Le ministre de la santé publique hygiène et prévoyance sociale, Roger KAMBA, a procédé ce jeudi 27 novembre à l’ouverture officielle de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), à Kinshasa en République Démocratique du Congo, dans la grande salle du Centre Culturel et Artistique. Dans une salle pleine à craquer, et décorée en uniforme de l’ONIC et en t-shirt et chapeau Casio portés par la participants, la cérémonie d’ouverture du Casio s’est déroulée dans une ambiance électrique. Les participants ont échangé au tour du thème principal : « Les infirmières et les sages-femmes face aux défis de la Couverture Sanitaire Universelle en Afrique ». Plus de deux mille participants, infirmières et infirmiers et sages-femmes de la ville de Kinshasa, de vingt-cinq provinces de la RDC et de 17 pays africains d’expression française ont pris d’assaut la salle de spectacle de ce grand complexe artistique, bravant la pluie matinale qui s’est abattue dans la capitale de la RDC. Le président du comité international d’organisation du Casio, et président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko a, dans son mot de bienvenue, salué la présence massive des participants à ce colloque, signe de l’importance accordée à la formation continue. « L’OMS est fier de déclarer que l’année 2020, année de l’infirmière et de la sage-femme. Ces deux professions de la santé sont inestimables pour la santé des gens partout dans le monde. Sans les infirmières et sages-femmes nous n’attendrons pas les objectifs du développement durable ni la CSU. » A-t-il rappelé. Et d’ajouter cette déclaration du chef de l’Etat Congolais Felix TSISEKEDI : « …notre objectif ultime est que nos mères ne perdent pas la vie en donnant la vie. La CSU n’est pas une option mais un devoir. » « Ces deux déclarations continuent le socle de notre réflexion pendant ces assises. Certes chaque pays a rencontré et résolu les défis de la mise en œuvre de la CSU, ici c’est l’occasion de partager toutes ces expériences afin de permettre d’atteindre les véritables objectifs de la CSU ». a-t-il conclu en remerciant les délégués de 17 pays africains qui ont fait le déplacement à Kinshasa pour la troisième édition du Casio. Pour sa part, l’initiateur de ce colloque, l’ivoirien Gabin YARPE, ému par la mobilisation des participants et l’engouement suscité par cette initiative continental pensée pour permettre l’échange de connaissances et le partage d’expériences entre les professionnels infirmiers et sages-femmes de la région francophone d’Afrique. « Voir cette salle comble, sentir cette énergie vivante qui nous unit, et contempler le chemin parcouru depuis notre première édition, me remplit d’une immense fierté entant qu’initiateur de ce grand rassemblement », a-t-il déclaré tout en souhaitant la cordiale bienvenue à tous les participants à la troisième édition du Casio. « Casio est une plateforme où nos voix trop souvent isolées pourraient s’unir pour devenir une force de proposition incontournable. Une arène où nous pourrions partager nos savoirs, confronter nos réalités et dessiner ensemble l’avenir de notre profession. » » A-t-il rajouté, tout en précisant que la vision de Casio se résume à fédérer, former et valoriser. Car ensemble, on est plus forts face aux défis colossaux de la santé sur le continent africain nécessitant absolument une solidarité. Il a par ailleurs souligné l’importance de passer de parole aux actes. « Nous sommes le premier et le dernier maillot de la chaîne des soins, le visage humain de la santé. C’est pourquoi la troisième édition du Casio n’est pas une simple conférence, mais un moment décisif et une opportunité unique de passer de la parole aux actes. », A-t-il martelé. Celui qui est affectueusement appelé « beau-frère national » par les Congolais, a fait savoir que la troisième édition du Casio à Kinshasa soit considérée comme un véritable laboratoire d’idées, une pépinière d’innovations. Casio étant un héritage commun, la troisième édition est voulue comme un jalon historique, un puissant accélérateur de notre marche collective vers la santé pour tous en Afrique. Le ministre de la santé a loué les deux professions, infirmière et sage-femme dans son mot de