Dans le cadre du projet d’appui aux associations professionnelles de santé (APS) financé par la Fondation Gâte et mis en œuvre par Enda-Santé, l’Ordre national des infirmiers (ONIC), en collaboration avec le programme élargir de la vaccination (PEV), a organisé ce jeudi 14 mai, un atelier de contextualisation des messages de sensibilisation et de plaidoyer pour soutenir la vaccination des enfants en RDC. Cet atelier s’est déroulé dans la salle des réunions de la direction générale du PEV, située sur l’avenue de la justice dans la commune de la Gombe. Une délégation de l’ONIC, point focal de ce projet, conduite par la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a pris part à cet atelier au côté de l’équipe d’accompagnement du PEV et le représentant de l’ENDA-Santé, partenaire clé de ce projet qui vise l’augmentation du taux de la couverture vaccinale en PCV13 et ROTARIX. Dans son mot d’ouverture, le chef de division, représentant du directeur général du PEV, a salué l’implication des infirmiers dans les efforts visant à augmenter la couverture vaccinale en RDC afin de garantir la santé des enfants. « Cet atelier vise à revisiter et adapter les messages de plaidoyer, d’une part et les messages de sensibilisation des infirmiers afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle lors des campagnes de vaccination », a-t-il indiqué, tout en précisant que ces messages vont encourager ceux qui hésitent encore, à adhérer à la vaccination. Il a souligné sur les rôles d’informateur, d’éducateur et de communicateur que joue l’infirmier pendant la vaccination, et également le rôle de relais communautaire qui inspire confiance auprès de la population. Partant du rôle que joue l’infirmier dans le système de santé, le chef de division a justifié la raison pour laquelle PEV trouve opportun de sensibiliser les partenaires non traditionnels pour atteindre son objectif de faire remonter le taux de la couverture vaccinale, récupérer les enfants zéro dose et sous vaccinés en RDC. « En visant la sensibilisation des infirmiers, nous disposons d’un champ plus large pour mobiliser la population à adhérer à la vaccination », a-t-il martelé. Il a enfin invité les participants à mettre en place des outils nécessaires pour renforcer le leadership de l’infirmier au sein de sa communauté. Pour sa part, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, a précisé que l’initiative de mener un plaidoyer pour augmenter la couverture vaccinale découle des résultats d’une enquête sur la vaccination dans la ville de Kinshasa. Les conclusions de cette enquête, a-t-elle précisé, ont révélé des problèmes majeurs liés à certains vaccins. Après les discours d’orientation des officiels du PEV et de l’ONIC, les travaux proprement dite de l’atelier ont démarré par deux présentations, avant d’entamer l’analyse des messages de plaidoyer et de sensibilisation. La première présentation sur le PEV a tourné autour des aspects juridiques et règlementaires de ce programme, du calendrier vaccinal et la carte Merci. La mission principale du PEV étant de contribuer au bien-être des enfants, des femmes enceintes et des adultes par la vaccination, son objectif est également de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale. La première vice-présidente de l’ONIC a dans sa présentation succincte loué les efforts structurants de l’ONIC visant à améliorer la qualité des soins et services offerts à la population en général et sa détermination à soutenir la vaccination des enfants contre les maladies infectieuses évitables par la vaccination, par des plaidoyers aux autorités politiques et administratives, et aussi par la sensibilisation des infirmiers. Elle a rappelé le thème de plaidoyer (sauvons nos enfants par la vaccination PCV13 et ROTARIX), ainsi que les objectifs de changement attendus au terme de ce projet. A propos de l’analyse des messages, les participants se sont convenus de retenir deux messages clés en rapport avec la sensibilisation des infirmiers et les leaders d’opinion. Par contre, un document technique devant permettre de mener à bien des plaidoyers auprès de décideurs sera élaboré très prochainement. Le point focal d’Enda-Santé RDC, a salué la collaboration entre ONIC et PEV, qui facilitera l’implication dans les activités de la vaccination, dans la sensibilisation de la population. « En tant que partenaire, nous souhaitons que les infirmiers soient pleinement associés et sensibilisés à un niveau plus élevé dans toutes les activités liées à la vaccination, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC », a-t-il déclaré. Toutes les parties prenantes de ce projet sont invitées à plus de détermination pour garantir la santé et le bien-être des enfants Congolais, grâce à une meilleure couverture vaccinale. #Onicom.
ONIC-RDC : Renforcement des capacités de Directeurs et Directrices de Nursing en leadership transformationnel !
