A l’occasion de la célébration de « Journée Internationale des Infirmières (JII) », lundi le 12 mai 2025, le conseil provincial de l’ONIC Ville de Kinshasa organisera une cérémonie de prestation de serment des infirmiers et infirmières en processus d’inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Cette cérémonie se déroulera dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », et sera précédée par une matinée déontologique, samedi 10 mai, dans le même lieu. Chaque province est également appelée à organiser la cérémonie de prestation de serment le 12 mai 2025, au profit de ses membres nouvellement admis au tableau de l’Ordre, une façon de célébrer la JII2025. Rappelons que le thème de la journée internationale des infirmières de l’année 2025 est : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières pour une économie plus forte. » Cette journée est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. HDM
74ème Session du Comité Régional de l’OMS pour l’Afrique : le CII plaide en faveur d’un Positionnement stratégique des Infirmières !
Le Président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC, André Louis KOMBA DJEKO, a pris part à la soixante-quatorzième session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue du 26 au 30 aout 2024 à Brazzaville, en République du Congo. Cette session a réuni plusieurs pays africains et les partenaires clés au tour du Directeur général de l’organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Dhanom Ghebreyesus, en vue de fournir des ressources essentielles à la santé pour un tout premier cycle d’investissement de l’OMS. Quatorze pays africains ont promis plus de 45 millions de dollars au cycle d’investissement de l’OMS, une initiative lancée il y a trois mois, visant à générer un financement durable pour l’organisation au cœur de l’architecture mondiale de la santé. Ces engagements ont été pris lors d’un sommet du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, au cours duquel les chefs d’Etats et des gouvernements de tout le continent ont souligné l’importance d’investir dans la santé mondiale et de garantir une OMS forte. « Je remercie les Etats membres de la région africaine d’avoir activement soutenu le premier cycle d’investissement de l’OMS afin de mobiliser les ressources prévisibles et flexibles nécessaires à notre travail de base au cours de quatre prochaines années », a déclaré le Dr Tedros, tout en précisant qu’un financement complet et durable permettra à l’OMS de mieux soutenir les pays dans leurs efforts visant à bâtir des populations en meilleure santé, plus résilientes et plus prospères. Il a aussi indiqué que ce financement aidera l’OMS à remplir son mandant et faire progresser les objectifs clés visant à promouvoir, assurer et protéger la santé et le bien-être de tous. Pour sa part, le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a relevé l’importance de chaque engagement et chaque partenariat complet, nécessaire pour parvenir, ensemble, à un avenir où la santé et le bien-être seront accessibles à tous. « Une OMS forte, prévisible et financée de manière durable est essentielle pour notre région et le monde afin de faire face aux multiples menaces sanitaires auxquelles nous sommes confrontées et de soutenir la prévention des maladies sur la base des nombreuses données dont nous disposons », a-t-il dit. Elle a passé, lors de ce sommet, le flambeau au Dr Faustine Anglebert Ndugulile de la Tanzanie, désigné prochain Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Dans sa prise de parole, le président de l’ONIC qui a eu l’honneur de représenter le Conseil international des infirmières (CII) et les plus de 28 millions d’infirmières à travers le monde à ces assises, a remercié le DG de l’OMS pour l’occasion lui accordée et a fait savoir que le CII soutient fermement les actions proposer pour lutter contre le diabète en Afrique où la charge de morbidité est élevée. « Les infirmières jouent un rôle crucial dans la prévention, la gestion et la prise en charge de personnes atteintes de diabète, en particulier dans le cadre du pacte mondial contre le diabète », a-t-il indiqué en précisant que le CII préconise d’intégrer la prévention, le diagnostic précoce et la gestion du diabète dans les soins de santé primaire et d’investir dans le rôle des infirmières spécialisées. Le président KOMBA DJEKO a aussi renseigné que les interventions menées par les infirmières se sont avérées efficaces pour réduire la comorbidité, améliorer les résultats des patients et prévenir les complications. « Le CII plaide en faveur d’un positionnement stratégique des infirmières dans les zones rurales, urbaines, afin de garantir un accès équitable aux soins en leur donnant les moyens de jouer un rôle central dans la prévention et le contrôle des maladies non-transmissibles, améliorant ainsi les résultats en matière de santé mondiale », a-t-il martelé pour clore son intervention. Rappelons que ce cycle d’investissement a été lancé lors de l’Assemblée mondiale de santé, en mai 2024 à Genève. Il vise à générer des contributions flexibles et donc alignées sur la stratégie de l’OMS telle qu’approuvée par ses Etats membres : fournies de manière prévisible au début du cycle budgétaire de 4 ans pour permettre la prise de décisions stratégiques et résilientes dans le sens où elles proviendront d’un ensemble plus large et plus diversifié de donateurs. HDM
Chronique Nursing no5 : La Protection du « Titre d’Infirmier » en RDC : Qui peut Porter la Qualité d’Infirmier au regard de la loi ?