circonstance. « Être dans une salle aussi comble et devant des personnes importantes de notre chaîne de santé, c’est une fierté ». A-t-il déclaré. « Je suis très fier d’être africain. Très fier quand je constate autant d’africains réunit, fier de constater que ces deux grandes professions, infirmière et sage-femme, réunit en Afrique pour les africains. Je suis très fier de cette initiative qui permet de fédérer toutes les compétences importantes pour notre chaîne de santé. » A-t-il déclaré tout en souhaitant la bienvenue à Kinshasa à toutes les délégations. Le ministre KAMBA a reconnu l’importance de présence permanente de l’infirmière et de la sage-femme, et leurs rôles incontournables dans la prise en charge de la mère et de l’enfant. « J’espère Que votre Casio de 4 jours permettra à nos infirmiers et sages-femmes de vivre dans les meilleures conditions, et que cette chaîne de systèmes de santé se renforce davantage. Le ministère de la santé vous soutiendra, et nous travaillons pour améliorer vos compétences, votre formation et surtout votre niveau social.» a-ti-il souligné en déclarant ouvert le Casio 2025 à Kinshasa-RDC. Signalons que lors de cette cérémonie d’ouverture, le ministre de la santé publique a également remis le cadeau de la RDC à chaque représentant de la délégation africain. Au total quatre conférences ont eu lieu et plusieurs panels répartis dans cinq salles. Les travaux du Casio qui ont débuté mercredi 26 novembre dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, avec des ateliers près colloque, vont se dérouler jusqu’au samedi 29 novembre. #ONICOM
CASIO-2025 Kinshasa-RDC: Infirmiers et Sages-femmes formés sur la Rédaction d’un Résumé de Recherche Scientifique!
Clôture ce vendredi 15 août de l’atelier de formation des infirmiers et sage-femmes sur « Comment rédiger un résumé de recherche en sciences infirmières et en sciences obstétricales des communications orales et affichées (posters) lors des congrès /colloques scientifiques » C’est depuis lundi 11 août que cet atelier a débuté dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, avec comme participants, les infirmiers et sage-femmes chercheurs dans leur domaine d’exercice, venus essentiellement de la ville de Kinshasa et du Kongo Central . Dans son mot d’ouverture, le président du national de l’Ordre des Infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), André Louis KOMBA DJEKO, a invité les participants de suivre avec beaucoup d’intérêt les différentes présentations en vie de maximiser le nombre de résumés des orateurs Congolais qui seront retenus par la comité scientifique internationale, à l’occasion du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, CASIO en sigle. Il a également salué la présence à Kinshasa, du professeur André OTTI, orateur unique de cet atelier hautement scientifique . Durant cinq jours d’affilée, les participants ont été formés sur la meilleure façon de rédiger un résumé scientifique de recherche en respectant les normes en vigueur. Aussi, un rappel sur la méthodologie de la recherche scientifique a fait l’objet de cette formation de cadres. A l’issue de cet atelier, le professeur André OTTI, maître-assistant des universités du Cames, certifié en méthodologie de la recherche scientifique, facilitateur principal et unique, a pu accompagné chaque participant de rédiger son propre résumé scientifiquement acceptable. Le contexte de cet atelier cadre avec l’organisation de la troisième édition du CASIO à Kinshasa, après la première édition à Abidjan et la deuxième édition à Ouagadougou. « Quant on parle d’un colloque international, il y a deux indicateurs importants à prendre en compte : le nombre de communications scientifiques du pays organisateur, et la qualité scientifique de ces communications », a déclaré le prof OTTI pour justifier l’enjeu de cet atelier de formation . « Il s’agit d’une formation qui vise à renforcer les capacités techniques et rédactionnelles de collègues infirmiers et sage-femmes de la RDC sur comment rédiger un résumé des communications pour faire des présentations au niveau des colloques, des congrès et des rencontres scientifiques. En matière du contenu, nous avons montré aux collègues