Clôture avec faste des travaux de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), ce samedi 29 novembre dans la salle de spectacle du Centre culturel et artistique. C’est le Président du comité international d’organisation du Casio, André Louis KOMBA Djeko président de l’ONIC, et le président de l’Ordre des sages-femmes Ambrockka KABEYA qui ont conjointement lu le message de clôture de ce grand rendez-vous scientifique et culturel. « Nous présidents de l’Ordre des infirmiers et de l’Ordre des sages-femmes déclarons clos les travaux de la troisième édition du Casio2025. », ont-ils déclaré. Durant quatre jours, soit du 26 au 29 novembre, ce colloque qui a connu la participation de plus de deux mille participants, infirmières et sages-femmes, enseignants et étudiants, ressortissants de dix-sept pays africains d’expression française et de vingt-six provinces de la RDC, a été un rendez-vous scientifique et culturel de haut niveau. Des ateliers du premier jour organisés dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, à la cérémonie d’ouverture officielle par le ministre de la santé publique, aux panels et focus groupe en passant par les conférences en plénière animées par les professeurs et autres experts au Centre culturel et artistique les trois derniers jours, la qualité des échanges a été la motivation principale des organisateurs. Dans son rapport synthèse, le comité scientifique a fait état d’un bilan élogieux de ce colloque sur le plan scientifique. Au total, cent soixante contributions orales et en posters ont été analysées pendant ce colloque, marquant la diversité des problématiques abordées autour de sept axes stratégiques. Ces contributions ont mis en évidence les défis liés à la formation continue, au financement de la recherche, à l’intégration des technologies numériques, au manque de protocoles contextualisés, ainsi qu’à l’insuffisante valorisation de l’infirmier et sage-femme dans les politiques de la santé. Il a été retenu lors de ce colloque que l’engagement des infirmières et sages-femmes dans la dynamique de la CSU tout en rappelant une mobilisation collective autour de la qualité de soins, dans les différentes prises de parole. Les différentes conférences ont démontré la problématique générale du colloque en examinant les enjeux contemporains de la couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. La contribution historique et actuelle des professions infirmière et Obstétricale, les principaux défis structurelles, de ressources humaines de qualité, accessibilité et équité, mais aussi les opportunités d’innovations, de leadership et de recherche. Le renforcement des compétences clinique, pédagogique et managériale, mais aussi éthique. Les ateliers et les panels en focus groupe ont permis de relevés les aspects suivants : Un Slogan a été retenu lors du Casio 2025, à savoir: « Un hôpital qui recherche est un hôpital qui progresse. » Ainsi faisons de nos hôpitaux un espace d’apprentissage et de transformation a-t-il recommandé. Cette troisième édition du Casio dont le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle », a permis aux organisations professionnelles des infirmiers et sages-femmes de l’Afrique francophone de réfléchir sur leur avenir, en termes de la formation et des conditions socio-professionnelles. La déclaration de Kinshasa ! Le président de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, monsieur SAWADOGO Bonvouila, a lu une « déclaration dite de Kinshasa. » devant sanctionner la fin des travaux de la troisième édition du Casio. Il ressort de cette déclaration la prise de position de dix-sept pays africains d’expression française ayant participé à ce colloque, face aux multiples enjeux organisationnels et professionnels. Les points ci-après sont à retenir : Casio c’est aussi la musique et le Zango ! Casio2025 a été également un rendez-vous culturel. L’artiste musicien Burkinabè a électrisé la salle avec une chanson dédiée à la paix dans l’est de la RDC et dans tous les pays africains. Un match de Nzango a opposé les deux Congo. Une belle initiative de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville pour divertir les participants. Un match nul de deux buts partout a départagé les deux équipes sous les applaudissements nourris de la salle. Cette dernière journée a été marquée également par la remise symbolique des brevets et clés USB aux délégués des pays étrangers, à tous les orateurs et aux délégués des différentes provinces de la RDC ayant participé au Casio 2025. Casio2025 ferme ses portes, et après ? La quatrième édition du Casio sera organisée en novembre 2026 au Sénégal. Dakar a été choisi à l’unanimité par les représentants de chaque délégation des pays membres au cours d’un vote organisé la veille. La représentante de l’association des infirmiers et infirmières du Sénégal s’est dit très honorée d’avoir remporté cette élection. « Je suis tellement émue et fière aujourd’hui. C’est un honneur pour moi de représenter le Sénégal. C’est une grande joie et une profonde gratitude que nous vous accueillons au Sénégal, pays de la teranga. Nous sommes honorés de vous recevoir dans notre pays connu pour son hospitalité légendaire et son riche patrimoine. » A-t-elle déclaré. Et de renchérir : « Nous sommes également ravis de vous accueillir, de discuter avec vous les avancées dans le domaine de la santé et de partager nos expériences et nos connaissances pour améliorer les soins de santé pour tous. Nous sommes heureux de vous accueillir au pays de la teranga. Vive la santé pour tous. » Une soirée dansante organisée à l’honneur des délégués africains et provinciaux a lieu dans la salle historique « le Carrefour ». Signalons que lors de la quatrième et dernière journée du Casio, 589 infirmiers et infirmières ont prêté serment devant le président du conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Casio 2025 est une victoire totale en termes de mobilisation des participants, de la qualité scientifique des différentes présentations orales et en posters. Les participants tant nationaux qu’étrangers se sont dits satisfaits d’avoir participer activement à ce colloque qui marquera l’histoire de la profession infirmière en RDC. #onicom
ONIC Perd l’un de ses piliers, le Deuxième Vice-président du Conseil national !