La protection du « Titre d’Infirmier » à travers un mécanisme de réglementation obligatoire assure à la population les soins et services de santé de qualité offerts par un personnel infirmier qualifié et compétent. Le Conseil international des infirmières (CII) est le garant de la protection du « titre d’infirmier » sur le plan international. Dans sa prise de position, il invite tous les pays du monde à mettre en place un système de règlementation obligatoire en vue de protéger le titre d’infirmier. « Le titre d’infirmière doit être protégé par la loi. Il ne devrait être appliqué et utilisé que par les personnes légalement autorisées à se présenter en tant qu’infirmières et à prodiguer des soins infirmiers. » insiste-t-il. Le CII renseigne par ailleurs que le fait de réserver le « titre d’infirmière » aux personnes remplissant les critères légaux renforce les protections publiques en permettant au public de faire une distinction entre les infirmières légalement qualifiées et les autres fournisseurs de soins infirmiers. Il revient donc, au public en général et à tout employeur, de se rassurer que l’infirmier auquel ils font recours pour recevoir les soins de santé, est un infirmier compètent et légalement autorisé à exercer la profession infirmière en RDC. Car n’importe qui peut se présenter en qualité d’infirmier, et prétendre prodiguer les soins infirmiers. Dans cette optique, l’objectif de la restriction de l’utilisation du « titre d’infirmière » est de protéger le public des actes de personnes non autorisées à pratiquer en tant qu’infirmières et prétendant prodiguer des services de santé qui sont l’apanage des infirmières. Les personnes qui usent de manière légitime le « titre d’infirmière » sont responsables, à titre individuel, de leurs compétences et de leurs actes. Elles doivent respecter les codes professionnels de pratique, les codes déontologiques et de conduite, outre les normes, lois et règlements qui orientent la pratique infirmière. Tandis que sans protection formelle de ce titre, n’importe quelle personne ne détenant pas les qualifications exigées ou ne faisant pas la preuve de la compétence nécessaire, peut se présenter en tant qu’infirmière et exercer dangereusement la profession infirmière. En République Démocratique du Congo, plusieurs personnes se font appeler infirmier, et exercent la profession infirmière sans en avoir ni qualifications, ni compétences, et sans être autorisées par la loi. Certains employeurs et la population ne s’empêchent de recourir aux services d’un infirmier non-autorisé d’exercer la profession infirmière. Cette situation est à la base des pratiques dangereuses occasionnant des intoxications médicamenteuses, des handicaps physiques et d’euthanasies involontaires dont sont coupables des charlatans usurpant le « titre d’infirmier », surtout dans les milieux rural et semi-urbain. La protection du « titre d’infirmier » en RDC est l’apanage du Conseil national de l’Ordre des infirmiers, au regard de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre national des infirmiers. Cette loi réserve l’exercice de la profession infirmière aux celles infirmières et infirmiers inscrits au tableau de l’ordre. « Nul ne peut exercer la profession infirmière s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre », précise-t-elle à son article cinq. L’utilisation du personnel infirmier par un employeur, tant du secteur public que privé, est également astreinte à son inscription au tableau de l’ordre des infirmiers comme le stipule l’arrêté du ministre de la santé publique en la matière. Malheureusement, l’Administration publique respecte de moins en moins ces dispositions de la loi sus évoquée et de l’arrêté ministériel sur l’utilisation du personnel infirmier. Et le secteur privé ne fait pas exception. Certaines structures de soins de santé en RDC, publique ou privée, continuent d’utiliser des personnes non-qualifiées et non-autorisées d’exercer la profession infirmière, portant abusivement le « titre d’infirmier », au mépris des dispositions de la loi sus évoquée. Toutefois, l’Ordre entant que personne morale peut ester en justice toute personne usurpant le « titre d’infirmier », et tout employeur recourant aux services d’un infirmier non-autorisé à exercer la profession infirmière. L’Ordre devra également s’impliquer sur l’élaboration des programmes de formation et d’évaluation des infirmiers, et organiser des formations continues obligatoires pour maintenir et actualiser les compétences des infirmières et infirmiers autorisés. A ce sujet, il doit conclure des partenariats avec les ministères chargés d’organisations de la formation des infirmiers d’une part, et avec les écoles de formation des infirmiers, d’autre part. Il revient également à chaque infirmier et infirmière, comme le prévoit les articles 59 et 60 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC, de ne pas autoriser une personne non inscrite au tableau de l’Ordre à exercer une activité réservée aux infirmiers, ni de l’aider ou l’inciter à le faire. De plus, il ne doit pas l’autoriser d’utiliser le « titre d’infirmier. » Au contraire, l’infirmier a l’obligation de dénoncer auprès du Conseil de l’Ordre de sa juridiction, toute personne qui se livre à l’exercice illégal de la profession infirmière. Notons enfin que, l’utilisation illégale du « titre d’infirmière » doit être sanctionnée par des actions civiles, pénales ou administratives contre les personnes qui s’en rendent responsables et celles qui les y auront aidées. HDM
Chronique Nursing no3 : Le Tour de Salle Infirmière : Une nécessité pour la Triomphe de la Démarche de Soins Infirmiers en RDC !
