ailleurs dans d’autres professions. Il s’observe la prolifération des écoles, instituts supérieurs et universités de formation en sciences infirmières dont la plupart ne répondent à aucun critère de viabilité. L’Ordre national des infirmiers, organe régulateur ayant un regard sur les programmes de formation et d’évaluation, a du pain sur la planche. Il est urgent que l’inspection professionnelle, son bras séculier, soit mise en place pour permettre l’accréditation des écoles répondant aux normes de viabilité préalablement établies. Tout en encourageant une formation des infirmières sur les pratiques avancées. L’ordre devrait également appliquer à la lettre les conditions d’inscription au tableau de l’ordre, notamment en instaurant un test obligatoire pour tout candidat à l’inscription. Cela aura pour conséquence la sélection ultime, afin de réserver l’exercice de la profession infirmière aux infirmiers et infirmières compétentes. Notons par ailleurs que sur le plan politico-administratif, l’infirmier est toujours moins représenté dans les institutions de prises des décisions. Actuellement le poste de l’inspecteur général de la santé est valablement occupé par un infirmier. Quelques infirmières sont députées nationales et provinciales, d’autres sont sénatrices. Pour la première fois, une infirmière a assumé les fonctions de vice-ministre de la santé. « Qu’est-ce que les syndicats ont fait hier, qu’est-ce qu’ils font aujourd’hui, et qu’est-ce qu’ils feront demain, pour améliorer les conditions des vies et de travail des infirmières ?» Telle est la question que le président national de l’ONIC a adressée aux syndicats des infirmiers, dans son discours du 12 mai 2023. La profession infirmière en RDC compte à ce jour plus de quatre syndicats officiellement reconnus. Sur le terrain, trois sont plus visibles (SOLSICO, UNIIC ET DYSICO). La solidarité syndicale des infirmiers au Congo, SOLSICO en sigle, est le plus ancien de tous, et celui-là même qui a remporté plusieurs luttes sociales. La dynamique syndicale des infirmiers du Congo (DYSICO) est un dissident de SOLSICO, tandis que, L’Union National des Infirmiers et Infirmières du Congo (UNIIC), est née dans la tentative avortée de l’ANIC (Association Nationale des Infirmiers du Congo, devenue actuellement ONIC), de vouloir réunir tous les dissidents au sein d’une seule structure syndicale capable de porter les revendications des infirmiers, et faire entendre la voix de ceux derniers auprès du gouvernement. Sur le plan socio-professionnel, nous pouvons relever quelques réussites syndicales. De la mise en place d’une Direction de Nursing dans les hôpitaux, à la prime de risques accordée aux infirmiers, en passant par la mécanisation de plusieurs infirmiers, tels sont les acquis de la lutte à mettre dans les actifs des syndicats des infirmiers. Toutefois, beaucoup reste à faire. La majorité d’infirmiers touche un salaire et une prime de misère. Plusieurs parmi eux ne touchent ni salaire ni la prime de risques,
Chronique Nursing no3 : Le Tour de Salle Infirmière : Une nécessité pour la Triomphe de la Démarche de Soins Infirmiers en RDC !