Décédé jeudi 11 septembre 2025 à Bruxelles, le deuxième vice-président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), Marcel Baroani Bunzuki a été inhumé ce samedi 27 septembre au cimetière de nécropole entre ciel et terre, après les hommages mérités de la communauté infirmière. L’annonce de ce décès a été faite par le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, dans un message WhatsApp, partagé dans le forum du conseil national. « Nous avons la douleur et la tristesse de vous annoncer le décès à Bruxelles de notre collègue Marcel Baroani, deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC », a-t-il posté, visiblement en larmes au vu du sticker utilisé. Cette nouvelle a été accueillie comme un coup de tonnerre dans la communauté infirmière, déclenchant une salve de réactions de regrets et de tristesse. Plusieurs messages de condoléances émanant de toutes les plateformes d’information de l’ONIC, ont été adressés à l’endroit de sa famille biologique et à l’ensemble de la communauté infirmière de la RDC. Le corps de l’illustre disparu est arrivé jeudi 25 septembre dans la soirée, à bord de Bruxelles Airlines et était gardé à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire. Le programme des obsèques tel qu’établi par le comité organisateur, composé des délégués de l’ONIC, de l’INPESS (institut national pilote de l’enseignement et du secrétariat général de la santé, prévoyait une veillée mortuaire qui s’est déroulée dans la salle Okapi de l’INPESS, vendredi 26 septembre. Prière, témoignages et animation musicale ont caractérisé cette soirée de méditation en présence de plusieurs personnalités de différents horizons. La sortie du corps de la morgue du cinquantenaire accompagné par une escorte policière ainsi que les éléments de Likonzi protection est intervenu dans l’intimité en présence de seuls membres de sa famille biologique. Arrivé au lieu des obsèques, le corps du Directeur General de l’INPESS, Marcel Baroani a été accueilli sous les applaudissements nourris, par plusieurs colonnes des apprenantes de l’INPESS vêtues en blouse blanche, en présence du président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko et le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin Kandala. Dans la salle Okapi magnifiquement décorée, où l’attendait une importante communauté infirmière en uniforme de l’ONIC, et plusieurs autres personnalités politico-administratives, amis et connaissances, l’entrée du cercueil rose où gisait le corps du deuxième vice-président de l’ONIC a été salué par les applaudissements nourris en l’honneur du défunt. Après une série de témoignages frappants, le dépôt de gerbes de fleurs, s’en est suivi les différents mots de circonstance. D’abord celui des apprenants de l’INPESS qui ont salué la mémoire de ce grand directeur qu’ils considéraient comme un père de famille compatissant. Ses enfants biologiques et ses petits-fils ont exprimé leur attachement à un père et grand-père aimable et très attentionné qu’ils n’oublieront jamais. Dans la foulée, le directeur de la sixième direction chargée de l’enseignement de sciences de la santé, Josué Bapitani a, au nom de sa hiérarchie annoncé que la salle Okapi de l’INPESS sera désormais renommée « Salle Marcel Baroani. » Une façon d’immortaliser la mémoire du premier DG de l’INPESS, grand serviteur de la jeunesse infirmière qui a beaucoup œuvré dans la formation de cette dernière. Le moment le plus émotif fut la cérémonie du retrait de son numéro d’Ordre par le conseil de l’ONIC. Toute la communauté infirmière, habillée en pagne de l’ONIC, avec à sa tête le président national André Louis KOMBA, a été invitée au tour du cercueil de leur regretté confrère Marcel Baroani, pour lui rendre un dernier hommage et assisté au retrait de son numéro d’ordre et au déliement de son serment. A la manœuvre, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA MAYAMA, qui a prononcé un discours circonstanciel, rappelant le parcours professionnel de l’illustre disparu avant de procéder au déliement du serment et au retrait de son numéro d’ordre, tout en plaçant une blouse blanche sur son cercueil, symbole de la sainteté de son âme. « Nous nous sommes réunis ce samedi 27 septembre 2025, jour solennel et chargé d’émotions, pour rendre un ultime hommage à notre confrère, le deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC, monsieur Marcel Baroani Bunzuki qui nous a quitté brutalement le 11 septembre dernier à Bruxelles de suite d’une maladie », a-t-il déclaré d’un ton émouvant au début de son discours. « Tu as illustré par un parcours magnifique. De par ta formation, tu es passé d’un infirmier de base au sommet, ce qui témoigne une volonté inébranlable de se former, d’apprendre et de se perfectionner tout au long de ta vie professionnelle. De l’exercice professionnel, tu as pu gravure des échelons avec exemplarité, passant du rôle d’exécutant sur terrain à celui du directeur, et assumant des responsabilités de plus en plus grandes avec rigueur, compétences, loyauté et humanisme. » A-t-il rappelé. « Enseignant de formation, toujours soucieux d’encadrer la jeunesse infirmière, ta carrière illustre la merveille, la progression possible au sein de notre noble profession », a-t-il ajouté en faisant allusion à son engagement, sa passion et sa volonté de servir. « Deuxième vice-président du Conseil national des infirmiers, tu étais non seulement un pilier pour l’Ordre des infirmiers, mais aussi un modèle pour les jeunes générations infirmières Congolaises ». A-t-il précisé. « Tu as toujours défendu avec courage et intégrité les valeurs qui nous unissent : le respect de la vie, la dignité du patient, la déontologie professionnelle dans son ensemble et le sens du devoir. » « Ton départ brutal laisse un vide au sein de notre communauté professionnelle, mais ton héritage demeurera à jamais vivant par les principes que tu as incarné et transmis. » A-t-il renchérit. « Aujourd’hui en procédant au déliement de ton serment, nous témoignons notre reconnaissance et nous nous engageons à notre tour à perpétrer ton exemple, à continuer ton combat pour l’existence et la dignité de la profession infirmière en RDC. » A déclaré le président provincial. « A ce moment de recueillement, nous te souviendrons non seulement comme un collègue émérite, mais aussi comme un frère fidèle, toujours prêt à tendre la main, à écouter et à soutenir. Ton
CASIO-2025 Kinshasa-RDC: Infirmiers et Sages-femmes formés sur la Rédaction d’un Résumé de Recherche Scientifique!