comment on fait l’écriture scientifique d’un résumé, le titre, les auteurs et leurs affiliations, l’introduction, la méthode, les résultats, la discussion et la conclusion, et surtout l’implication de l’étude sur la pratique.», a-t-il expliqué, tout en précisant qu’après cet atelier de formation, les participants sont à mesure, en suivant un plan bien détaillé,de produire un résumé de communication de meilleure qualité pour le CASIO 2025. Il a par ailleurs félicité l’ONIC pour avoir construit un siège digne et à la grandeur de l’immensité de la profession infirmière. « J’ai été sidéré en visitant pour la première fois le siège de l’ONIC. Je peux le dire sans flatter que vous avez innové. Quand c’est bon, il faut avoir du courage de le reconnaître. C’est une première en Afrique. Vous avez un bâtiment qui sort de l’ordinaire, un modèle à suivre pour le Bénin et surtout que c’est grâce aux contributions financières des infirmiers et infirmières que vous avez pu construire ce monument. » a-t-il souligné en promettant devenir apprendre à l’école de l’ONIC. Il a par ailleurs remercié les organisateurs pour l’accueil lui réservé, et les participants pour avoir remarqué en eux, une motivation intrinsèque, et un sentiment d’auto efficacité, une preuve d’acceptation de cet accompagnement. Le professeur OTTI s’est enfin engagé de continuer son accompagnement à distance pour que chaque participant ait un résumé issu d’une production de bonne qualité. Les participants à cet atelier de formation se sont confiés à notre micro. Leurs réactions reflètent l’importance accordée à cet atelier. « nous avons des sentiments de satisfaction par rapport à notre participation à cet atelier. C’est une opportunité qui nous a permis de renforcer nos compétences dans le domaine de la recherche en santé. C’était un moment d’apprentissage et de partage d’expérience. À cette étape nous pourrons dire que la qualité de nos productions sera fiable que dans le passé. Nous sommes réarmés de valoriser et améliorer la qualité de soins que nous prodiguons à la communauté.», a déclaré l’un des participants,Prospère NGONGO, CT à l’université pédagogique nationale. Il n’a pas manqué de remercier l’organisateur de cet atelier, à savoir le président national de l’ONIC, KOMBA DJEKO. En ce qui concerne Casio2025: « Après cette ouverture au portail international, nous comptons avoir plus de 70% des productions soumises et acceptées. », a-t-il ajouté. De son côté, madame infirmière Odette MWAMBA, l’une des participantes à cet atelier de formation, a également exprimé ses impressions positives : « ce sont des moments très forts que nous venons de passer ensemble durant cinq jours. Nous nous sommes rappelés quelques principes qui régissent la recherche scientifique, et avec l’évolution de la science , une mise à jour s’est avérée très importante. Nous avons appris beaucoup de choses qui nous permettent de changer notre façon d’aborder la recherche scientifique.» a-t-elle souligné. « je vous avoue que c’est un scientifique complet que j’ai pu découvrir . Je le connaissais depuis longtemps pour l’avoir rencontré plus d’une fois à l’extérieur du pays, et je le dis sans complaisance, le président n’avait pas tort de pouvoir l’inviter.» a renchéri madame Odette à propos du facilitateur, professeur OTTI. Madame Odette,infirmière et député nationale honoraire, n’a pas manqué de dire un mot à l’endroit du président national de l’ONIC. « Il ne peut pas rester dans une autosuffisance. C’est tout chemin à parcourir, parce que les infirmières Congolaises attendent encore beaucoup de choses de lui. CASIO est un début de ces grandes réalisations à venir. Je l’invite à se tenir debout, courageux, et d’aller de l’avant en ayant en tête que la profession infirmière et la pratique sage-femme,ensemble, ont de défis de notre population que nous devons relever en commençant par la formation des prestataires.» a-t-elle dit. Le président national s’est dit très heureux de l’arrivée du prof OTTI à Kinshasa. «Merci prof, c’était un coût de hasard. Nous sommes venus au à
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM
Devenir Infirmière en RDC : Quel Diplôme, quel Grade Académique, selon le Système LMD ?