L’avènement du rôle autonome de l’infirmier émergé avec l’évolution de la profession infirmière au cours du temps, exige de la part de l’infirmier une démarche méthodique permettant de considérer la personne dans sa globalité en tant qu’être bio-psycho-socio-spirituel, et d’accompagner cet être pour lui proposer une aide personnalisée et professionnelle en vue de conserver ou de retrouver la santé dans toutes ces dimensions. En effet, le rôle propre infirmier recouvre communément les actes de soins infirmiers qu’un infirmier peut mettre en œuvre de façon autonome dans le cadre de son activité professionnelle afin de satisfaire les besoins de ses patients. Certes, il s’observe une léthargie inquiétante et dévalorisante de la part de l’infirmier clinicien dans les hôpitaux de la RDC. Les infirmiers attendent souvent le tour de salle médical. « J’attends le tour de salle médical » disent-ils, alors que ce dernier devrait être considéré comme un complément à son travail, pour agir et affirmer son autonomie professionnelle. Pourtant, le tour de salle médical n’est actuellement, ni collaboratif ni pluridisciplinaire, ne permettant pas à l’infirmier de recueillir les informations dont il a besoin pour élaborer une démarche de soins infirmiers censée valoriser sa profession. Les apprenants en stage sont aussi victimes de cette léthargie. Ils ont développé d’autres mécanismes justifiant qu’il n’y a rien à faire tant que le tour de salle médical n’a pas encore eu lieu. Ils se contentent de manipuler leurs téléphones ou de se promener dans différents couloirs des hôpitaux, manquant à faire. Aussi, l’infirmier se tient de plus en plus à distance en ce qui concerne l’évaluation réelle de l’état de santé d’un patient. Sa présence au chevet du patient n’est observée que lorsqu’il administre les soins, et peu lorsqu’il prélève les signes vitaux ou sur appel du malade. De ce fait, la démarche de soins infirmiers étant l’outil de l’autonomie professionnelle, souffre d’application dans plusieurs structures de soins. Sa non-application résulte en grande partie de la difficulté de collecter les données auprès des patients hospitalisés selon un procédé logique accepté et appliqué par tous, le « Tour de Salle Infirmier », TSI en sigle. Par conséquence, il est nécessaire de mettre en place un « Tour de Salle Infirmier », comme étant un acte autonome de routine de soins infirmiers permettant à l’infirmier de recueillir les données au chevet des malades hospitalisés en vue de réaliser la démarche de soins infirmiers. Quid des fondements historique et théorique du TSI ? Il faut remonter au 18eme siècle pour trouver les traces du TSI avec la pionnière de soins infirmiers modernes, Florence NIGHTINGALE. En effet, lors de la guerre de Crimée, Florence N. parcourait des chambres de blessés avec sa lampe non seulement pour soigner, mais surtout pour collecter les données auprès des malades afin de planifier les soins infirmiers à administrer. Dans la poursuite de l’œuvre de Florence Nightingale, dès le début du XXe siècle, de nombreuses théories de soins infirmiers sont publiées par des théoriciennes en soins infirmiers, et ont permis d’affiner encore davantage un rôle infirmier dévolu à l’accompagnement quotidien des personnes. Le TSI est fondé entre autres, sur la théorie de l’interaction des soins infirmiers (d’HILDEGARDE PEPLAU). Selon cette théorie, le soin étant une action humanitaire et non mécanique, l’infirmier doit posséder les connaissances systématiques afin d’évaluer les besoins d’aide de la personne, de poser un diagnostic infirmier et de planifier une intervention. Dans sa théorie, Peplau souligne l’importance pour l’infirmière de « s’asseoir au chevet des patients afin d’observer, de chercher à connaitre comment le patient voit sa situation afin de mieux l’aider. » Peplau décrit aussi les soins infirmiers comme un processus interpersonnel thérapeutique. Il s’agit d’une relation humaine entre une personne malade ou ayant un besoin d’aide et une infirmière formée de façon adéquate afin de reconnaitre son besoin d’aide et d’y répondre. Cette théorie centrée sur les relations interpersonnelles exige de l’infirmier une grande maturité, de la lucidité et une capacité d’analyse et d’auto-analyse pour que les soins soient réellement un processus éducatif qui permet le développement et la croissance du patient. Aussi, elle permet à l’infirmier de jouer pleinement le rôle de personne ressource, de conseiller, d’enseignant et le rôle d’expert technique. De la définition, du but et de la place du TSI dans la démarche de soins infirmiers ? Le TSI est considéré comme un moyen systématiquement réfléchi pour recueillir les données auprès des patients hospitalisés en vue de réaliser la démarche de soins infirmiers. Dans cette optique, le TSI se veut un moment de collecte de données relatives à un patient en vue de planifier les soins infirmiers et d’en assurer l’évaluation. Le but poursuivi est d’offrir les soins humanisés qui satisfont les besoins réels des patients hospitalisés, à travers une démarche de soins infirmiers, afin d’améliorer la qualité de soins et services. Par ailleurs, le TSI occupe une place importante dans la démarche de soins infirmiers autrement appelé processus nursing. Ce processus désigne l’ensemble des étapes que l’infirmier doit franchir pour apporter la solution à un problème des soins, dans le but d’assurer le mieux-être du client en lui offrant les soins individualisés. Beaucoup d’auteurs en soins infirmiers ont décrit une approche d’intervention subdivisé en 5 étapes, qui doit guider la pratique de l’infirmier. Notamment la collecte des données, l’analyse et interprétation des données, la planification des soins, l’exécution des interventions et l’évaluation des résultats obtenus. C’est dans ce cadre que s’insère le diagnostic infirmier formulé à partir des données et servant de base à la planification des soins infirmiers. Ce processus continue et cyclique, met en lumière la contribution de l’infirmier aux soins préventifs et curatifs en favorisant les interventions autonomes, et est un instrument pour l’évaluation de la qualité des soins et de la charge du travail. Dans cette optique, le TSI trouve sa place à la première étape du processus nursing permettant le recueil des données. Ainsi l’infirmier doit parcourir les différentes chambres pour recueillir les données actuelles auprès des patients hospitalisés en vue de poursuivre les autres étapes de la Démarche de soins infirmiers. De la méthodologie d’un TSI ? Le TSI doit se faire dans un service ou une unité de soins, en observant,
Chronique Nursing no2 : Infirmier du Secteur Libéral : Ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir son Centre de Santé ou autre Etablissement de Soins de Santé !