Clôture ce vendredi 15 août de l’atelier de formation des infirmiers et sage-femmes sur « Comment rédiger un résumé de recherche en sciences infirmières et en sciences obstétricales des communications orales et affichées (posters) lors des congrès /colloques scientifiques » C’est depuis lundi 11 août que cet atelier a débuté dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, avec comme participants, les infirmiers et sage-femmes chercheurs dans leur domaine d’exercice, venus essentiellement de la ville de Kinshasa et du Kongo Central . Dans son mot d’ouverture, le président du national de l’Ordre des Infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), André Louis KOMBA DJEKO, a invité les participants de suivre avec beaucoup d’intérêt les différentes présentations en vie de maximiser le nombre de résumés des orateurs Congolais qui seront retenus par la comité scientifique internationale, à l’occasion du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, CASIO en sigle. Il a également salué la présence à Kinshasa, du professeur André OTTI, orateur unique de cet atelier hautement scientifique . Durant cinq jours d’affilée, les participants ont été formés sur la meilleure façon de rédiger un résumé scientifique de recherche en respectant les normes en vigueur. Aussi, un rappel sur la méthodologie de la recherche scientifique a fait l’objet de cette formation de cadres. A l’issue de cet atelier, le professeur André OTTI, maître-assistant des universités du Cames, certifié en méthodologie de la recherche scientifique, facilitateur principal et unique, a pu accompagné chaque participant de rédiger son propre résumé scientifiquement acceptable. Le contexte de cet atelier cadre avec l’organisation de la troisième édition du CASIO à Kinshasa, après la première édition à Abidjan et la deuxième édition à Ouagadougou. « Quant on parle d’un colloque international, il y a deux indicateurs importants à prendre en compte : le nombre de communications scientifiques du pays organisateur, et la qualité scientifique de ces communications », a déclaré le prof OTTI pour justifier l’enjeu de cet atelier de formation . « Il s’agit d’une formation qui vise à renforcer les capacités techniques et rédactionnelles de collègues infirmiers et sage-femmes de la RDC sur comment rédiger un résumé des communications pour faire des présentations au niveau des colloques, des congrès et des rencontres scientifiques. En matière du contenu, nous avons montré aux collègues comment on fait l’écriture scientifique d’un résumé, le titre, les auteurs et leurs affiliations, l’introduction, la méthode, les résultats, la discussion et la conclusion, et surtout l’implication de l’étude sur la pratique.», a-t-il expliqué, tout en précisant qu’après cet atelier de formation, les participants sont à mesure, en suivant un plan bien détaillé,de produire un résumé de communication de meilleure qualité pour le CASIO 2025. Il a par ailleurs félicité l’ONIC pour avoir construit un siège digne et à la grandeur de l’immensité de la profession infirmière. « J’ai été sidéré en visitant pour la première fois le siège de l’ONIC. Je peux le dire sans flatter que vous avez innové. Quand c’est bon, il faut avoir du courage de le reconnaître. C’est une première en Afrique. Vous avez un bâtiment qui sort de l’ordinaire, un modèle à suivre pour le Bénin et surtout que c’est grâce aux contributions financières des infirmiers et infirmières que vous avez pu construire ce monument. » a-t-il souligné en promettant devenir apprendre à l’école de l’ONIC. Il a par ailleurs remercié les organisateurs pour l’accueil lui réservé, et les participants pour avoir remarqué en eux, une motivation intrinsèque, et un sentiment d’auto efficacité, une preuve d’acceptation de cet accompagnement. Le professeur OTTI s’est enfin engagé de continuer son accompagnement à distance pour que chaque participant ait un résumé issu d’une production de bonne qualité. Les participants à cet atelier de formation se sont confiés à notre micro. Leurs réactions reflètent l’importance accordée à cet atelier. « nous avons des sentiments de satisfaction par rapport à notre participation à cet atelier. C’est une opportunité qui nous a permis de renforcer nos compétences dans le domaine de la recherche en santé. C’était un moment d’apprentissage et de partage d’expérience. À cette étape nous pourrons dire que la qualité de nos productions sera fiable que dans le passé. Nous sommes réarmés de valoriser et améliorer la qualité de soins que nous prodiguons à la communauté.», a déclaré l’un des participants,Prospère NGONGO, CT à l’université pédagogique nationale. Il n’a pas manqué de remercier l’organisateur de cet atelier, à savoir le président national de l’ONIC, KOMBA DJEKO. En ce qui concerne Casio2025: « Après cette ouverture au portail international, nous comptons avoir plus de 70% des productions soumises et acceptées. », a-t-il ajouté. De son côté, madame infirmière Odette MWAMBA, l’une des participantes à cet atelier de formation, a également exprimé ses impressions positives : « ce sont des moments très forts que nous venons de passer ensemble durant cinq jours. Nous nous sommes rappelés quelques principes qui régissent la recherche scientifique, et avec l’évolution de la science , une mise à jour s’est avérée très importante. Nous avons appris beaucoup de choses qui nous permettent de changer notre façon d’aborder la recherche scientifique.» a-t-elle souligné. « je vous avoue que c’est un scientifique complet que j’ai pu découvrir . Je le connaissais depuis longtemps pour l’avoir rencontré