Une session de formation en leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la Couverture Sanitaire Universelle s’est tenue ce samedi 9 mai à la Maison de l’infirmière, en faveur des Directeurs et Directrices de Nursing. C’est dans le cadre des activités liées à la célébration de la journée internationale que le Conseil national de l’ONIC, sous la coordination de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a organisé cette formation en vue de renforcement des capacités de Directeurs de soins en leadership. Au total, 85 Directeurs et Directrices de Nursing des hôpitaux de Kinshasa et du Kongo Central ont participé à cette session de formation. Dans son mot de circonstance, le président du Conseil national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a exhorté les Directeurs de nursing de redorer l’image de leur fonction. » Le DN doit maîtriser tous les aspects de l’hôpital, y compris la situation des stagiaires », a-t-il déclaré, tout en précisant que tout le monde ne peut pas devenir directeur de soins. Il a regretté le fait que plusieurs DN soient complexés devant d’autres membres de l’équipe de gestion de l’hôpital. Le Président a dénoncé la gestion de l’argent payé par les stagiaires, pourtant plusieurs hôpitaux sont dépourvus de thermomètres, voire de tensiomètre. En ce qui concerne la célébration de la journée internationale des infirmières, le président KOMBA a renseigné sur le report de l’activité principale programmée pour cette journée, suite au retard d’acquisition des matériels nécessaires. Il s’agit notamment de l’activité de » Découverte des maladies chroniques dans communauté « . « Cette activité est ramenée au 31 juillet, journée de l’infirmière Congolaise, et se déroulera dans les points chauds de la capitale, autour des hôpitaux et à la Maison de l’infirmière », a-t-il précisé. Le Président a par ailleurs, confirmé la tenue du processus de désignation du nouveau comité national du Cercle des Directeurs de nursing de la RDC, *CN-CDS* en sigle. Il a reconnu à cet effet que rien n’a marché avec l’ancien comité, tout en insistant sur le changement qu’il attend avec le nouveau comité à qui il a promis l’accompagnement de l’Ordre, sans que cela ne soit l’imposition d’une ligne de conduite dans les hôpitaux. L’unique orateur de cette session de formation, le Docteur Michel MUVUDI, expert à la banque mondiale zone Afrique et coach, a déroulé son thème, leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la CSU, en deux parties essentielles. Il a d’abord rappelé les notions de la mise en œuvre de la CSU en épinglant le cas de la RDC avec l’effectivité de la maternité gratuite et les soins de nouveau-nés. Les défis à relever, surtout en termes de prise en compte du multi sectorialisme des interventions et l’implication des principaux acteurs ont été abordés. » Trois éléments essentiels sont à retenir sur la réussite de la mise en œuvre de la CSU, à savoir la population couverte, le paquet de services de qualité et la réduction du coût de soins », a-t-il souligné en instant sur les rôles des acteurs dans la réussite du projet CSU, notamment les capacités en leadership qui peuvent influencer les réformes en cours. Il a ensuite, en rapport avec le leadership transformationnel, souligné l’importance pour les Directeurs et Directrices de Nursing d’incarner un vrai Leadership transformationnel pour l’amélioration de la qualité de soins et services offerts à la population. « Le leadership infirmière est sollicité pour gérer les personnes avec leurs réactions, organiser les paquets de services de qualité, et de faire respecter les coûts de soins. » A-t-il indiqué. « Pas de soins de qualité sans les infirmiers de qualité. Parce que les infirmiers sont au cœur de l’organisation de tout système de soins de santé « , a rappelé dr Michel. Il a souligné par ailleurs qu’un Leadership fort est nécessaire à l’engagement des parties prenantes pour la réussite de toute réforme, y compris la CSU. L’orateur a expliqué comment leadership est un contrat dont le leader doit d’abord résoudre les problèmes de ceux qui le suivent. Ainsi la réussite d’un leader dépend de ses capacités à trouver des solutions aux problèmes de ses collaborateurs. Pour y parvenir, il y a des prix à payer par le leader, notamment les prix de l’ignorance de ses capacités, des accusations, de la disgrâce, du complexe d’infériorité, de l’égoïsme et du sacrifice. L’orateur a insisté sur l’importance d’une vision claire coulé sur un plan stratégique que chaque directeur de soins doit avoir pour sa structure. Ainsi le respect de la réglementation en vigueur et les principes inhérents au leadership transformationnel. Faisant d’une pierre deux coups, le Conseil national a profité de l’occasion pour mettre en place un CN-CDS. C’est le Secrétaire général adjoint de l’ONIC, *Simple KASHALA*, qui a conduit le processus de désignation de cinq membres du *Comité National du Cercle des Directeurs de Soins, CN-CDS en sigle*. Sur 9 candidatures réceptionnées par la commission ad-hoc, cinq membres ont été désignés par consensus. Au regard de leurs noms et fonctions, le *CN-CDS* se présente de la manière ci-après : 1. Président : *DIANKEYILA KABUTAKO Guy*, DN du CHUR (Centre hospitalier universitaire de la renaissance, ex. Maman Yemo); 2. 1er Vice-président en charge des structures étatiques: *KITAPINDU BLAISE*, DN de l’Hôpital Roi Baudouin ; 3. 2 ème vice-présidente en charge des structures privées : *MYANDE MBOMBO Gina*: DN de l’Hôpital Monkolo; 4. Secrétaire : *YEMBESE WAWEY-ha*: DN de Centre Hospitalier ANR; 5. Trésorière : *KAPINGA NKONGOLO Madeleine*, DN du Centre Hospitalier Kimbondo. Ce comité dont le mandat est de cinq ans, sera installé le 12 mai, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’infirmière. Le nouveau *CN-CDS* est très attendu pour redorer le blason de la Direction de Nursing, pilier essentiel de l’amélioration de la qualité de soins dans les établissements de soins de santé, en faisant preuve du leadership transformationnel. Son bon fonctionnement permettra la visibilité de la fonction de Directeur de soins tant sur le plan national que régional et aidera au renforcement des compétences de ses membres.
Violence envers les Patients, que dit le Code de Déontologie de la Profession Infirmière en RDC !