En République Démocratique du Congo (RDC), les infirmiers sont propriétaires de plusieurs Centres de Santé, Postes de Santé et Cliniques, en milieu urbain ou rural, fonctionnant en marge de la loi et du code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Et ils y emploient infirmiers, techniciens de laboratoire et autres professionnels de santé, souvent très mal payés. En effet, les secteurs de prestation de l’infirmier en RDC sont divers. L’infirmier travail soit dans le secteur public, secteur privé ou dans le secteur libéral. Un infirmier libéral est celui qui exerce son métier sur base de qualifications appropriées, à titre personnel, sous sa propre responsabilité et de façon professionnellement indépendante, en offrant des services intellectuels et conceptuels dans l’intérêt du client et du public. Cependant, l’infirmier qui exerce son métier dans le secteur libéral est astreint à certaines obligations édictées par le Code de Déontologie de la Profession Infirmière en RDC, tel qu’approuvé par le ministre ayant la santé dans ses attributions depuis le 31 décembre 2018. Ces obligations sont examinées dans les articles 102 à 108 dudit Code. En dehors du fait que cet infirmier doit être préalablement inscrit au tableau de l’Ordre, il doit remplir les conditions ci-après : Certes, l’infirmier a droit à des honoraires dus aux actes tels que fixés par le Conseil national après approbation du ministre ayant la santé dans ses attributions. Toutefois, l’infirmier qui exerce dans le secteur libéral doit s’abstenir d’exiger le paiement anticipé de ses honoraires. Il doit néanmoins prévenir le bénéficiaire du coût approximatif de ses services. Dans cette optique, avant de recourir à la justice contre la personne ayant bénéficié de ses services et qui refuse de payer, l’infirmier doit épuiser les moyens de recours légaux à sa disposition pour obtenir le paiement de ses honoraires. L’infirmier doit par contre, assurer un paiement décent à ses employés infirmiers et autres membres de son personnel. A cet effet, le barème salarial qu’il applique ne doit pas être en deçà de celui fixé par la loi. Dans le respect de l’esprit de confraternité qui anime les infirmiers et infirmières, et pour éviter toute concurrence déloyale, un infirmier ne doit pas s’installer dans l’immeuble ou parcelle habitée par un autre confrère en exercice sans l’agrément de celui-ci ou, à défaut de cet accord sans l’autorisation du Conseil provincial de l’Ordre, à moins qu’il ne s’agisse de praticiens exerçant des spécialités différentes. Par ailleurs, l’infirmier ou l’infirmière désirant ouvrir un centre de santé ou autre structure de soins de santé, doit respecter en plus, la procédure administrative en commençant par l’obtention de l’avis favorable d’implantation au niveau de la zone de santé du ressort, et également il devra obtenir l’autorisation d’ouverture à la Direction provinciale de la santé (DPS) de sa juridiction. Sans oublier de ce fait, les documents délivrés par d’autres services étatiques tant de l’administration centrale que provinciale, selon l’importance de la structure. Il est temps que les infirmiers exerçants dans le secteur libéral puissent se conformer aux dispositions de la loi et du Code de Déontologie de la profession infirmière en RDC afin d’éviter toutes sanctions disciplinaires et judiciaires prévues pour l’exercice illégal de la profession infirmière dans ce secteur. HDM