plus d’une fois à l’extérieur du pays, et je le dis sans complaisance, le président n’avait pas tort de pouvoir l’inviter.» a renchéri madame Odette à propos du facilitateur, professeur OTTI. Madame Odette,infirmière et député nationale honoraire, n’a pas manqué de dire un mot à l’endroit du président national de l’ONIC. « Il ne peut pas rester dans une autosuffisance. C’est tout chemin à parcourir, parce que les infirmières Congolaises attendent encore beaucoup de choses de lui. CASIO est un début de ces grandes réalisations à venir. Je l’invite à se tenir debout, courageux, et d’aller de l’avant en ayant en tête que la profession infirmière et la pratique sage-femme,ensemble, ont de défis de notre population que nous devons relever en commençant par la formation des prestataires.» a-t-elle dit. Le président national s’est dit très heureux de l’arrivée du prof OTTI à Kinshasa. «Merci prof, c’était un coût de hasard. Nous sommes venus au à
CII : Le nouveau Conseil d’administration du CII affiche complet, l’Afrique bien positionnée !
Le Conseil des représentants des associations nationales d’infirmières (CRN) a élu un nouveau Conseil d’administration et un nouveau président du Conseil international des infirmières (CII) lors de sa session 2025 tenue à Helsinki en Finlande, du 7 au 9 juin dernier. Comme mentionné dans l’ordre du jour du CRN, l’élection de Onze nouveaux membres du Conseil d’administration et du président du CII s’est déroulé le deuxième jour du CRN, le 8 juin dans la salle 101 du complexe Messukeskus et le résultat a été annoncé le 9 juin, le jour de la clôture de la session. Élus par les représentants officiels des associations nationales d’infirmières pour un mandat de quatre ans, les nouveaux membres du CA ont été présentés à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès 2025, le 13 juin dans la salle de spectacle de Messukeskus. Pour afficher complet, les membres du CA ont élu au second degré les trois vice-présidentes du CII qui vont composer avec le président, le comité exécutif du CII, orange de gestion quotidienne du CII selon les dispositions ses statuts. Ont été élues vice-présidentes au regard de leurs noms, fonctions et régions d’origine, les personnes ci-après : Première vice-présidente : Sineva Maria Ribeiro, qui représente la région Europe du Nord et de l’Est au conseil d’administration du CII. Deuxième vice-présidente : Megumi Yamaura-Teshima, qui représente la région Asie au conseil d’administration du CII. Troisième vice-présidente : Perpetual Ofori-Ampofo, qui représente la région Afrique au conseil d’administration du CII. Le président et les trois vice-présidentes du CII forment le comité exécutif du conseil d’administration, qui veille à la bonne marche des activités entre les réunions de ce dernier et le conseille sur les priorités stratégiques et les questions financières. Les trois candidates élues se sont exprimées pour afficher leur satisfaction et leur engagement pour la tâche à accomplir. Sineva Maria Ribeiro, élue première vice-présidente du CII, est actuellementprésidente de l’Organisation virtuelle commune des infirmières suédoises pour le travail international (JSNO) et présidente de l’Association suédoise des professionnels de la santé depuis 2011. « Je m’engage à renforcer le CII et toutes les associations nationales d’infirmières afin qu’elles soient la voix des infirmières dans le monde et représentent les soins infirmiers en tant que porte-parole pour le leadership, l’amélioration des conditions de travail, l’éducation et de meilleurs soins pour tous. Il est important d’accroître la voix et l’influence des infirmières dans le monde, ce qui nécessite un travail stratégique pour atteindre nos objectifs, et j’espère voir le CII se développer afin que nous puissions accroître l’influence des soins infirmiers. », a-t-elle déclaré. Elue deuxième vice-présidente du CII, Megumi Yamaura-Teshima, est actuellement vice-présidente et professeure à l’Université de santé de Tokyo, et a occupé plusieurs postes au sein de l’Association japonaise des infirmières, notamment celui de conseillère stratégique mondiale. « Après un mandat fructueux au sein du précédent conseil d’administration du CII, je suis ravie et honorée de continuer à servir dans cette nouvelle fonction de deuxième vice-présidente. J’ai pu constater de mes propres yeux les progrès incroyables que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble à la réalisation de nos objectifs stratégiques, et je suis reconnaissante de pouvoir poursuivre ces progrès et soutenir le nouveau conseil d’administration et le nouveau président du CII. », a-t-elle déclaré. « Être élue représentante africaine au conseil d’administration du CII et troisième vice-présidente est un honneur et une formidable opportunité de servir les infirmières du monde entier. Je suis reconnaissante aux dirigeants des associations nationales d’infirmières (ANI) africaines et à l’ensemble du Conseil des représentants nationaux du CII de m’offrir cette merveilleuse opportunité. Je me réjouis à l’idée de passer quatre années enrichissantes qui permettront de renforcer l’influence et l’autonomie de toutes les ANI. », a déclaré Perpetual Ofori-Ampofo, présidente de l’Association des infirmières et sage-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), élue troisième vice-présidente du CII. Le président nouvellement élu du CII, José Luis Cobos Serrano, s’est félicité de l’élection des vice-présidentes. « Tous les membres de notre conseil d’administration sont hautement qualifiés et accomplis et auraient pu assumer le rôle de