L’universitarisation de la formation des infirmiers et infirmières de la RDC, comme partout à travers le monde entier, est devenue obligatoire, faisant de ces derniers des cadres universitaires capables de résoudre les problèmes de la société. Avant même la mise en œuvre effective du système Licence-master-doctorat (LMD) en RDC, la profession infirmière comptait dans son rang, des docteurs à thèse majoritairement professeurs des universités, des masters et plusieurs licenciés dans les différents domaines des sciences infirmières. Sans oublier les infirmiers gradués (bac +3), et diplômes des écoles infirmières de base qui font un cycle long de quatre ans après l’école primaire de base. Depuis l’année académique 2021-2022, le système LMD est rendu obligatoire sur tout le territoire national de la République Démocratique du Congo. Les instituts supérieurs et universitaires, publics comme privés, organisent les enseignements selon le système LMD. Selon les dispositions du décret no24/23 du 15 mars 2024 portant appellations des grades académiques du système licence-master-doctorat en RDC, lui-même faisant allusion au décret no22/39 du 06 décembre 2022 portant organisation et fonctionnement du système LMD en RDC, qui fixent en entre-autres les diplômes, grades et titres académiques du système LMD, précise également dans son article 7, les 8 principaux domaines de formation organisés sur le territoire national. En ce qui concerne le « Domaine des sciences de la santé », nous allons nous focaliser sur la filière ou mention « Sciences infirmières. » Notamment en rapport avec les appellations des diplômes et grades académiques octroyés à la fin de chaque cycle de formation. Ainsi nous avons : Le Diplôme de Bachelor en sciences de la santé « mention sciences infirmières », a les différents parcours ci-après : Le « Diplôme de master en sciences de la santé, mention infirmières », prévoit les parcours ci-dessous : Enfin pour le « Diplôme de docteur en philosophie », PhD en sciences de la santé, mention sciences infirmières, prévoit les « spécialités » suivantes : Selon cette classification, il est à signaler que la santé communautaire étant une filière à part entière, ne fait pas partie d’une spécialité de sciences infirmières. Aussi, le « parcours anesthésie et réanimation », organisé de licence en doctorat en passant par la maîtrise, fait partie indissociable de la filière sciences infirmières. A ce jour, un infirmier anesthésiste non inscrit au tableau de l’ordre national des infirmiers de la RDC n’a pas droit d’exercer la profession infirmière sur toute l’étendue du territoire national. Rappelons que c’est lors des états généraux de l’enseignement supérieur et universitaires ténus à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga, du 6 au 14 septembre 2021, que le système LMD a été généralisé en RDC. La recommandation phare de ces assises était « la généralisation de la réforme Licence-master-doctorat dès la rentrée académique 2021-2022 », avec en toile de fond la « réforme curriculaire » dans le but de favoriser l’arrimage en cohérence avec le cadre normatif contextualisé du système LMD. Lors de cette réforme « les offres de formation élaborées ont été caractérisées par la lisibilité et l’adéquation aux besoins du marché de l’emploi. » HDM
Casio 2024-Burkina Faso : La RDC Remporte l’Organisation de la Troisième Edition en Novembre 2025 !
Le président national de L’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a pris part à la 2ème édition du « colloque africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, tenue du 22 au 24 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce colloque organisé sous le thème : « Couverture sanitaire universelle en Afrique : Comment relever les défis liés aux ressources humaines de qualité », a connu une cérémonie d’ouverture riche en couleurs. Plusieurs participants venus des pays d’Afrique francophone, habillés majoritairement en pagne et Lacoste bloqués au logo de « Casio2024 Burkina Faso », ont pris d’assaut la salle de « Conférence PSUT de l’Université Joseph KI-ZERBO », décorée aux couleurs nationales et mouvementée au rythme de la musique dédiée aux infirmiers et sage-femmes. Les autorités politiques, administratives et universitaires, ont marqué leur présence aux côtés des membres des comités organisateurs, national et international du Casio 2024. Dans sa prise de parole, le président du comité d’organisation national de Casio 2024, président du Conseil national de l’ordre des infirmiers et infirmières du Burkina Faso (ONII-BF), monsieur Bonvouila SAWADOGO, a souhaité la bienvenue au pays des hommes intègres à plus de sept cent participants, dont une centaine venue des pays d’africains francophones, notamment la république Démocratique du Congo, la côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Togo, etc. « Je voudrais à l’entame de mon propos vous transmettre les chaleureuses salutations du comité national d’organisation du Casio 2024 et de tous les personnels