La violence physique et psychologique dont a été victime une accouchée en post-partum immédiat de la part d’un médecin généraliste de l’hôpital Général de Référence soulève des questions d’ordre ethnique et déontologique appliquées dans les milieux de soins auxquelles tout professionnel de santé est appelé à ce remettre en cause. Tout acte de soins nécessite une réflexion éthique, et devrait répondre aux principes de bienfaisance et de la non malfaisance. Cela exige l’humanisation de soins de santé offerts à la population de toutes tendances confondues.Le patient qui est au centre de soins de santé est pourvu de ses droits et devoirs. Le droit à la douleur étant garantie, le professionnel de santé doit utiliser tous les moyens à sa disposition pour atténuer voire supprimer la douleur pendant les soins ou auprès d’un patient porteur d’une maladie chronique. « Aucune douleur ne peut être infligée à un patient, qu’il soit conscient ou inconscient », dit-on. La profession infirmière étant la colonne vertébrale des systèmes de santé, est confrontée à plusieurs réalités de soins. En majorité, les infirmières de la RDC exercent leur profession dans un environnement précaire qui les expose à des violations d’ordre ethnique et déontologique. L’exercice de cette profession est pourtant basé sur les valeurs de référence tel que inscrites à l’article 9 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Ce code a été élaboré pour qu’il serve de boussole qui guide l’infirmier au quotidien.Les valeurs de référence de l’infirmier placent le patient au cœur de soins. Le respect de la dignité de la personne humaine, l’humanité, l’intégralité et la bientraitance, sont ces quelques valeurs fondamentales que l’infirmier est tenu de respecter en toutes circonstances dans l’intérêt du malade. Ce code interdit, dans son article 21, à l’infirmière de faire preuve de violence physique, verbale ou psychologique envers le malade. L’article 40 renchérit que l’infirmière ne peut pas avoir un comportement intimidant ou menaçant susceptible de compromettre la qualité des soins ou la confiance du malade ou du public envers sa profession. Aussi, toutes sortes de harcèlement, d’intimidation ou de menace vis-à-vis du bénéficiaire de soins sont également à éviter (article 65). En ce qui concerne le filmage ou la prise d’images dans les milieux de soins de santé, ainsi que leur publication ou autre utilisation, le code de déontologie de la profession infirmière en RDC est catégorique. Avant de faire un enregistrement audio ou vidéo ou prendre une photo d’un malade, l’infirmier doit au préalable obtenir une autorisation écrite spécifiant l’usage projeté, auprès du concerné ou son représentant légal (art.124). De même, l’infirmière est appelée de s’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes dans les réseaux sociaux au sujet d’un patient en vue de préserver l’obligation de secret professionnel. Il s’assure également que les apprenants et autres collègues sous sa responsabilité, son autorité ou sa supervision, ne divulguent des renseignements de nature confidentielle. L’infirmière qui se vante d’être le seul professionnel de santé qui reste 24h sur 24h au chevet des malades ne doit pas ignorer que la protection de ces derniers lui incombe de plein gré. A cet effet, elle est appelée à prendre toute mesure nécessaire pour protéger l’individu lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donne des soins qui le mettent en danger (art.27). Elle doit également se rappeler son obligation de porter secours en cas d’urgence à toute personne en danger, patient y compris, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et de ses moyens. L’Ordre national des infirmiers (ONIC) dont l’une des missions principales est la défense de l’honneur de profession infirmière, dans son code, il exige à chaque infirmier, dans sa vie professionnelle ou privée, d’honorer et de faire honorer sa profession en faisant preuve d’une haute moralité et d’une grande dignité (art. 83). L’ignorance de toutes ces dispositions du code de déontologie de la profession infirmière expose son auteur à des sanctions disciplinaires et judiciaires. L’infirmier doit toujours se rappeler son devoir d’administrer à son malade des soins attentifs et consciencieux et qu’il doit répondre civilement, pénalement et disciplinairement de ses actes (art. 11). L’évènement malheureux mettant en scène la violence physique et psychologique d’un médecin à l’endroit d’une accouchée refusant une suture à vif doit interpeller tout professionnel de santé sur la stricte application du code de déontologie dans les milieux de soins, d’une part. D’autres part, l’autorité sanitaire doit correctement faire son travail en veillant sur le bon fonctionnement des hôpitaux publics et privés, et sur l’amélioration des conditions de travail et sociales des professionnels de santé.
Casio 2025 Kinshasa- RDC : Clôture des Travaux Sanctionnée par une Déclaration dite de Kinshasa !
Clôture avec faste des travaux de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), ce samedi 29 novembre dans la salle de spectacle du Centre culturel et artistique. C’est le Président du comité international d’organisation du Casio, André Louis KOMBA Djeko président de l’ONIC, et le président de l’Ordre des sages-femmes Ambrockka KABEYA qui ont conjointement lu le message de clôture de ce grand rendez-vous scientifique et culturel. « Nous présidents de l’Ordre des infirmiers et de l’Ordre des sages-femmes déclarons clos les travaux de la troisième édition du Casio2025. », ont-ils déclaré. Durant quatre jours, soit du 26 au 29 novembre, ce colloque qui a connu la participation de plus de deux mille participants, infirmières et sages-femmes, enseignants et étudiants, ressortissants de dix-sept pays africains d’expression française et de vingt-six provinces de la RDC, a été un rendez-vous scientifique et culturel de haut niveau. Des ateliers du premier jour organisés dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, à la cérémonie d’ouverture officielle par le ministre de la santé publique, aux panels et focus groupe en passant par les conférences en plénière animées par les professeurs et autres experts au Centre culturel et artistique les trois derniers jours, la qualité des échanges a été la motivation principale des organisateurs. Dans son rapport synthèse, le comité scientifique a fait état d’un bilan élogieux de ce colloque sur le plan scientifique. Au total, cent soixante contributions orales et en posters ont été analysées pendant ce colloque, marquant la diversité des problématiques abordées autour de sept axes stratégiques. Ces contributions ont mis en évidence les défis liés à la formation