vice-président. La sélection de ces trois vice-présidents est le fruit d’une décision collective du conseil d’administration. Nous félicitons chaleureusement nos nouvelles vice-présidentes et leur souhaitons la bienvenue, tout en restant convaincus que chaque membre du conseil d’administration jouera un rôle tout aussi essentiel et assumera des responsabilités clés au cours des quatre prochaines années. » ,a-t-il déclaré en promettant de travailler en étroite collaboration avec les trois vice-présidentes pour défendre la profession infirmière et la santé mondiale dans un contexte incertain et difficile. Il a promis qu’ensemble avec les trois vice-présidentes, ils veilleront à ce que toutes les infirmières et infirmiers soient soutenus, valorisés, protégés et habilités à jouer leur rôle de leaders capables de transformer nos systèmes de santé et de relever les défis les plus urgents de notre monde, des conflits au changement climatique en passant par le vieillissement de la population. « Mon mot d’ordre en tant que président est le “pouvoir d’agir”, et je sais que le comité exécutif nouvellement élu du CII, ainsi que notre conseil d’administration talentueux et dévoué, relèveront le défi de renforcer notre profession à tous les niveaux, qu’il s’agisse de soutenir les infirmières, de renforcer les associations nationales ou d’élaborer des politiques mondiales. » A-t-il rappelé. La liste complète des membres du nouveau Conseil d’administration du CII se présente de la manière suivante : Les membres sont : Le conseil d’administration du CII est élu tous les quatre ans pour agir en tant qu’agent du Conseil des représentants nationaux des associations de soins infirmiers (CRN) et établir et mettre en œuvre la politique conformément au cadre établi par le CRN. Le conseil d’administration du CII pour la période 2025-2029 est composé de 12 infirmières, dont 8 femmes. À l’exception du président, tous les membres du conseil d’administration sont élus sur la base des régions du CII, représentant ainsi la diversité de la profession infirmière à travers le monde. Rappelons que le CII a organisé du 7 au 13 juin
ONIC -Kinshasa : Les Compétences Communicatives des Infirmières débattues lors une matinée scientifique !
Une matinée scientifique s’est tenue ce mercredi 25 juin dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise sur le thème : « Diagnostic de l’image des infirmières au Congo : compétences communicatives pour accroître la visibilité et la reconnaissance professionnelle ». Plusieurs infirmiers et infirmières, ainsi que les étudiants ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière Congolaise pour partager l’expérience et échanger avec la seule oratrice du jour, la professeure Dr Hildegart Gonzalez Luis, infirmière et journaliste d’origine espagnole. Dans son mot de circonstance, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a souhaité la bienvenue à la professeure et sa délégation, ainsi qu’à tous les participants. « Il n’est pas possible de rester plus d’un mois sans savoir ce qui se passe dans le monde scientifique en général et dans le monde de la santé en particulier. Les conférences comme celle-ci sont des moyens importants pour se remettre à jour. », a-t-il déclaré, s’adressant aux participants. Il a également profité de l’occasion pour sensibiliser les infirmiers et infirmières sur l’organisation du « Colloque Africain des soins infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle », au mois de novembre prochain à Kinshasa. « Nous avons un grand rendez-vous en RDC au mois de novembre. Du 27 au 29 novembre 2025, les infirmières et les sage-femmes de vingt pays africains francophones seront à Kinshasa dans le cadre du Casio2025. C’est un grand rendez-vous pour nous. Tout le monde est enthousiasmé de venir à Kinshasa. Ce n’est pas l’affaire d’un comité, mais plutôt de chaque infirmière et sage-femme. Tout celui ou celle qui a l’expérience à partager, il est le bienvenu dans le comité d’organisation. Nous demandons également à celui qui veut servir sa profession en faisant le bénévolat, de pouvoir nous contacter », a-t-il martelé. Le DG de l’institut supérieur en sciences infirmières, (ISSI Monkole), madame Nicole Mayulu, a pour sa part, saluer la collaboration entre l’ISSI Monkole et la professeure Hildegart dans l’optique d’améliorer l’image de l’infirmière Congolaise dans les médias sociaux et traditionnels. L’oratrice du jour, la prof. Hildegart a dans son exposé, expliqué la thématique en rapport avec l’image des infirmières Congolaise dans les médias sociaux. Elle a peint la situation problématique de l’image des infirmières sur les médias sociaux dans le monde, en Afrique et en RDC, depuis la période d’avant, pendant et après la pandémie de COVID-19. Elle a articulé son intervention sur sept points ci-après : « La pandémie a montré que sans infirmières, le système de santé s’effondre et qu’il en manque des milliers pour que son fonctionnement soit durable (pénurie d’infirmières). », a déclaré madame Hildegart. Elle a expliqué le triple impact de Florence maintenant : « Compétences infirmières, visibilité sociale, et les ambitions existentielles », faisant allusion à Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. En ce qui concerne importance et la nature des infirmières dans les médias hors ligne et en ligne, elle s’est posée la question de savoir si « les infirmières sont-elles dans les médias ? », tout en relevant qu’il n’existe pas d’études en RDC pour en parler. La présentation de l’infirmière est souvent contraire de ce qu’elle est réellement, a-t-elle déploré. Justifiant