de santé, infirmiers et sagefemmes du Burkina Faso et souhaiter la bienvenue à toutes les délégations de pays frères africains et à tous ceux qui, malgré leurs multiples charges et responsabilités, ont accepté de prendre part à cette importante rencontre », a-t-il dit, en ajoutant que les pays des hommes intègres était fier de les accueillir. Il a également salué la présence des officiels à cette rencontre, notamment le troisième vice-président de l’Assemblée législatif de transition (ALT), représentant de son président, les ministres de la santé et de la recherche scientifique, ainsi les autorités de l’Université Joseph-KIZERBO, pour l’oreille accordée à ce colloque qui permettra la formation des infirmiers et sagefemmes de qualité pour une meilleure Couverture Sanitaire Universelle (CSU). Le président du comité national de Casio 2024 a par ailleurs, saluer la solidarité des pays africains au peuple du Burkina Faso. « Chers délégations des pays frères, merci de l’amitié et solidarité à l’endroit du Burkina Faso, pays organisateur de cette deuxième édition du Casio. Vous avez par votre présence, montré au monde entier combien l’infirmière et sagefemme accorde l’importance à la CSU, mais et surtout votre solidarité avec vos pairs du Burkina Faso », a-t-il lancé en les invitant aux réflexions profondes et fructueuses, qui seront une contribution commune au défis liés aux ressources humaines de qualité, maillot essentiel pour la réussite de la CSU. « La deuxième édition de Casio, en réunissant des chercheurs et participants africains au Burkina Faso sur la problématique de la CSU en Afrique et les défis liés au ressources humaines de qualité, se donne les moyens de faire les recommandations probantes à la résolution de la problématique soulevée, au moment où le pays organisateur s’est engagé dans la mise en œuvre de la CSU en faveur des femmes et les enfants », a-t-il conclu. Pour sa part, le ministre de la santé publique du Burkina Faso, Dr Robert KARGOUGOU pour qui, la présence au pays des hommes intègres des pays africains pour participer à ce colloque témoigne notre engagement à œuvrer pour une Afrique en meilleure santé, résiliente, où chaque vie compte. Il a justifié l’importance pour les pays africains de disposer d’une ressource humaine en santé suffisamment qualifiée et bien repartie du point de vue géographique afin de rendre la CSU une réalité en Afrique. « Aujourd’hui les infirmiers et les sagefemmes continuent le groupe d’espoir pour relever le défi d’un personnel de santé bien formé et motivé à donner les soins de qualité. En effet, selon OMS, ce groupe professionnel représente la majorité des acteurs de santé. Ce qui l’a motivé de déclarer l’année 2020, année de l’infirmière et sagefemme, célébrée dans le monde entier », a-t-il souligné, tout en précisant qu’au-delà de cette forte représentativité, les infirmières et les sage-femmes sont la charpente des systèmes de santé, en particulier dans les pays africains où ils constituent le premier recours de soins de santé moderne et une présence dominante, offrant des soins convenablement dans des zones difficiles d’accès. Le ministre de la santé du Burkina Faso a par ailleurs promis d’accompagner toutes les initiatives nécessaires pour promouvoir les professions des infirmières et des sagefemmes. En relevant les défis liés aux faibles effectifs, la fuite des cerveaux, les conditions de travail caractérisées par manque d’infrastructures et insuffisance d’équipement adéquats, l’insuffisance de renforcement des capacités et distinction de reconnaissance. Pour atteindre la CSU, il insiste pour dire, qu’il faut apporter des solutions appropriées à toutes ces difficultés, qui n’ont pas besoin d’un investissement exceptionnel, mais seulement de la création d’un environnement de travail qui valorise et qui protège les travailleurs de la santé, sans discrimination, et cela de façon équitable. « Vos réflexions enrichies par vos diversités culturelles et réalités spécifiques, renforceront notre unité et stimuleront la coopération régionale. Ensemble, nous devons réimaginer les stratégies, explorer les innovations et tracer les voies qui transformeront nos systèmes de santé », a-t-il conclu en invitant tous les participants au Casio 2024 de réfléchir, d’échanger et de partager les idées et expériences pour que l’Afrique ait un système de santé résilient et durable. Dans un autre registre, le troisième vice-président de l’ALT, l’honorable Ousmane DIALO, représentant de son président, a procédé à l’ouverture officielle du Casio2024. Il a témoigné sa marque de reconnaissance aux personnels de santé en général, et en particulier, les infirmières et sagefemmes de Burkina Faso et d’Afrique, raison pour laquelle il avait accepté de patronner ce colloque. « Parler de ressources humaines en santé revient à situer la place qu’occupe les premiers acteurs de santé sur le continent, à savoir, les professionnels infirmiers et sagefemmes, pierre angulaire de nos systèmes de santé. Sans