L’avènement du rôle autonome de l’infirmier émergé avec l’évolution de la profession infirmière au cours du temps, exige de la part de l’infirmier une démarche méthodique permettant de considérer la personne dans sa globalité en tant qu’être bio-psycho-socio-spirituel, et d’accompagner cet être pour lui proposer une aide personnalisée et professionnelle en vue de conserver ou de retrouver la santé dans toutes ces dimensions. En effet, le rôle propre infirmier recouvre communément les actes de soins infirmiers qu’un infirmier peut mettre en œuvre de façon autonome dans le cadre de son activité professionnelle afin de satisfaire les besoins de ses patients. Certes, il s’observe une léthargie inquiétante et dévalorisante de la part de l’infirmier clinicien dans les hôpitaux de la RDC. Les infirmiers attendent souvent le tour de salle médical. « J’attends le tour de salle médical » disent-ils, alors que ce dernier devrait être considéré comme un complément à son travail, pour agir et affirmer son autonomie professionnelle. Pourtant, le tour de salle médical n’est actuellement, ni collaboratif ni pluridisciplinaire, ne permettant pas à l’infirmier de recueillir les informations dont il a besoin pour élaborer une démarche de soins infirmiers censée valoriser sa profession. Les apprenants en stage sont aussi victimes de cette léthargie. Ils ont développé d’autres mécanismes justifiant qu’il n’y a rien à faire tant que le tour de salle médical n’a pas encore eu lieu. Ils se contentent de manipuler leurs téléphones ou de se promener dans différents couloirs des hôpitaux, manquant à faire. Aussi, l’infirmier se tient de plus en plus à distance en ce qui concerne l’évaluation réelle de l’état de santé d’un patient. Sa présence au chevet du patient n’est observée que lorsqu’il administre les soins, et peu lorsqu’il prélève les signes vitaux ou sur appel du malade. De ce fait, la démarche de soins infirmiers étant l’outil de l’autonomie professionnelle, souffre d’application dans plusieurs structures de soins. Sa non-application résulte en grande partie de la difficulté de collecter les données auprès des patients hospitalisés selon un procédé logique accepté et appliqué par tous, le « Tour de Salle Infirmier », TSI en sigle. Par conséquence, il est nécessaire de mettre en place un « Tour de Salle Infirmier », comme étant un acte autonome de routine de soins infirmiers permettant à l’infirmier de recueillir les données au chevet des malades hospitalisés en vue de réaliser la démarche de soins infirmiers. Quid des fondements historique et théorique du TSI ? Il faut remonter au 18eme siècle pour trouver les traces du TSI avec la pionnière de soins infirmiers modernes, Florence NIGHTINGALE. En effet, lors de la guerre de Crimée, Florence N. parcourait des chambres de blessés avec sa lampe non seulement pour soigner, mais surtout pour collecter les données auprès des malades afin de planifier les soins infirmiers à administrer. Dans la poursuite de l’œuvre de Florence Nightingale, dès le début du XXe siècle, de nombreuses théories de soins infirmiers sont publiées par des théoriciennes en soins infirmiers, et ont permis d’affiner encore davantage un rôle infirmier dévolu à l’accompagnement quotidien des personnes. Le TSI est fondé entre autres, sur la théorie de l’interaction des soins infirmiers (d’HILDEGARDE PEPLAU). Selon cette théorie, le soin étant une action humanitaire et non mécanique, l’infirmier doit posséder les connaissances systématiques afin d’évaluer les besoins d’aide de la personne, de poser un diagnostic infirmier et de planifier une intervention. Dans sa théorie, Peplau souligne l’importance pour l’infirmière de « s’asseoir au chevet des patients afin d’observer, de chercher à connaitre comment le patient voit sa situation afin de mieux l’aider. » Peplau décrit aussi les soins infirmiers comme un processus interpersonnel thérapeutique. Il s’agit d’une relation humaine entre une personne malade ou ayant un besoin d’aide et une infirmière formée de façon adéquate afin de reconnaitre son besoin d’aide et d’y répondre. Cette théorie centrée sur les relations interpersonnelles exige de l’infirmier une grande maturité, de la lucidité et une capacité d’analyse et d’auto-analyse pour que les soins soient réellement un processus éducatif qui permet le développement et la croissance du patient. Aussi, elle permet à l’infirmier de jouer pleinement le rôle de personne ressource, de conseiller, d’enseignant et le rôle d’expert technique. De la définition, du but et de la place du TSI dans la démarche de soins infirmiers ? Le TSI est considéré comme un moyen systématiquement réfléchi pour recueillir les données auprès des patients hospitalisés en vue de réaliser la démarche de soins infirmiers. Dans cette optique, le TSI se veut un moment de collecte de données relatives à un patient en vue de planifier les soins infirmiers et d’en assurer l’évaluation. Le but poursuivi est d’offrir les soins humanisés qui satisfont les besoins réels des patients hospitalisés, à travers une démarche de soins infirmiers, afin d’améliorer la qualité de soins et services. Par ailleurs, le TSI occupe une place importante dans la démarche de soins infirmiers autrement appelé processus nursing. Ce processus désigne l’ensemble des étapes que l’infirmier doit franchir pour apporter la solution à un problème des soins, dans le but d’assurer le mieux-être du client en lui offrant les soins individualisés. Beaucoup d’auteurs en soins infirmiers ont décrit une approche d’intervention subdivisé en 5 étapes, qui doit guider la pratique de l’infirmier. Notamment la collecte des données, l’analyse et interprétation des données, la planification des soins, l’exécution des interventions et l’évaluation des résultats obtenus. C’est dans ce cadre que s’insère le diagnostic infirmier formulé à partir des données et servant de base à la planification des soins infirmiers. Ce processus continue et cyclique, met en lumière la contribution de l’infirmier aux soins préventifs et curatifs en favorisant les interventions autonomes, et est un instrument pour l’évaluation de la qualité des soins et de la charge du travail. Dans cette optique, le TSI trouve sa place à la première étape du processus nursing permettant le recueil des données. Ainsi l’infirmier doit parcourir les différentes chambres pour recueillir les données actuelles auprès des patients hospitalisés en vue de poursuivre les autres étapes de la Démarche de soins infirmiers. De la méthodologie d’un TSI ? Le TSI doit se faire dans un service ou une unité de soins, en observant,
Chronique Nursing no1 : Ce qu’il faut savoir des Organes et Structures du CII !
Le Conseil international des infirmières (CII), fondé en 1899, est une fédération indépendante, non partisane, non gouvernementale, d’associations nationales d’infirmières (ANIs). Il fonctionne sur base d’une politique de non-discrimination. Il a son siège central à Genève, en SUISSE. Le CII est une fédération d’associations nationales d’infirmières qui se conforment à ces Statuts et qui ont été formellement admises en qualité de membres. Il a pour but de représenter les infirmières dans le monde entier et de se faire leur porte-parole au niveau international. A ce sujet, il poursuit les objectifs ci-après : Quels sont les différents organes et structures du CII ? Le CII est organisé au tour de trois principaux organes qui sont secondés par d’autres structures, le Conseil des représentantes d’associations nationales d’infirmières, le Conseil d’administration et le comité exécutif. Le CRN est l’organe décisionnel du CII. Le CII compte actuellement plus de 130 associations ou Ordres nationaux d’infirmières affiliés, qui représentent plus de 28 millions d’infirmières dans le monde. Ainsi, chaque association est représentée au sein du CRN. D’où le CRN est composé de : De ce fait, le CRN assume les fonctions suivantes : Le CRN siège une fois tous les deux ans en session ordinaire. Toutefois, les réunions extraordinaires du CRN, en présentiel ou virtuelles, ont lieu si le Conseil d’administration le juge opportun ou sur convocation du Conseil d’administration sur demande écrite faite à la Présidente par au moins un cinquième des associations membres représentant trois zones du CII. Le Conseil d’administration du CII sert de mandataire au CRN dans l’intervalle de ses réunions. Il remplit également d’autres fonctions, telles qu’elles sont définies dans ces Statuts. Le Conseil d’administration du CII compte 12 membres : la Présidente, trois Vice-présidentes et 8 membres élus sur la base des zones de vote du CII. De ce fait, les membres du Conseil d’administration, y compris la Présidente, doivent être des infirmières (ers) et rester membres de plein droit d’une association