également que la pénurie d’infirmières est parfois une conséquence logique de son image véhiculée par les médias, souvent dans la négativité, ce qui provoque l’insatisfaction professionnelle, le faible estime de soi et souvent l’abandon de la profession. « Souvent les infirmiers ne sont pas consultés ou prises en compte dans les instances décisionnelles politiques où se prennent les décisions importantes qui influencent les systèmes de santé. », a encore déploré la prof. Hildegart. « Que disent les infirmiers du fossé entre leur identité professionnelle et leur image négative véhiculée dans les médias », s’est-elle interrogée. Elle a martelé qu’une image professionnelle négative compromet la qualité des soins prodigués aux patients. « Les journalistes ne nous connaissent pas, ils ne savent pas quel contenu nous pouvons leur fournir. Ils ne savent pas que le recours aux infirmières comme sources d’information peut apporter des perspectives différentes aux reportages sur la santé. Les journalistes ne savent pas clairement ce que font les infirmières, quelle formation elles ont, il existe en outre une grande variété de spécialités…ce qui rend difficile leur utilisation comme source » ; a-t-elle dit considérant l’utilisation d’infirmières comme sources d’informations par les journalistes. Elle a dénoncé aussi le fait que les responsables de la communication des services de santé, des hôpitaux et des universités ne proposent pas d’infirmières comme source mais les médecins. « D’où l’importance de former des infirmières sur la communication, leur doter des compétences communicatives dans les réseaux sociaux, et leur permettre de communiquer sur les sites propres aux infirmières », a expressément recommandé la prof. Hildegart. Elle a renseigné dans son exposé que « Les infirmières ne disposent pas d’un cadre éthique, déontologique, juridique et institutionnel qui leur donne la sécurité nécessaire pour communiquer dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. » Pour éviter le risque pour la réputation liée à la présence des infirmières dans les réseaux sociaux, elle propose notamment de former des étudiants sur l’utilisation adéquate des réseaux sociaux. La prof. Hildegart à l’ONIC de poser un bon diagnostic : « que communiquons nous en tant qu’infirmières et comment notre profession communique-t-elle à travers l’ordre national des infirmiers du Congo ?» « Chaque infirmière, groupes d’infirmières dans les milieux professionnels, les ordres et collèges d’infirmières, les académies d’infirmières, facultés d’infirmières, syndicats, sociétés et associations scientifiques, doivent communiquer, avec l’utilisation de tous les canaux : face à face ; médias traditionnels ; réseaux sociaux ; médias en ligne », a-t-elle clôturé son exposé tout en invitant les infirmiers et infirmières de passer à l’action. Sous la modération du SG de l’ONIC Floribert NTUMBUDILA, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations et les défis qui bloquent les infirmiers et infirmières de la RDC de communiquer davantage pour redorer l’image de l’infirmière congolaise et promouvoir les soins infirmiers. Signalons par ailleurs qu’avant début de la matinée scientifique, la prof. Dr Hildegart Gonzalez et sa suite, se sont entretenus avec le Président national de l’ONIC André Louis KOMBA DJEKO dans la salle de réunion du Conseil national. Les
Congrès 2025 du CII : Les Associations nationales d’infirmières des pays francophones hausses le ton !
Une session francophone regroupant les associations nationales d’infirmières des pays dont la langue officielle est le « français » s’est tenue le 8 juin en marge de la réunion du CRN, à Helsinki en Finlande. Parmi les participants, les ordres et associations nationales d’infirmières de la RDC, Canada, Liban, Monaco, Suisse, Belgique, France, Mauritanie, Sénégal,… Ensemble, les pays francophones ont voulu partager plus que la langue française, plus les préoccupationscommunes et la compréhension des enjeux pour « faire vivre le français dans le CII.« Les participants ont réfléchi sur la possibilité d’obtenir la traduction des textes en français par les experts afin de faire leurs membres de différents programmes et projets du CII souvent conçus en anglais. Les programmes comme ODENNA(Développement organisationnel des associations nationales d’infirmières), GNLI (Global Nursing Leadership Institute), ne sont pas encore profitables à des milliers d’infirmières et infirmiers des pays francophones du monde entier. Regroupés sous la dénomination : « Les Francophones du CII« , FCII, en sigle , nom donné par le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko à la grande satisfaction des participants, les pays francophones envisagent s’impliquer d’avantage sur la gouvernance du CII. Le FCII plaidera pour l’intégration d’un représentant francophone au sein du Centre d’expertise en leadership du CII, pour disposer des programmes conçus directement en français et non traduits en français et prévoir la révision de plusieurs textes du CII en français. Le FCII va par ailleurs plaider pour que le SIDIIEF, avec qui il compte collaborer, soit accepté comme observateur au sein du CII. Une équipe a été mise en place pour parachever un document qui devra régir le FCII avant d’officialiser son existence et sa reconnaissance par le CII. Signalons que l’anglais est la langue officielle du CII. Les textes du CII sont traduits en français et en espagnol. Le CII compte en son sein 19 pays francophones du monde entier. D’autres pays francophones, surtout d’Afrique (Maghreb) ne sont pas encore membres du CII.