continue, au financement de la recherche, à l’intégration des technologies numériques, au manque de protocoles contextualisés, ainsi qu’à l’insuffisante valorisation de l’infirmier et sage-femme dans les politiques de la santé. Il a été retenu lors de ce colloque que l’engagement des infirmières et sages-femmes dans la dynamique de la CSU tout en rappelant une mobilisation collective autour de la qualité de soins, dans les différentes prises de parole. Les différentes conférences ont démontré la problématique générale du colloque en examinant les enjeux contemporains de la couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. La contribution historique et actuelle des professions infirmière et Obstétricale, les principaux défis structurelles, de ressources humaines de qualité, accessibilité et équité, mais aussi les opportunités d’innovations, de leadership et de recherche. Le renforcement des compétences clinique, pédagogique et managériale, mais aussi éthique. Les ateliers et les panels en focus groupe ont permis de relevés les aspects suivants : Un Slogan a été retenu lors du Casio 2025, à savoir: « Un hôpital qui recherche est un hôpital qui progresse. » Ainsi faisons de nos hôpitaux un espace d’apprentissage et de transformation a-t-il recommandé. Cette troisième édition du Casio dont le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle », a permis aux organisations professionnelles des infirmiers et sages-femmes de l’Afrique francophone de réfléchir sur leur avenir, en termes de la formation et des conditions socio-professionnelles. La déclaration de Kinshasa ! Le président de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, monsieur SAWADOGO Bonvouila, a lu une « déclaration dite de Kinshasa. » devant sanctionner la fin des travaux de la troisième édition du Casio. Il ressort de cette déclaration la prise de position de dix-sept pays africains d’expression française ayant participé à ce colloque, face aux multiples enjeux organisationnels et professionnels. Les points ci-après sont à retenir : Casio c’est aussi la musique et le Zango ! Casio2025 a été également un rendez-vous culturel. L’artiste musicien Burkinabè a électrisé la salle avec une chanson dédiée à la paix dans l’est de la RDC et dans tous les pays africains. Un match de Nzango a opposé les deux Congo. Une belle initiative de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville pour divertir les participants. Un match nul de deux buts partout a départagé les deux équipes sous les applaudissements nourris de la salle. Cette dernière journée a été marquée également par la remise symbolique des brevets et clés USB aux délégués des pays étrangers, à tous les orateurs et aux délégués des différentes provinces de la RDC ayant participé au Casio 2025. Casio2025 ferme ses portes, et après ? La quatrième édition du Casio sera organisée en novembre 2026 au Sénégal. Dakar a été choisi à l’unanimité par les représentants de chaque délégation des pays membres au cours d’un vote organisé la veille. La représentante de l’association des infirmiers et infirmières du Sénégal s’est dit très honorée d’avoir remporté cette élection. « Je suis tellement émue et fière aujourd’hui. C’est un honneur pour moi de représenter le Sénégal. C’est une grande joie et une profonde gratitude que nous vous accueillons au Sénégal, pays de la teranga. Nous sommes honorés de vous recevoir dans notre pays connu pour son hospitalité légendaire et son riche patrimoine. » A-t-elle déclaré. Et de renchérir : « Nous sommes également ravis de vous accueillir, de discuter avec vous les avancées dans le domaine de la santé et de partager nos expériences et nos connaissances pour améliorer les soins de santé pour tous. Nous sommes heureux de vous accueillir au pays de la teranga. Vive la santé pour tous. » Une soirée dansante organisée à l’honneur des délégués africains et provinciaux a lieu dans la salle historique « le Carrefour ». Signalons que lors de la quatrième et dernière journée du Casio, 589 infirmiers et infirmières ont prêté serment devant le président du conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Casio 2025 est une victoire totale en termes de mobilisation des participants, de la qualité scientifique des différentes présentations orales et en posters. Les participants tant nationaux qu’étrangers se sont dits satisfaits d’avoir participer activement à ce colloque qui marquera l’histoire de la profession infirmière en RDC. #onicom
ONIC Perd l’un de ses piliers, le Deuxième Vice-président du Conseil national !
Décédé jeudi 11 septembre 2025 à Bruxelles, le deuxième vice-président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), Marcel Baroani Bunzuki a été inhumé ce samedi 27 septembre au cimetière de nécropole entre ciel et terre, après les hommages mérités de la communauté infirmière. L’annonce de ce décès a été faite par le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, dans un message WhatsApp, partagé dans le forum du conseil national. « Nous avons la douleur et la tristesse de vous annoncer le décès à Bruxelles de notre collègue Marcel Baroani, deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC », a-t-il posté, visiblement en larmes au vu du sticker utilisé. Cette nouvelle a été accueillie comme un coup de tonnerre dans la communauté infirmière, déclenchant une salve de réactions de regrets et de tristesse. Plusieurs messages de condoléances émanant de toutes les plateformes d’information de l’ONIC, ont été adressés à l’endroit de sa famille biologique et à l’ensemble de la communauté infirmière de la RDC. Le corps de l’illustre disparu est arrivé jeudi 25 septembre dans la soirée, à bord de Bruxelles Airlines et était gardé à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire. Le programme des obsèques tel qu’établi par le comité organisateur, composé des délégués de l’ONIC, de l’INPESS (institut national pilote de l’enseignement et du secrétariat général de la santé, prévoyait une veillée mortuaire qui s’est déroulée dans la salle Okapi de l’INPESS, vendredi 26 septembre. Prière, témoignages et animation musicale ont caractérisé cette soirée de méditation en présence de plusieurs personnalités de différents horizons. La sortie du corps de la morgue du cinquantenaire accompagné par une escorte policière ainsi que les éléments de Likonzi protection est intervenu dans l’intimité en présence de seuls membres de sa famille biologique. Arrivé au lieu des obsèques, le corps du Directeur General de l’INPESS, Marcel Baroani a été accueilli sous les applaudissements nourris, par plusieurs colonnes des apprenantes de l’INPESS vêtues en blouse blanche, en présence du président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko et le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin Kandala. Dans la salle Okapi magnifiquement décorée, où l’attendait une importante communauté infirmière en uniforme de l’ONIC, et plusieurs autres personnalités politico-administratives, amis et connaissances, l’entrée du cercueil rose où gisait le corps du deuxième vice-président de l’ONIC a été salué par les applaudissements nourris en l’honneur du défunt. Après une série de témoignages frappants, le dépôt de gerbes de fleurs, s’en est suivi les différents mots de circonstance. D’abord celui des apprenants de l’INPESS qui ont salué la mémoire de ce grand directeur qu’ils considéraient comme un père de famille compatissant. Ses enfants biologiques et ses petits-fils ont exprimé leur attachement à un père et grand-père aimable et très attentionné qu’ils n’oublieront jamais. Dans la foulée, le directeur de la sixième direction chargée de l’enseignement de sciences de la santé, Josué Bapitani a, au nom de sa hiérarchie annoncé que la salle Okapi de l’INPESS sera désormais renommée « Salle Marcel Baroani. » Une façon d’immortaliser la mémoire du premier DG de l’INPESS, grand serviteur de la jeunesse infirmière qui a beaucoup œuvré dans la formation de cette dernière. Le moment le plus émotif fut la cérémonie du retrait de son numéro d’Ordre par le conseil de l’ONIC. Toute la communauté infirmière, habillée en pagne de l’ONIC, avec à sa tête le président national André Louis KOMBA, a été invitée au tour du cercueil de leur regretté confrère Marcel Baroani, pour lui rendre un dernier hommage et assisté au retrait de son numéro d’ordre et au déliement de son serment. A la manœuvre, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA MAYAMA, qui a prononcé un discours circonstanciel, rappelant le parcours professionnel de l’illustre disparu avant de procéder au déliement du serment et au retrait de son numéro d’ordre, tout en plaçant une blouse blanche sur son cercueil, symbole de la sainteté de son âme. « Nous nous sommes réunis ce samedi 27 septembre 2025, jour solennel et chargé d’émotions, pour rendre un ultime hommage à notre confrère, le deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC, monsieur Marcel Baroani Bunzuki qui nous a quitté brutalement le 11 septembre dernier à Bruxelles de suite d’une maladie », a-t-il déclaré d’un ton émouvant au début de son discours. « Tu as illustré par un parcours magnifique. De par ta formation, tu es passé d’un infirmier de base au sommet, ce qui témoigne une volonté inébranlable de se former, d’apprendre et de se perfectionner tout au long de ta vie professionnelle. De l’exercice professionnel, tu as pu gravure des échelons avec exemplarité, passant du rôle d’exécutant sur terrain à celui du directeur, et assumant des responsabilités de plus en plus grandes avec rigueur, compétences, loyauté et humanisme. » A-t-il rappelé. « Enseignant de formation, toujours soucieux d’encadrer la jeunesse infirmière, ta carrière illustre la merveille, la progression possible au sein de notre noble profession », a-t-il ajouté en faisant allusion à son engagement, sa passion et sa volonté de servir. « Deuxième vice-président du Conseil national des infirmiers, tu étais non seulement un pilier pour l’Ordre des infirmiers, mais aussi un modèle pour les jeunes générations infirmières Congolaises ». A-t-il précisé. « Tu as toujours défendu avec courage et intégrité les valeurs qui nous unissent : le respect de la vie, la dignité du patient, la déontologie professionnelle dans son ensemble et le sens du devoir. » « Ton départ brutal laisse un vide au sein de notre communauté professionnelle, mais ton héritage demeurera à jamais vivant par les principes que tu as incarné et transmis. » A-t-il renchérit. « Aujourd’hui en procédant au déliement de ton serment, nous témoignons notre reconnaissance et nous nous engageons à notre tour à perpétrer ton exemple, à continuer ton combat pour l’existence et la dignité de la profession infirmière en RDC. » A déclaré le président provincial. « A ce moment de recueillement, nous te souviendrons non seulement comme un collègue émérite, mais aussi comme un frère fidèle, toujours prêt à tendre la main, à écouter et à soutenir. Ton
CASIO-2025 Kinshasa-RDC: Infirmiers et Sages-femmes formés sur la Rédaction d’un Résumé de Recherche Scientifique!
Clôture ce vendredi 15 août de l’atelier de formation des infirmiers et sage-femmes sur « Comment rédiger un résumé de recherche en sciences infirmières et en sciences obstétricales des communications orales et affichées (posters) lors des congrès /colloques scientifiques » C’est depuis lundi 11 août que cet atelier a débuté dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, avec comme participants, les infirmiers et sage-femmes chercheurs dans leur domaine d’exercice, venus essentiellement de la ville de Kinshasa et du Kongo Central . Dans son mot d’ouverture, le président du national de l’Ordre des Infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), André Louis KOMBA DJEKO, a invité les participants de suivre avec beaucoup d’intérêt les différentes présentations en vie de maximiser le nombre de résumés des orateurs Congolais qui seront retenus par la comité scientifique internationale, à l’occasion du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, CASIO en sigle. Il a également salué la présence à Kinshasa, du professeur André OTTI, orateur unique de cet atelier hautement scientifique . Durant cinq jours d’affilée, les participants ont été formés sur la meilleure façon de rédiger un résumé scientifique de recherche en respectant les normes en vigueur. Aussi, un rappel sur la méthodologie de la recherche scientifique a fait l’objet de cette formation de cadres. A l’issue de cet atelier, le professeur André OTTI, maître-assistant des universités du Cames, certifié en méthodologie de la recherche scientifique, facilitateur principal et unique, a pu accompagné chaque participant de rédiger son propre résumé scientifiquement acceptable. Le contexte de cet atelier cadre avec l’organisation de la troisième édition du CASIO à Kinshasa, après la première édition à Abidjan et la deuxième édition à Ouagadougou. « Quant on parle d’un colloque international, il y a deux indicateurs importants à prendre en compte : le nombre de communications scientifiques du pays organisateur, et la qualité scientifique de ces communications », a déclaré le prof OTTI pour justifier l’enjeu de cet atelier de formation . « Il s’agit d’une formation qui vise à renforcer les capacités techniques et rédactionnelles de collègues infirmiers et sage-femmes de la RDC sur comment rédiger un résumé des communications pour faire