affiliée au CII. Le Conseil d’administration est l’agent du Conseil des représentantes d’associations nationales d’infirmières (CRN). Il adopte et applique des politiques compatibles avec le cadre institué par le CRN. Ses fonctions sont, outre celles prévues par les Statuts, celles qui relèvent de tous les conseils d’administration en matière de définition et de contrôle des politiques. Par contre, l’application des politiques d’action et la gestion courante du CII incombent à la direction générale et aux employés du CII. Les membres du Conseil d’administration du CII sont élus pour représenter les infirmières et la profession infirmière au niveau mondial. Ils ne sont pas les représentants de pays ou de régions particuliers. Ce Conseil est présidé par l’infirmière Pamela Cipriano, qui est en même temps Présidente du CII, pour un mandat de 4 ans non renouvelable, dont 2023 est sa deuxième année. Elle est membre à l’American Nurses Association. La Présidente du Conseil d’administration préside aussi toutes les sessions du CRN et toutes les réunions du Conseil d’administration et travailles en étroite collaboration avec le Directeur général pour la gestion des affaires du CII. Elle est membre de droit de tous les comités. Sur ce, le Conseil d’administration tient ses renions ordinaires une fois l’an, tandis que les réunions extraordinaires se tiennent sur décision de la présidente ou sur demande écrite d’au moins un tiers des membres du Conseil d’administration. Notons par ailleurs que, la zone Afrique est sous représentée au sein du Conseil d’administration du CII, avec un seul membre, par rapport à d’autres zones. C’est l’infirmier André Gitembagara du Rwanda Nurses and Midwives Union, qui occupe ce poste d’un simple membre. Le Comité exécutif du Conseil d’administration est composé de la Présidente et d’au moins trois vice-présidentes. La Présidente et les trois vice-présidentes constituent le Comité exécutif du Conseil d’administration chargé de régler les affaires entre les réunions du Conseil d’administration et de lui adresser des recommandations concernant les priorités stratégiques et les questions financières. Ses travaux font l’objet d’un rapport à la réunion ordinaire suivante du Conseil d’administration ; Le Conseil d’administration peut parfois être appelé à nommer un ou plusieurs comités dans des buts spécifiques. Notamment les Comités du Conseil d’administration, le directeur général et le comité d’audit et de surveillance des risques. Quid de la Direction générale du CII ? La Direction générale est gérée par le Directeur général nommé par le Conseil d’administration du CII pour assumer la direction de l’organisation et les fonctions de Secrétaire du Conseil d’administration. Il doit être un infirmier membre d’une association nationale d’infirmières membre de plein droit du CII. Le Directeur général rend compte au Conseil d’administration ; il est responsable de l’administration générale du personnel et de l’application des projets ainsi que des programmes du CII conformément aux politiques établies par le CRN et le Conseil d’administration. Il est secondé dans ses responsabilités par trois adjoints, dont le Directeur chargé de Finance et Administration ; le Directeur responsable des programmes de soins infirmiers ; et le Directeur chargé de la Communication et Evénements. L’actuel Directeur général du CII s’appelle Howard Catton. Encequi concerne la RDC, tout infirmier inscrit au tableau de l’ordre est d’office membre du CII du fait que l’ONIC est affilié de plein droit au CII. Aussi, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO est membre du CRN. A ce titre, Il prendra part au Congrès de 2023 du CII qui se tiendra du 1er au 7 juillet 2023, à Montréal, au CANADA. Ce Congrès rassemblera la force prodigieuse des 28 millions d’infirmières dans le monde pour apprendre, partager et nouer des contacts, sur le thème : « Les infirmières, ensemble : une force pour la santé mondiale. » Il y sera examiné lors de cet évènement, la façon dont le monde peut tirer des enseignements de la pandémie, qu’il s’agisse de protéger les droits des infirmières, de leur garantir des conditions de travail décentes, d’optimiser leur champ de pratique et de les rémunérer de façon juste, ou de favoriser le leadership infirmier, le respect de la profession et de peser d’un plus grand poids sur les politiques de santé à