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM
JII2025 : Kinshasa Organisera une Cérémonie de Prestation de Serment !
A l’occasion de la célébration de « Journée Internationale des Infirmières (JII) », lundi le 12 mai 2025, le conseil provincial de l’ONIC Ville de Kinshasa organisera une cérémonie de prestation de serment des infirmiers et infirmières en processus d’inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Cette cérémonie se déroulera dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », et sera précédée par une matinée déontologique, samedi 10 mai, dans le même lieu. Chaque province est également appelée à organiser la cérémonie de prestation de serment le 12 mai 2025, au profit de ses membres nouvellement admis au tableau de l’Ordre, une façon de célébrer la JII2025. Rappelons que le thème de la journée internationale des infirmières de l’année 2025 est : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières pour une économie plus forte. » Cette journée est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. HDM
74ème Session du Comité Régional de l’OMS pour l’Afrique : le CII plaide en faveur d’un Positionnement stratégique des Infirmières !
Le Président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC, André Louis KOMBA DJEKO, a pris part à la soixante-quatorzième session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue du 26 au 30 aout 2024 à Brazzaville, en République du Congo. Cette session a réuni plusieurs pays africains et les partenaires clés au tour du Directeur général de l’organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Dhanom Ghebreyesus, en vue de fournir des ressources essentielles à la santé pour un tout premier cycle d’investissement de l’OMS. Quatorze pays africains ont promis plus de 45 millions de dollars au cycle d’investissement de l’OMS, une initiative lancée il y a trois mois, visant à générer un financement durable pour l’organisation au cœur de l’architecture mondiale de la santé. Ces engagements ont été pris lors d’un sommet du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, au cours duquel les chefs d’Etats et des gouvernements de tout le continent ont souligné l’importance d’investir dans la santé mondiale et de garantir une OMS forte. « Je remercie les Etats membres de la région africaine d’avoir activement soutenu le premier cycle d’investissement de l’OMS afin de mobiliser les ressources prévisibles et flexibles nécessaires à notre travail de base au cours de quatre prochaines années », a déclaré le Dr Tedros, tout en précisant qu’un financement complet et durable permettra à l’OMS de mieux soutenir les pays dans leurs efforts visant à bâtir des populations en meilleure santé, plus résilientes et plus prospères. Il a aussi indiqué que ce financement aidera l’OMS à remplir son mandant et faire progresser les objectifs clés visant à promouvoir, assurer et protéger la santé et le bien-être de tous. Pour sa part, le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a relevé l’importance de chaque engagement et chaque partenariat complet, nécessaire pour parvenir, ensemble, à un avenir où la santé et le bien-être seront accessibles à tous. « Une OMS forte, prévisible et financée de manière durable est essentielle pour notre région et le monde afin de faire face aux multiples menaces sanitaires auxquelles nous sommes confrontées et de soutenir la prévention des maladies sur la base des nombreuses données dont nous disposons », a-t-il dit. Elle a passé, lors de ce sommet, le flambeau au Dr Faustine Anglebert Ndugulile de la Tanzanie, désigné prochain Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Dans sa prise de parole, le président de l’ONIC qui a eu l’honneur de représenter le Conseil international des infirmières (CII) et les plus de 28 millions d’infirmières à travers le monde à ces assises, a remercié le DG de l’OMS pour l’occasion lui accordée et a fait savoir que le CII soutient fermement les actions proposer pour lutter contre le diabète en Afrique où la charge de morbidité est élevée. « Les infirmières jouent un rôle crucial dans la prévention, la gestion et la prise en charge de personnes atteintes de diabète, en particulier dans le cadre du pacte mondial contre le diabète », a-t-il indiqué en précisant que le CII préconise d’intégrer la prévention, le diagnostic précoce et la gestion du diabète dans les soins de santé primaire et d’investir dans le rôle des infirmières spécialisées. Le président KOMBA DJEKO a aussi renseigné que les interventions menées par les infirmières se sont avérées efficaces pour réduire la comorbidité, améliorer les résultats des patients et prévenir les complications. « Le CII plaide en faveur d’un positionnement stratégique des infirmières dans les zones rurales, urbaines, afin de garantir un accès équitable aux soins en leur donnant les moyens de jouer un rôle central dans la prévention et le contrôle des maladies non-transmissibles, améliorant ainsi les résultats en matière de santé mondiale », a-t-il martelé pour clore son intervention. Rappelons que ce cycle d’investissement a été lancé lors de l’Assemblée mondiale de santé, en mai 2024 à Genève. Il vise à générer des contributions flexibles et donc alignées sur la stratégie de l’OMS telle qu’approuvée par ses Etats membres : fournies de manière prévisible au début du cycle budgétaire de 4 ans pour permettre la prise de décisions stratégiques et résilientes dans le sens où elles proviendront d’un ensemble plus large et plus diversifié de donateurs. HDM
Chronique Nursing no5 : La Protection du « Titre d’Infirmier » en RDC : Qui peut Porter la Qualité d’Infirmier au regard de la loi ?
La protection du « Titre d’Infirmier » à travers un mécanisme de réglementation obligatoire assure à la population les soins et services de santé de qualité offerts par un personnel infirmier qualifié et compétent. Le Conseil international des infirmières (CII) est le garant de la protection du « titre d’infirmier » sur le plan international. Dans sa prise de position, il invite tous les pays du monde à mettre en place un système de règlementation obligatoire en vue de protéger le titre d’infirmier. « Le titre d’infirmière doit être protégé par la loi. Il ne devrait être appliqué et utilisé que par les personnes légalement autorisées à se présenter en tant qu’infirmières et à prodiguer des soins infirmiers. » insiste-t-il. Le CII renseigne par ailleurs que le fait de réserver le « titre d’infirmière » aux personnes remplissant les critères légaux renforce les protections publiques en permettant au public de faire une distinction entre les infirmières légalement qualifiées et les autres fournisseurs de soins infirmiers. Il revient donc, au public en général et à tout employeur, de se rassurer que l’infirmier auquel ils font recours pour recevoir les soins de santé, est un infirmier compètent et légalement autorisé à exercer la profession infirmière en RDC. Car n’importe qui peut se présenter en qualité d’infirmier, et prétendre prodiguer les soins infirmiers. Dans cette optique, l’objectif de la restriction de l’utilisation du « titre d’infirmière » est de protéger le public des actes de personnes non autorisées à pratiquer en tant qu’infirmières et prétendant prodiguer des services de santé qui sont l’apanage des infirmières. Les personnes qui usent de manière légitime le « titre d’infirmière » sont responsables, à titre individuel, de leurs compétences et de leurs actes. Elles doivent respecter les codes professionnels de pratique, les codes déontologiques et de conduite, outre les normes, lois et règlements qui orientent la pratique infirmière. Tandis que sans protection formelle de ce titre, n’importe quelle personne ne détenant pas les qualifications exigées ou ne faisant pas la preuve de la compétence nécessaire, peut se présenter en tant qu’infirmière et exercer dangereusement la profession infirmière. En République Démocratique du Congo, plusieurs personnes se font appeler infirmier, et exercent la profession infirmière sans en avoir ni qualifications, ni compétences, et sans être autorisées par la loi. Certains employeurs et la population ne s’empêchent de recourir aux services d’un infirmier non-autorisé d’exercer la profession infirmière. Cette situation est à la base des pratiques dangereuses occasionnant des intoxications médicamenteuses, des handicaps physiques et d’euthanasies involontaires dont sont coupables des charlatans usurpant le « titre d’infirmier », surtout dans les milieux rural et semi-urbain. La protection du « titre d’infirmier » en RDC est l’apanage du Conseil national de l’Ordre des infirmiers, au regard de la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre national des infirmiers. Cette loi réserve l’exercice de la profession infirmière aux celles infirmières et infirmiers inscrits au tableau de l’ordre. « Nul ne peut exercer la profession infirmière s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre », précise-t-elle à son article cinq. L’utilisation du personnel infirmier par un employeur, tant du secteur public que privé, est également astreinte à son inscription au tableau de l’ordre des infirmiers comme le stipule l’arrêté du ministre de la santé publique en la matière. Malheureusement, l’Administration publique respecte de moins en moins ces dispositions de la loi sus évoquée et de l’arrêté ministériel sur l’utilisation du personnel infirmier. Et le secteur privé ne fait pas exception. Certaines structures de soins de santé en RDC, publique ou privée, continuent d’utiliser des personnes non-qualifiées et non-autorisées d’exercer la profession infirmière, portant abusivement le « titre d’infirmier », au mépris des dispositions de la loi sus évoquée. Toutefois, l’Ordre entant que personne morale peut ester en justice toute personne usurpant le « titre d’infirmier », et tout employeur recourant aux services d’un infirmier non-autorisé à exercer la profession infirmière. L’Ordre devra également s’impliquer sur l’élaboration des programmes de formation et d’évaluation des infirmiers, et organiser des formations continues obligatoires pour maintenir et actualiser les compétences des infirmières et infirmiers autorisés. A ce sujet, il doit conclure des partenariats avec les ministères chargés d’organisations de la formation des infirmiers d’une part, et avec les écoles de formation des infirmiers, d’autre part. Il revient également à chaque infirmier et infirmière, comme le prévoit les articles 59 et 60 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC, de ne pas autoriser une personne non inscrite au tableau de l’Ordre à exercer une activité réservée aux infirmiers, ni de l’aider ou l’inciter à le faire. De plus, il ne doit pas l’autoriser d’utiliser le « titre d’infirmier. » Au contraire, l’infirmier a l’obligation de dénoncer auprès du Conseil de l’Ordre de sa juridiction, toute personne qui se livre à l’exercice illégal de la profession infirmière. Notons enfin que, l’utilisation illégale du « titre d’infirmière » doit être sanctionnée par des actions civiles, pénales ou administratives contre les personnes qui s’en rendent responsables et celles qui les y auront aidées. HDM