des présentations au niveau des colloques, des congrès et des rencontres scientifiques. En matière du contenu, nous avons montré aux collègues comment on fait l’écriture scientifique d’un résumé, le titre, les auteurs et leurs affiliations, l’introduction, la méthode, les résultats, la discussion et la conclusion, et surtout l’implication de l’étude sur la pratique.», a-t-il expliqué, tout en précisant qu’après cet atelier de formation, les participants sont à mesure, en suivant un plan bien détaillé,de produire un résumé de communication de meilleure qualité pour le CASIO 2025. Il a par ailleurs félicité l’ONIC pour avoir construit un siège digne et à la grandeur de l’immensité de la profession infirmière. « J’ai été sidéré en visitant pour la première fois le siège de l’ONIC. Je peux le dire sans flatter que vous avez innové. Quand c’est bon, il faut avoir du courage de le reconnaître. C’est une première en Afrique. Vous avez un bâtiment qui sort de l’ordinaire, un modèle à suivre pour le Bénin et surtout que c’est grâce aux contributions financières des infirmiers et infirmières que vous avez pu construire ce monument. » a-t-il souligné en promettant devenir apprendre à l’école de l’ONIC. Il a par ailleurs remercié les organisateurs pour l’accueil lui réservé, et les participants pour avoir remarqué en eux, une motivation intrinsèque, et un sentiment d’auto efficacité, une preuve d’acceptation de cet accompagnement. Le professeur OTTI s’est enfin engagé de continuer son accompagnement à distance pour que chaque participant ait un résumé issu d’une production de bonne qualité. Les participants à cet atelier de formation se sont confiés à notre micro. Leurs réactions reflètent l’importance accordée à cet atelier. « nous avons des sentiments de satisfaction par rapport à notre participation à cet atelier. C’est une opportunité qui nous a permis de renforcer nos compétences dans le domaine de la recherche en santé. C’était un moment d’apprentissage et de partage d’expérience. À cette étape nous pourrons dire que la qualité de nos productions sera fiable que dans le passé. Nous sommes réarmés de valoriser et améliorer la qualité de soins que nous prodiguons à la communauté.», a déclaré l’un des participants,Prospère NGONGO, CT à l’université pédagogique nationale. Il n’a pas manqué de remercier l’organisateur de cet atelier, à savoir le président national de l’ONIC, KOMBA DJEKO. En ce qui concerne Casio2025: « Après cette ouverture au portail international, nous comptons avoir plus de 70% des productions soumises et acceptées. », a-t-il ajouté. De son côté, madame infirmière Odette MWAMBA, l’une des participantes à cet atelier de formation, a également exprimé ses impressions positives : « ce sont des moments très forts que nous venons de passer ensemble durant cinq jours. Nous nous sommes rappelés quelques principes qui régissent la recherche scientifique, et avec l’évolution de la science , une mise à jour s’est avérée très importante. Nous avons appris beaucoup de choses qui nous permettent de changer notre façon d’aborder la recherche scientifique.» a-t-elle souligné. « je vous avoue que c’est un scientifique complet que j’ai pu découvrir . Je le connaissais depuis longtemps pour l’avoir rencontré plus d’une fois à l’extérieur du pays, et je le dis sans complaisance, le président n’avait pas tort de pouvoir l’inviter.» a renchéri madame Odette à propos du facilitateur, professeur OTTI. Madame Odette,infirmière et député nationale honoraire, n’a pas manqué de dire un mot à l’endroit du président national de l’ONIC. « Il ne peut pas rester dans une autosuffisance. C’est tout chemin à parcourir, parce que les infirmières Congolaises attendent encore beaucoup de choses de lui. CASIO est un début de ces grandes réalisations à venir. Je l’invite à se tenir debout, courageux, et d’aller de l’avant en ayant en tête que la profession infirmière et la pratique sage-femme,ensemble, ont de défis de notre population que nous devons relever en commençant par la formation des prestataires.» a-t-elle dit. Le président national s’est dit très heureux de l’arrivée du prof OTTI à Kinshasa. «Merci prof, c’était un coût de hasard. Nous sommes venus au à
CII : Le nouveau Conseil d’administration du CII affiche complet, l’Afrique bien positionnée !
Le Conseil des représentants des associations nationales d’infirmières (CRN) a élu un nouveau Conseil d’administration et un nouveau président du Conseil international des infirmières (CII) lors de sa session 2025 tenue à Helsinki en Finlande, du 7 au 9 juin dernier. Comme mentionné dans l’ordre du jour du CRN, l’élection de Onze nouveaux membres du Conseil d’administration et du président du CII s’est déroulé le deuxième jour du CRN, le 8 juin dans la salle 101 du complexe Messukeskus et le résultat a été annoncé le 9 juin, le jour de la clôture de la session. Élus par les représentants officiels des associations nationales d’infirmières pour un mandat de quatre ans, les nouveaux membres du CA ont été présentés à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès 2025, le 13 juin dans la salle de spectacle de Messukeskus. Pour afficher complet, les membres du CA ont élu au second degré les trois vice-présidentes du CII qui vont composer avec le président, le comité exécutif du CII, orange de gestion quotidienne du CII selon les dispositions ses statuts. Ont été élues vice-présidentes au regard de leurs noms, fonctions et régions d’origine, les personnes ci-après : Première vice-présidente : Sineva Maria Ribeiro, qui représente la région Europe du Nord et de l’Est au conseil d’administration du CII. Deuxième vice-présidente : Megumi Yamaura-Teshima, qui représente la région Asie au conseil d’administration du CII. Troisième vice-présidente : Perpetual Ofori-Ampofo, qui représente la région Afrique au conseil d’administration du CII. Le président et les trois vice-présidentes du CII forment le comité exécutif du conseil d’administration, qui veille à la bonne marche des activités entre les réunions de ce dernier et le conseille sur les priorités stratégiques et les questions financières. Les trois candidates élues se sont exprimées pour afficher leur satisfaction et leur engagement pour la tâche à accomplir. Sineva Maria Ribeiro, élue première vice-présidente du CII, est actuellementprésidente de l’Organisation virtuelle commune des infirmières suédoises pour le travail international (JSNO) et présidente de l’Association suédoise des professionnels de la santé depuis 2011. « Je m’engage à renforcer le CII et toutes les associations nationales d’infirmières afin qu’elles soient la voix des infirmières dans le monde et représentent les soins infirmiers en tant que porte-parole pour le leadership, l’amélioration des conditions de travail, l’éducation et de meilleurs soins pour tous. Il est important d’accroître la voix et l’influence des infirmières dans le monde, ce qui nécessite un travail stratégique pour atteindre nos objectifs, et j’espère voir le CII se développer afin que nous puissions accroître l’influence des soins infirmiers. », a-t-elle déclaré. Elue deuxième vice-présidente du CII, Megumi Yamaura-Teshima, est actuellement vice-présidente et professeure à l’Université de santé de Tokyo, et a occupé plusieurs postes au sein de l’Association japonaise des infirmières, notamment celui de conseillère stratégique mondiale. « Après un mandat fructueux au sein du précédent conseil d’administration du CII, je suis ravie et honorée de continuer à servir dans cette nouvelle fonction de deuxième vice-présidente. J’ai pu constater de mes propres yeux les progrès incroyables que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble à la réalisation de nos objectifs stratégiques, et je suis reconnaissante de pouvoir poursuivre ces progrès et soutenir le nouveau conseil d’administration et le nouveau président du CII. », a-t-elle déclaré. « Être élue représentante africaine au conseil d’administration du CII et troisième vice-présidente est un honneur et une formidable opportunité de servir les infirmières du monde entier. Je suis reconnaissante aux dirigeants des associations nationales d’infirmières (ANI) africaines et à l’ensemble du Conseil des représentants nationaux du CII de m’offrir cette merveilleuse opportunité. Je me réjouis à l’idée de passer quatre années enrichissantes qui permettront de renforcer l’influence et l’autonomie de toutes les ANI. », a déclaré Perpetual Ofori-Ampofo, présidente de l’Association des infirmières et sage-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), élue troisième vice-présidente du CII. Le président nouvellement élu du CII, José Luis Cobos Serrano, s’est félicité de l’élection des vice-présidentes. « Tous les membres de notre conseil d’administration sont hautement qualifiés et accomplis et auraient pu assumer le rôle de vice-président. La sélection de ces trois vice-présidents est le fruit d’une décision collective du conseil d’administration. Nous félicitons chaleureusement nos nouvelles vice-présidentes et leur souhaitons la bienvenue, tout en restant convaincus que chaque membre du conseil d’administration jouera un rôle tout aussi essentiel et assumera des responsabilités clés au cours des quatre prochaines années. » ,a-t-il déclaré en promettant de travailler en étroite collaboration avec les trois vice-présidentes pour défendre la profession infirmière et la santé mondiale dans un contexte incertain et difficile. Il a promis qu’ensemble avec les trois vice-présidentes, ils veilleront à ce que toutes les infirmières et infirmiers soient soutenus, valorisés, protégés et habilités à jouer leur rôle de leaders capables de transformer nos systèmes de santé et de relever les défis les plus urgents de notre monde, des conflits au changement climatique en passant par le vieillissement de la population. « Mon mot d’ordre en tant que président est le “pouvoir d’agir”, et je sais que le comité exécutif nouvellement élu du CII, ainsi que notre conseil d’administration talentueux et dévoué, relèveront le défi de renforcer notre profession à tous les niveaux, qu’il s’agisse de soutenir les infirmières, de renforcer les associations nationales ou d’élaborer des politiques mondiales. » A-t-il rappelé. La liste complète des membres du nouveau Conseil d’administration du CII se présente de la manière suivante : Les membres sont : Le conseil d’administration du CII est élu tous les quatre ans pour agir en tant qu’agent du Conseil des représentants nationaux des associations de soins infirmiers (CRN) et établir et mettre en œuvre la politique conformément au cadre établi par le CRN. Le conseil d’administration du CII pour la période 2025-2029 est composé de 12 infirmières, dont 8 femmes. À l’exception du président, tous les membres du conseil d’administration sont élus sur la base des régions du CII, représentant ainsi la diversité de la profession infirmière à travers le monde. Rappelons que le CII a organisé du 7 au 13 juin
ONIC -Kinshasa : Les Compétences Communicatives des Infirmières débattues lors une matinée scientifique !
Une matinée scientifique s’est tenue ce mercredi 25 juin dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise sur le thème : « Diagnostic de l’image des infirmières au Congo : compétences communicatives pour accroître la visibilité et la reconnaissance professionnelle ». Plusieurs infirmiers et infirmières, ainsi que les étudiants ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière Congolaise pour partager l’expérience et échanger avec la seule oratrice du jour, la professeure Dr Hildegart Gonzalez Luis, infirmière et journaliste d’origine espagnole. Dans son mot de circonstance, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a souhaité la bienvenue à la professeure et sa délégation, ainsi qu’à tous les participants. « Il n’est pas possible de rester plus d’un mois sans savoir ce qui se passe dans le monde scientifique en général et dans le monde de la santé en particulier. Les conférences comme celle-ci sont des moyens importants pour se remettre à jour. », a-t-il déclaré, s’adressant aux participants. Il a également profité de l’occasion pour sensibiliser les infirmiers et infirmières sur l’organisation du « Colloque Africain des soins infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle », au mois de novembre prochain à Kinshasa. « Nous avons un grand rendez-vous en RDC au mois de novembre. Du 27 au 29 novembre 2025, les infirmières et les sage-femmes de vingt pays africains francophones seront à Kinshasa dans le cadre du Casio2025. C’est un grand rendez-vous pour nous. Tout le monde est enthousiasmé de venir à Kinshasa. Ce n’est pas l’affaire d’un comité, mais plutôt de chaque infirmière et sage-femme. Tout celui ou celle qui a l’expérience à partager, il est le bienvenu dans le comité d’organisation. Nous demandons également à celui qui veut servir sa profession en faisant le bénévolat, de pouvoir nous contacter », a-t-il martelé. Le DG de l’institut supérieur en sciences infirmières, (ISSI Monkole), madame Nicole Mayulu, a pour sa part, saluer la collaboration entre l’ISSI Monkole et la professeure Hildegart dans l’optique d’améliorer l’image de l’infirmière Congolaise dans les médias sociaux et traditionnels. L’oratrice du jour, la prof. Hildegart a dans son exposé, expliqué la thématique en rapport avec l’image des infirmières Congolaise dans les médias sociaux. Elle a peint la situation problématique de l’image des infirmières sur les médias sociaux dans le monde, en Afrique et en RDC, depuis la période d’avant, pendant et après la pandémie de COVID-19. Elle a articulé son intervention sur sept points ci-après : « La pandémie a montré que sans infirmières, le système de santé s’effondre et qu’il en manque des milliers pour que son fonctionnement soit durable (pénurie d’infirmières). », a déclaré madame Hildegart. Elle a expliqué le triple impact de Florence maintenant : « Compétences infirmières, visibilité sociale, et les ambitions existentielles », faisant allusion à Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. En ce qui concerne importance et la nature des infirmières dans les médias hors ligne et en ligne, elle s’est posée la question de savoir si « les infirmières sont-elles dans les médias ? », tout en relevant qu’il n’existe pas d’études en RDC pour en parler. La présentation de l’infirmière est souvent contraire de ce qu’elle est réellement, a-t-elle déploré. Justifiant également que la pénurie d’infirmières est parfois une conséquence logique de son image véhiculée par les médias, souvent dans la négativité, ce qui provoque l’insatisfaction professionnelle, le faible estime de soi et souvent l’abandon de la profession. « Souvent les infirmiers ne sont pas consultés ou prises en compte dans les instances décisionnelles politiques où se prennent les décisions importantes qui influencent les systèmes de santé. », a encore déploré la prof. Hildegart. « Que disent les infirmiers du fossé entre leur identité professionnelle et leur image négative véhiculée dans les médias », s’est-elle interrogée. Elle a martelé qu’une image professionnelle négative compromet la qualité des soins prodigués aux patients. « Les journalistes ne nous connaissent pas, ils ne savent pas quel contenu nous pouvons leur fournir. Ils ne savent pas que le recours aux infirmières comme sources d’information peut apporter des perspectives différentes aux reportages sur la santé. Les journalistes ne savent pas clairement ce que font les infirmières, quelle formation elles ont, il existe en outre une grande variété de spécialités…ce qui rend difficile leur utilisation comme source » ; a-t-elle dit considérant l’utilisation d’infirmières comme sources d’informations par les journalistes. Elle a dénoncé aussi le fait que les responsables de la communication des services de santé, des hôpitaux et des universités ne proposent pas d’infirmières comme source mais les médecins. « D’où l’importance de former des infirmières sur la communication, leur doter des compétences communicatives dans les réseaux sociaux, et leur permettre de communiquer sur les sites propres aux infirmières », a expressément recommandé la prof. Hildegart. Elle a renseigné dans son exposé que « Les infirmières ne disposent pas d’un cadre éthique, déontologique, juridique et institutionnel qui leur donne la sécurité nécessaire pour communiquer dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. » Pour éviter le risque pour la réputation liée à la présence des infirmières dans les réseaux sociaux, elle propose notamment de former des étudiants sur l’utilisation adéquate des réseaux sociaux. La prof. Hildegart à l’ONIC de poser un bon diagnostic : « que communiquons nous en tant qu’infirmières et comment notre profession communique-t-elle à travers l’ordre national des infirmiers du Congo ?» « Chaque infirmière, groupes d’infirmières dans les milieux professionnels, les ordres et collèges d’infirmières, les académies d’infirmières, facultés d’infirmières, syndicats, sociétés et associations scientifiques, doivent communiquer, avec l’utilisation de tous les canaux : face à face ; médias traditionnels ; réseaux sociaux ; médias en ligne », a-t-elle clôturé son exposé tout en invitant les infirmiers et infirmières de passer à l’action. Sous la modération du SG de l’ONIC Floribert NTUMBUDILA, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations et les défis qui bloquent les infirmiers et infirmières de la RDC de communiquer davantage pour redorer l’image de l’infirmière congolaise et promouvoir les soins infirmiers. Signalons par ailleurs qu’avant début de la matinée scientifique, la prof. Dr Hildegart Gonzalez et sa suite, se sont entretenus avec le Président national de l’ONIC André Louis KOMBA DJEKO dans la salle de réunion du Conseil national. Les
Congrès 2025 du CII : Les Associations nationales d’infirmières des pays francophones hausses le ton !
Une session francophone regroupant les associations nationales d’infirmières des pays dont la langue officielle est le « français » s’est tenue le 8 juin en marge de la réunion du CRN, à Helsinki en Finlande. Parmi les participants, les ordres et associations nationales d’infirmières de la RDC, Canada, Liban, Monaco, Suisse, Belgique, France, Mauritanie, Sénégal,… Ensemble, les pays francophones ont voulu partager plus que la langue française, plus les préoccupationscommunes et la compréhension des enjeux pour « faire vivre le français dans le CII.« Les participants ont réfléchi sur la possibilité d’obtenir la traduction des textes en français par les experts afin de faire leurs membres de différents programmes et projets du CII souvent conçus en anglais. Les programmes comme ODENNA(Développement organisationnel des associations nationales d’infirmières), GNLI (Global Nursing Leadership Institute), ne sont pas encore profitables à des milliers d’infirmières et infirmiers des pays francophones du monde entier. Regroupés sous la dénomination : « Les Francophones du CII« , FCII, en sigle , nom donné par le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko à la grande satisfaction des participants, les pays francophones envisagent s’impliquer d’avantage sur la gouvernance du CII. Le FCII plaidera pour l’intégration d’un représentant francophone au sein du Centre d’expertise en leadership du CII, pour disposer des programmes conçus directement en français et non traduits en français et prévoir la révision de plusieurs textes du CII en français. Le FCII va par ailleurs plaider pour que le SIDIIEF, avec qui il compte collaborer, soit accepté comme observateur au sein du CII. Une équipe a été mise en place pour parachever un document qui devra régir le FCII avant d’officialiser son existence et sa reconnaissance par le CII. Signalons que l’anglais est la langue officielle du CII. Les textes du CII sont traduits en français et en espagnol. Le CII compte en son sein 19 pays francophones du monde entier. D’autres pays francophones, surtout d’Afrique (Maghreb) ne sont pas encore membres du CII.
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM