Quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières récemment inscrites sur le tableau de l’Ordre national des infirmiers de la République Démocratique du Congo ont prêté serment ce samedi 7 février à Kinshasa. Cette toute première cérémonie de prestation de serment pour l’année 2026, s’est déroulée dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC, en présence du Président du Conseil national André Louis KOMBA Djeko. Dans son mot de circonstance, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin KANDA MAYALA, a félicité les nouveaux assermentés d’avoir pris l’initiative de se mettre en ordre avec la loi. « Votre décision de se conformer à la loi créant l’Ordre des infirmiers en RDC vous permet de basculer d’un auxiliaire à un professionnel », a-t-il déclaré. Il a exhorté ses nouveaux confrères et consœurs de se comporter en vrai professionnel en respectant les prescrits du code de déontologie. Il a par ailleurs souhaité la bienvenue au président national de l’ONIC et aux assermentés ainsi que tous ceux qui les accompagnaient, notamment les membres des familles venues nombreuses pour assister à cette d’importance capitale. Avant de prendre acte de cette prestation de serment, le président du Conseil national a voulu sensibiler les assermentés sur la dignité et l’honneur qui doivent caractériser leur carrière professionnelle. « L’infirmier n’a pas de vie privée », a-t-il souligné. Cela s’explique selon lui, que l’infirmière doit être exemplaire sur le plan moral et éthique, sur son lieu de travail ou en-dehors de celui-ci. Il a rappelé le respect de la tenue de l’infirmière (blouse blanche manches courtes) portée uniquement aux lieux de travail et nulle part ailleurs. « Il est anormal de voir l’infirmière en blouse blanche aux environs de l’hôpital pour s’acheter quelques choses ». Le président KOMBA Djeko s’est attelé également sur les antis valeurs à bannir sur le milieu professionnel en rappelant de ce fait les neuf (9) valeurs fondamentales de l’infirmier tel que stipulé sur le code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Le président du Conseil national a de surcroît enseigné les infirmiers et infirmières assermentés sur l’acquisition du nouveau siège national de l’ONIC. « Cette maison est le fruit des efforts uniquement des infirmiers. C’est avec l’argent des infirmiers que nous l’avons acheté et construit. Nous n’avons rien reçu, ni du gouvernement, ni de nos partenaires, et nous n’avions rien demandé », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements dans la salle. La cérémonie proprement dite s’est déroulée en deux temps. Avec le premier groupe de 246 assermentés et le deuxième groupe de 245, tous habillés en blouse blanche, insigne à la pointe, avec l’écharpe traversant l’épaule en mode parlementaire. Dans une cérémonie solennelle, devant Dieu te le public, Main droite levée et la main gauche tenant le serment, les quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières ont lu le serment devant le président du conseil national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko. Ce dernier, en vertu de la loi créant l’ONIC et en son nom propre, a pris acte de cette prestation de serment tout en félicitant les assermentés et en leur souhaitant la bienvenue dans la grande famille de la profession infirmière. Au terme de cette cérémonie, chaque assermenté a reçu sa carte de membre, la seule preuve de son inscription au tableau de l’ordre, sur laquelle est inscrite le numéro d’ordre unique et permanent. Rappelons que la prestation de serment est la dernière étape d’un processus laborieux de l’inscription au tableau de l’ordre des infirmiers de la RDC. Cette étape est précédée par une matinée déontologique organisée quarante-huit heures avant, au cours de laquelle les infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre sont sensibilisés sur le code de déontologie et la loi créant l’ONIC. La prochaine cérémonie de prestation de serment est annoncée pour samedi 28 février 2026. #onicom
Les Apprenants de l’INPESS Visitent la Maison de l’Infirmière Congolaise !
Les apprenants de la première année A2 de l’institut national pilote de l’enseignement de sciences de santé, INPESS en sigle, ont visité ce lundi 26 janvier la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Conduite par trois enseignantes de l’INPESS, une cinquantaine d’apprenants toutes blanches vêtues, ont été accueillis sur place par la troisième vice-présidente de l’ONIC, madame *Léonie Lubuimi*. A cette occasion, ils ont suivi une présentation de la troisième vice-présidente de l’ONIC sur « *la loi créant l’Ordre national des infirmiers de la RDC et le code de déontologie de la profession infirmière »*. L’étape suivante a été la visite guidée des différents départements de la maison de l’infirmière Congolaise. Arrivés à la salle des réunions du conseil national, ils ont rencontré quatre membres du conseil national en plein travail, dont le secrétaire général de l’ONIC, *Floribert Ntumbudila*. Ce dernier leur a aussi expliqué en bref le fonctionnement de l’ONIC et leur a encouragé de s’inscrire au tableau de l’ordre aussitôt fini les études. Les apprenants ont été émerveillés par la beauté de la maison de l’infirmière Congolaise et pu saluer l’initiative du président national de l’ONIC, *André Louis KOMBA Djeko* d’avoir doté la profession infirmière d’un siège digne de ce nom. Cette visite s’est terminée par une photo de famille devant la maison de l’infirmière Congolaise. Chaque année, les apprenants de la première année A2 de l’INPESS visitent le siège de l’ONIC pour s’imprégner de l’organisation et le fonctionnement de l’organe exécutif de la profession infirmière en RDC.
CASIO2025: Kinshasa Accueille Dix-sept Pays Africains Francophones dans le Cadre de la Troisième Edition !
Dix-sept pays africains d’expression française participent au Colloque Africain de Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, du 26 au 29 novembre, à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Cette troisième édition se tient à Kinshasa sous le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle. » Un thème qui cadre avec la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle (CSU), en RDC depuis 2023, et dont les infirmiers et les sages-femmes sont les piliers du programme de la gratuité de la maternité et de soins du nouveau-né, l’un des volets de la CSU. Cet événement hautement scientifique et culturel va se dérouler au « Centre Culturel et Artistique », et réunira plus de deux mille participants, infirmières et infirmiers, sages-femmes et étudiants en soins infirmiers ainsi que d’autres professionnels de santé. Durant quatre jours d’affilée, les participants vont échanger sur les thématiques d’une importance capitale, présentés sous forme des conférences, ateliers et posters, animés par des éminents professeurs et autres experts Congolais et étrangers. Casio dans les hôpitaux de Kinshasa ! Le premier jour, mercredi 26 novembre, Casio va se dérouler dans cinq grands hôpitaux de la ville de Kinshasa pour faciliter les échanges sur les résultats des recherches menées sur le terrain clinique. Il sera également l’occasion pour chaque hôpital de partager son expérience multiforme avec les participants tant étrangers que les nationaux. Parmi les hôpitaux retenus, l’on peut citer le Centre Hospitalier et Universitaire la Renaissance, ex maman Yemo, les Cliniques Universitaires de Kinshasa, l’Hôpital Monkole, la Clinique Ngaliema et l’Hôpital de l’Amitié Sino-congolais. Les participants étrangers et ceux venus de vingt-cinq provinces de la RDC, sont équitablement répartis dans ces différents hôpitaux, tandis que les participants de la ville de Kinshasa auront le libre choix. La déclaration de Kinshasa ! La déclaration de Kinshasa est très attendue à l’issue de cette troisième édition du Casio. Ce rendez-vous est déterminant du fait qu’il sera question de réorienter ce colloque, et de designer le pays organisateur de la quatrième édition. Plusieurs candidatures sont en vue, notamment seules du Maroc et du Mali. Il sera également question d’une prise de position des professions infirmières et sages-femmes d’Afrique francophone sur la place de l’infirmière et de sage-femme dans la gouvernance des systèmes de santé en général et de la CSU en particulier. Le Président du comité international d’organisation de la troisième édition du Casio, André Louis KOMBA Djeko, Président national de l’ONIC qui est au four et au moulin, tient à offrir à ses hautes et à tous les participants, un colloque riche en couleur, et d’un haut niveau scientifique et culturel avec une organisation impeccable. La mobilisation a attend le seuil. La sensibilisation des infirmiers et infirmières, sages-femmes et étudiants, ne faiblit pas. La distribution des badges se déroule sans encombre à la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC. Et l’on continue à enregistrer d’autres participants. Certaines délégations sont arrivées ce samedi 22 novembre à Kinshasa, d’autres dimanche soir, et d’autres encore arrivent ce lundi et mardi dans la soirée, selon les programmes des vols. Rappelons que la première et deuxième édition du Casio s’est déroulée respectivement en 2023 en Côte d’Ivoire, et en 2024 à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est lors de cette dernière édition que la RDC a été élue comme pays organisateur de la troisième édition. #ONICOM
ONIC Perd l’un de ses piliers, le Deuxième Vice-président du Conseil national !
Décédé jeudi 11 septembre 2025 à Bruxelles, le deuxième vice-président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), Marcel Baroani Bunzuki a été inhumé ce samedi 27 septembre au cimetière de nécropole entre ciel et terre, après les hommages mérités de la communauté infirmière. L’annonce de ce décès a été faite par le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, dans un message WhatsApp, partagé dans le forum du conseil national. « Nous avons la douleur et la tristesse de vous annoncer le décès à Bruxelles de notre collègue Marcel Baroani, deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC », a-t-il posté, visiblement en larmes au vu du sticker utilisé. Cette nouvelle a été accueillie comme un coup de tonnerre dans la communauté infirmière, déclenchant une salve de réactions de regrets et de tristesse. Plusieurs messages de condoléances émanant de toutes les plateformes d’information de l’ONIC, ont été adressés à l’endroit de sa famille biologique et à l’ensemble de la communauté infirmière de la RDC. Le corps de l’illustre disparu est arrivé jeudi 25 septembre dans la soirée, à bord de Bruxelles Airlines et était gardé à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire. Le programme des obsèques tel qu’établi par le comité organisateur, composé des délégués de l’ONIC, de l’INPESS (institut national pilote de l’enseignement et du secrétariat général de la santé, prévoyait une veillée mortuaire qui s’est déroulée dans la salle Okapi de l’INPESS, vendredi 26 septembre. Prière, témoignages et animation musicale ont caractérisé cette soirée de méditation en présence de plusieurs personnalités de différents horizons. La sortie du corps de la morgue du cinquantenaire accompagné par une escorte policière ainsi que les éléments de Likonzi protection est intervenu dans l’intimité en présence de seuls membres de sa famille biologique. Arrivé au lieu des obsèques, le corps du Directeur General de l’INPESS, Marcel Baroani a été accueilli sous les applaudissements nourris, par plusieurs colonnes des apprenantes de l’INPESS vêtues en blouse blanche, en présence du président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko et le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin Kandala. Dans la salle Okapi magnifiquement décorée, où l’attendait une importante communauté infirmière en uniforme de l’ONIC, et plusieurs autres personnalités politico-administratives, amis et connaissances, l’entrée du cercueil rose où gisait le corps du deuxième vice-président de l’ONIC a été salué par les applaudissements nourris en l’honneur du défunt. Après une série de témoignages frappants, le dépôt de gerbes de fleurs, s’en est suivi les différents mots de circonstance. D’abord celui des apprenants de l’INPESS qui ont salué la mémoire de ce grand directeur qu’ils considéraient comme un père de famille compatissant. Ses enfants biologiques et ses petits-fils ont exprimé leur attachement à un père et grand-père aimable et très attentionné qu’ils n’oublieront jamais. Dans la foulée, le directeur de la sixième direction chargée de l’enseignement de sciences de la santé, Josué Bapitani a, au nom de sa hiérarchie annoncé que la salle Okapi de l’INPESS sera désormais renommée « Salle Marcel Baroani. » Une façon d’immortaliser la mémoire du premier DG de l’INPESS, grand serviteur de la jeunesse infirmière qui a beaucoup œuvré dans la formation de cette dernière. Le moment le plus émotif fut la cérémonie du retrait de son numéro d’Ordre par le conseil de l’ONIC. Toute la communauté infirmière, habillée en pagne de l’ONIC, avec à sa tête le président national André Louis KOMBA, a été invitée au tour du cercueil de leur regretté confrère Marcel Baroani, pour lui rendre un dernier hommage et assisté au retrait de son numéro d’ordre et au déliement de son serment. A la manœuvre, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA MAYAMA, qui a prononcé un discours circonstanciel, rappelant le parcours professionnel de l’illustre disparu avant de procéder au déliement du serment et au retrait de son numéro d’ordre, tout en plaçant une blouse blanche sur son cercueil, symbole de la sainteté de son âme. « Nous nous sommes réunis ce samedi 27 septembre 2025, jour solennel et chargé d’émotions, pour rendre un ultime hommage à notre confrère, le deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC, monsieur Marcel Baroani Bunzuki qui nous a quitté brutalement le 11 septembre dernier à Bruxelles de suite d’une maladie », a-t-il déclaré d’un ton émouvant au début de son discours. « Tu as illustré par un parcours magnifique. De par ta formation, tu es passé d’un infirmier de base au sommet, ce qui témoigne une volonté inébranlable de se former, d’apprendre et de se perfectionner tout au long de ta vie professionnelle. De l’exercice professionnel, tu as pu gravure des échelons avec exemplarité, passant du rôle d’exécutant sur terrain à celui du directeur, et assumant des responsabilités de plus en plus grandes avec rigueur, compétences, loyauté et humanisme. » A-t-il rappelé. « Enseignant de formation, toujours soucieux d’encadrer la jeunesse infirmière, ta carrière illustre la merveille, la progression possible au sein de notre noble profession », a-t-il ajouté en faisant allusion à son engagement, sa passion et sa volonté de servir. « Deuxième vice-président du Conseil national des infirmiers, tu étais non seulement un pilier pour l’Ordre des infirmiers, mais aussi un modèle pour les jeunes générations infirmières Congolaises ». A-t-il précisé. « Tu as toujours défendu avec courage et intégrité les valeurs qui nous unissent : le respect de la vie, la dignité du patient, la déontologie professionnelle dans son ensemble et le sens du devoir. » « Ton départ brutal laisse un vide au sein de notre communauté professionnelle, mais ton héritage demeurera à jamais vivant par les principes que tu as incarné et transmis. » A-t-il renchérit. « Aujourd’hui en procédant au déliement de ton serment, nous témoignons notre reconnaissance et nous nous engageons à notre tour à perpétrer ton exemple, à continuer ton combat pour l’existence et la dignité de la profession infirmière en RDC. » A déclaré le président provincial. « A ce moment de recueillement, nous te souviendrons non seulement comme un collègue émérite, mais aussi comme un frère fidèle, toujours prêt à tendre la main, à écouter et à soutenir. Ton
31 Juillet 2025 : Onic Honore ses Infirmières !
Sans s’éloigner de son pouvoir régulateur et d’encadrement de la pratique professionnelle, et de sa mission de défendre l’honneur et l’indépendante de la profession, l’Ordre national des infirmiers s’occupe également du social de l’infirmière Congolaise. Plusieurs cas illustrent ce rôle social de l’ONIC, notamment l’assistance des infirmières agressées, surtout celles de zones en conflit, la décoration honorable des couples infirmiers, l’assistante des infirmiers et infirmières malades, et l’accompagnement des familles lors des obsèques d’un infirmier. Le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko, l’homme au cœur bienveillant ne cesse de surprendre l’opinion par ses actions philanthropiques qui honorent la profession infirmière à travers ceux qui ont accompli un parcours exceptionnel et exemplaire en tant qu’infirmières ou Infirmiers. Beaucoup d’Infirmiers en retraite ou en fonction ayant décidé de s’inscrire au tableau de l’Ordre des infirmiers malgré leur âge avancé, ont été primés le jour de la prestation de serment. La dernière illustration en date le 31 juillet 2025, journée nationale de l’infirmière Congolaise. L’infirmière Nzuzi, 54 ans d’expérience clinique, ancienne de l’hôpital Maman Yemo en retraite, a reçu un « Congélateur », cadeau signé président national de l’ONIC, à l’occasion de sa prestation de serment. Ce geste honorifique a été salué par la communauté infirmière présente à cette circonstance. « Le Conseil national a décidé de l’honorer en lui remettant un cadeau pour avoir fait la fierté de la profession infirmière en RDC, un travail aujourd’hui reconnu par l’ONIC », a déclaré le président KOMBA. L’intéressée a été surprise par ce geste et n’a pas tari d’exprimer sa joie. « Je respectais mes autorités, Je faisais tout ce qui m’a été demandé, je suis resté à côté des patients en leur faisant du bien, dans le respect du code de déontologie. En tout cas je remercie l’ONIC. », A déclaré l’infirmière pionnière Nzuzi. « Je suis dans la joie immense. Je ne m’attendais vraiment pas que ce geste puisse se réaliser un jour dans ma vie. C’est une histoire inoubliable pour moi », a-t-elle renchérit. Aux jeunes infirmières et infirmiers, assermentés du jour, madame Nzuzi n’a pas manqué de message à leur endroit. « Aux jeunes infirmières d’être patiente, de respecter le serment. A mon âge, je ne me suis pas fatigué de ce travail. Notre travail exige de la compassion et de l’amour envers les malades. C’est vraiment un chemin de la croix qui demande beaucoup de sacrifices dont la récompense est surtout divine. » La journée du 31 juillet est célébrée chaque année en RDC pour commémorer l’anniversaire de la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers de RDC. Pour cette année, du fait de l’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, au mois de novembre prochain à Kinshasa, la cérémonie s’est déroulée dans la modestie avec la prestation de serment de plus ou moins cinq cents infirmières nouvellement inscrites au tableau de l’Ordre, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège de national de l’ONIC, devant le président national KOMBA DJEKO. Cette cérémonie de prestation de serment était précédée par la matinée déontologique organisée deux jours plutôt, à l’intention de nouvelles assermentées, au cours de laquelle elles ont été sensibilisées sur le code de déontologie de la profession infirmière et sur la loi créant l’ONIC. #onicom
CASIO-2025 Kinshasa-RDC : Lancement de l’Appel à Communications !
Le comité international d’organisation de la troisième édition du «Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, a procédé depuis la semaine dernière, au lancement de l’appel à communications à l’intention des orateurs et oratrices pour la soumission des résumés scientifiques pendant la période du 1 au 30 aout 2025. Ce colloque dont la troisième édition se déroulera du 26 au 29 novembre prochain à Kinshasa en République Démocratique du Congo, prévoit plusieurs conférences, des communications orales et affichées, ainsi que des expositions. Sept axes sont retenus pour l’orientation des communicateurs. Il s’agit notamment : La soumission des abstracts doit se faire à travers les adresses e-mails dédiées au casio2025 : casio2025@casio-rdc.com; mariannelusinga@gmail.com. Et le retour des réponses aux communicateurs est prévu à partir du 15 octobre. Durant quatre jours, les professionnels infirmiers et sages-femmes, les apprenants en sciences infirmières et obstétricales, ainsi que d’autres professionnels de santé vont échanger avec les experts de différents horizons scientifiques et professionnels provenant de vingt pays d’Afrique francophone, autour du thème central : « Les infirmières et sages-femmes face aux défis de la couverture sanitaire universelle en Afrique.» Rappelons qu’après la première édition à Abidjan en Côte d’Ivoire et la deuxième édition à Ouagadougou en Burkina-Faso, la troisième édition du «Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, se déroulera du 26 au 29 novembre 2025 à Kinshasa, en RDC, au Centre Culturel et Artistique de l’Afrique Central, en face du Palais du peuple. Pour plus d’informations, consulter : www.casio-rdc.com #Onicom
ONIC -Kinshasa : Les Compétences Communicatives des Infirmières débattues lors une matinée scientifique !
Une matinée scientifique s’est tenue ce mercredi 25 juin dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise sur le thème : « Diagnostic de l’image des infirmières au Congo : compétences communicatives pour accroître la visibilité et la reconnaissance professionnelle ». Plusieurs infirmiers et infirmières, ainsi que les étudiants ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière Congolaise pour partager l’expérience et échanger avec la seule oratrice du jour, la professeure Dr Hildegart Gonzalez Luis, infirmière et journaliste d’origine espagnole. Dans son mot de circonstance, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a souhaité la bienvenue à la professeure et sa délégation, ainsi qu’à tous les participants. « Il n’est pas possible de rester plus d’un mois sans savoir ce qui se passe dans le monde scientifique en général et dans le monde de la santé en particulier. Les conférences comme celle-ci sont des moyens importants pour se remettre à jour. », a-t-il déclaré, s’adressant aux participants. Il a également profité de l’occasion pour sensibiliser les infirmiers et infirmières sur l’organisation du « Colloque Africain des soins infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle », au mois de novembre prochain à Kinshasa. « Nous avons un grand rendez-vous en RDC au mois de novembre. Du 27 au 29 novembre 2025, les infirmières et les sage-femmes de vingt pays africains francophones seront à Kinshasa dans le cadre du Casio2025. C’est un grand rendez-vous pour nous. Tout le monde est enthousiasmé de venir à Kinshasa. Ce n’est pas l’affaire d’un comité, mais plutôt de chaque infirmière et sage-femme. Tout celui ou celle qui a l’expérience à partager, il est le bienvenu dans le comité d’organisation. Nous demandons également à celui qui veut servir sa profession en faisant le bénévolat, de pouvoir nous contacter », a-t-il martelé. Le DG de l’institut supérieur en sciences infirmières, (ISSI Monkole), madame Nicole Mayulu, a pour sa part, saluer la collaboration entre l’ISSI Monkole et la professeure Hildegart dans l’optique d’améliorer l’image de l’infirmière Congolaise dans les médias sociaux et traditionnels. L’oratrice du jour, la prof. Hildegart a dans son exposé, expliqué la thématique en rapport avec l’image des infirmières Congolaise dans les médias sociaux. Elle a peint la situation problématique de l’image des infirmières sur les médias sociaux dans le monde, en Afrique et en RDC, depuis la période d’avant, pendant et après la pandémie de COVID-19. Elle a articulé son intervention sur sept points ci-après : « La pandémie a montré que sans infirmières, le système de santé s’effondre et qu’il en manque des milliers pour que son fonctionnement soit durable (pénurie d’infirmières). », a déclaré madame Hildegart. Elle a expliqué le triple impact de Florence maintenant : « Compétences infirmières, visibilité sociale, et les ambitions existentielles », faisant allusion à Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. En ce qui concerne importance et la nature des infirmières dans les médias hors ligne et en ligne, elle s’est posée la question de savoir si « les infirmières sont-elles dans les médias ? », tout en relevant qu’il n’existe pas d’études en RDC pour en parler. La présentation de l’infirmière est souvent contraire de ce qu’elle est réellement, a-t-elle déploré. Justifiant également que la pénurie d’infirmières est parfois une conséquence logique de son image véhiculée par les médias, souvent dans la négativité, ce qui provoque l’insatisfaction professionnelle, le faible estime de soi et souvent l’abandon de la profession. « Souvent les infirmiers ne sont pas consultés ou prises en compte dans les instances décisionnelles politiques où se prennent les décisions importantes qui influencent les systèmes de santé. », a encore déploré la prof. Hildegart. « Que disent les infirmiers du fossé entre leur identité professionnelle et leur image négative véhiculée dans les médias », s’est-elle interrogée. Elle a martelé qu’une image professionnelle négative compromet la qualité des soins prodigués aux patients. « Les journalistes ne nous connaissent pas, ils ne savent pas quel contenu nous pouvons leur fournir. Ils ne savent pas que le recours aux infirmières comme sources d’information peut apporter des perspectives différentes aux reportages sur la santé. Les journalistes ne savent pas clairement ce que font les infirmières, quelle formation elles ont, il existe en outre une grande variété de spécialités…ce qui rend difficile leur utilisation comme source » ; a-t-elle dit considérant l’utilisation d’infirmières comme sources d’informations par les journalistes. Elle a dénoncé aussi le fait que les responsables de la communication des services de santé, des hôpitaux et des universités ne proposent pas d’infirmières comme source mais les médecins. « D’où l’importance de former des infirmières sur la communication, leur doter des compétences communicatives dans les réseaux sociaux, et leur permettre de communiquer sur les sites propres aux infirmières », a expressément recommandé la prof. Hildegart. Elle a renseigné dans son exposé que « Les infirmières ne disposent pas d’un cadre éthique, déontologique, juridique et institutionnel qui leur donne la sécurité nécessaire pour communiquer dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. » Pour éviter le risque pour la réputation liée à la présence des infirmières dans les réseaux sociaux, elle propose notamment de former des étudiants sur l’utilisation adéquate des réseaux sociaux. La prof. Hildegart à l’ONIC de poser un bon diagnostic : « que communiquons nous en tant qu’infirmières et comment notre profession communique-t-elle à travers l’ordre national des infirmiers du Congo ?» « Chaque infirmière, groupes d’infirmières dans les milieux professionnels, les ordres et collèges d’infirmières, les académies d’infirmières, facultés d’infirmières, syndicats, sociétés et associations scientifiques, doivent communiquer, avec l’utilisation de tous les canaux : face à face ; médias traditionnels ; réseaux sociaux ; médias en ligne », a-t-elle clôturé son exposé tout en invitant les infirmiers et infirmières de passer à l’action. Sous la modération du SG de l’ONIC Floribert NTUMBUDILA, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations et les défis qui bloquent les infirmiers et infirmières de la RDC de communiquer davantage pour redorer l’image de l’infirmière congolaise et promouvoir les soins infirmiers. Signalons par ailleurs qu’avant début de la matinée scientifique, la prof. Dr Hildegart Gonzalez et sa suite, se sont entretenus avec le Président national de l’ONIC André Louis KOMBA DJEKO dans la salle de réunion du Conseil national. Les
Congrès 2025 à Helsinki : Des nouvelles Définitions de l’Infirmière et de soins Infirmiers Adoptées, José luis Cobos élut nouveau Président du CII !
Le Président du Conseil national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko a participé à la réunion du Conseil des Représentants des associations Nationales d’infirmières (CNR) et au congrès 2025 du Conseil international des infirmières (CII) organisés du 7 au 13 juin à Helsinki, en Finlande, accompagné d’une délégation restreinte des membres de l’Ordre des infirmiers de la RDC. Ces deux grands événements d’importance primordiale ont réuni plus de sept mille infirmières et infirmiers du monde entier dans le pays du soleil levant pour partager l’expérience et d’échanger sur les nouvelles tendances dans la profession infirmière. La réunion du CRN, regroupement plus de 140 associations nationales d’infirmières, est une instance décisionnelle et d’orientation du CII qui se tient tous les deux ans, à la veille du congrès bisannuel du CII. Pour cette année, vu l’immensité des points inscrits à l’ordre du jour, elle s’est tenue du 7 au 9 juin dans la salle 101 du complexe Messuskeskus. Le KOMBA Djeko a participé à ces réunions entant que délégué principal ayant droit au vote, accompagné de deux autres membres, dont un suppléant Henry MASOSA, et un expert Philémon NGOMU, tous deux, membres du Conseil national de l’ONIC. Sous la présidence du Dr Pamela Cipriano, Présidente sortante du CII, la réunion du CRN a permis l’adoption de plusieurs réformes majeures et l’élection du nouveau Conseil d’administration du CII ainsi le nouveau président du CII. En termes des réformes, il faut noter l’adoption par le CRN des « nouvelles définitions officielles de l’infirmière et des soins infirmiers. » Une réforme nécessaire pour la profession infirmière en pleine essor. « Ces définitions claires et tournées vers l’avenir guident les soins infirmiers dans le monde, renforcent le CII et placent l’infirmière au centre de l’évolution des sciences, sont applicables sur les plans mondial et local », a souligné la présidente du CII. « Je remercie la commission, et tous les délégués du CRN pour avoir actualité ces définitions tourné vers l’avenir, qui placent la profession infirmière au centre de soins de santé », a déclaré la présidente Pamela, tout en invitant tous les gouvernements du monde et toutes les organisations à n’utiliser que ces nouvelles définitions officielles. À propos des élections, le CRN a élu onze nouveaux membres du Conseil d’administration du CII repartis dans les six zones électorales du CII. L’Afrique sera représentée par la déléguée de l’association des infirmières et sagefemmes du Ghana, madame Perpetual Ofori Ampofo. Au niveau de la présidence, monsieur José Luis Cobos Serrano, d’origine espagnole, ancien membre du Conseil d’Administration du CII, remplace madame Pamela Cipriano pour un mandat de quatre ans, non renouvelable. Il a battu deux autres candidates qui étaient à la course, dont une chinoise et une sudafricaine. Le nouveau président a été présenté à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès lors de la cérémonie de prise de fonction et de pouvoir comme le veut la tradition. Le nouveau président place son mandat sous un slogan fort : « l’Autonomie ». « J’ai choisi l’autonomie parce que je comprends que nous devons l’utiliser à trois niveaux. Le CII doit être autonome au niveau organisationnel, avoir une voix forte pour défendre les infirmières en tant que pilier des systèmes de santé et les soins infirmiers doivent figurer dans tous les programmes politiques au plus haut niveau. Nous devons autonomiser les ANIs et veiller à ce qu’elles sachent que le CII est là pour les aider. » A-t-il déclaré lors de son premier discours. Et de poursuivre : « J’entends souvent les gens dire que les soins infirmiers sont très importants, que le système de santé ne serait rien sans les infirmières. Mais le monde doit savoir que le temps des paroles est révolu. Je dirai aux politiciens qu’il est temps de passer à l’action. Nous sommes fatigués d’entendre des paroles, même si elles sont bien intentionnées. Nous devons maintenant agir, joindre le geste à la parole. Et pour cela, nous devons donner les moyens d’agir à chaque infirmière. » « Je demande donc à chaque infirmière de réfléchir à ce qu’elle peut apporter. Les infirmières ne doivent rien attendre de leurs gouvernements, de leurs systèmes de santé, ni même du CII. Le plus important, c’est ce que chacune d’entre nous peut faire pour faire progresser notre profession. Le CII donnera le ton, mais nous avons besoin du soutien de tous. C’est pourquoi je demande aux infirmières et infirmiers de montrer leur engagement envers leur profession », a plaidé le nouveau président du CII. Le CRN a également adopté une résolution soutenant les infirmières et les autres professionnels de santé travaillant dans les zones de conflit armé. Dans cette résolution, « le CII appelle les belligérants de protéger les infirmières, les travailleurs de santé, les ambulances et les structures de soins de santé. » La réunion du CRN c’est aussi pour les associations nationales d’infirmières (ANIs) une occasion de s’exprimer pleinement au nom des infirmiers et infirmières de leurs pays respectifs. Plusieurs ANIs se sont exprimés, ONIC y compris, pour remercier les dirigeants du CII et exposer les défis auxquels ils sont confrontés. Dans un autre registre, « la cérémonie officielle d’ouverture du trentième congrès du CII s’est déroulée dans la salle de spectacle du complexe Messuskeskus », dans la soirée de lundi 9 juin devant plus de 7000 infirmières, chercheurs, universitaires et autres experts du monde entier venus dans le cadre d’un événement qui célèbre la profession infirmière et le travail de chaque infirmière. Le défilé de délégués des ANIs habillés en uniforme nationale et tenue traditionnelle a marqué les esprits dès le début de la cérémonie. « L’ONIC était la dixième ANI à défiler sur le podium dressé à cet effet, impactant toute la salle par la danse improvisée par le président national André Louis KOMBA Djeko. » Plusieurs grandes personnalités du monde ont adressé les messages de félicitations et d’encouragement aux infirmières. Notamment le Pape Léon 14, le Directeur général de l’OMS, la Présidente de la fondation Florence Nightingale. Présente à la cérémonie d’ouverture, la Princesse Muna de Jordanie, a également adressé un message écrite lu par le Directeur général
En marge de la JII2025 : Une nouvelle Section de l’Ordre des Infirmiers Installée au sein des Cliniques Spécialisées de Kinshasa !
Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a procédé ce samedi 17 mai à l’installation de la nouvelle Section Onic au sein de la Clinique spécialisée de Kinshasa, dans la salle Corneille de Lemba. C’est à l’occasion de la célébration différée de la journée internationale des infirmières organisée par les infirmiers et infirmières de cette structure sanitaire privée que le président provincial a été convié à installer le nouveau comité de la Section ONIC composée de cinq membres élus par leurs pairs la semaine dernière lors d’une assemblée générale. Dans une ambiance festive, et devant le médecin directeur, l’administrateur gestionnaire, plusieurs infirmiers et infirmières ainsi que les autres professionnels de santé des Cliniques spécialisées de Kinshasa, la cérémonie solennelle s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Après le mot de prière de l’AG, l’infirmière Marlène AKINSWA, Directrice de Nursing des Cliniques spécialisées de Kinshasa a dans son mot de circonstance souhaité la bienvenue à tous participants et particulièrement à l’équipe provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. « C’est un immense honneur de prendre la parole aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières et l’installation officielle de la Section Onic au sein des Cliniques spécialisées de Kinshasa. Ceci symbolise notre volonté commune de donner à la profession infirmière toute la reconnaissance, la dignité, et la responsabilité. », a-t-elle déclaré. « Cela signifie également que désormais, les infirmiers et infirmières de la clinique spécialisée de Kinshasa dispose d’un cadre structurant pour promouvoir l’éthique professionnel et la déontologie, garantir la qualité de soins, promouvoir les bonnes pratiques infirmières, encourager la formation continue et faire entendre la voix des infirmières dans toutes les instances de prise de décisions de santé », a insisté la DN et présidente de la Section de l’Ordre. En ce qui concerne le thème de la journée internationale des infirmières retenu cette année, à savoir : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières renforce les économies. », la DN Marlene a souligné que « En investissant dans nos infirmières, nous investissons dans un avenir plus sain, plus stable et plus prospère pour notre société toute entière. » « Votre présence ici est un signe fort. Permettez-moi de le dire avec conviction que les infirmières ne demandent pas votre charité mais elles demandent justement la reconnaissance. Un environnement de travail digne, une formation continue pour évoluer et innover. », a-t-elle renchéri tout en invitant toutes les parties prenantes à construire un avenir meilleur où chaque infirmière est valorisée, soutenue, protégée et formée. Pour sa part, le président Provincial Colin KANDALA a procédé à l’installation du comité de Section Onic de la clinique spécialisée de Kinshasa, juste après la lecture du PV de l’assemblée générale élective des infirmiers de cet établissement de soins de santé par le secrétaire provincial Clément MBUNGU. Il ressort de ce PV, l’élection par mai levée de cinq membres du comité sectionneur, notamment : 1. Présidente : DN Marlène AKINSWA WENDO 2. Secrétaire : infirmier KAPINGA TSHIMANGA Dieu merci 3. Trésorière : infirmière MASIETA MUNDELE Dorcas. 4. Première conseillère : LUKOKI NDOTONI Daddy 5. Deuxième conseiller : NGOYI ILUNGA Platini. Ainsi le président KANDALA a installé officiellement un comité composé de trois infirmières et infirmiers conformément à la loi no16/015 du 15 juillet 20216 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, et au règlement intérieur de l’Ordre. « Nous installons officiellement ce comité, et leur remettons le bâton de commandement pour gérer l’éthique lié à la profession infirmière au sein de la clinique spécialisée de Kinshasa. », a déclaré le président KANDALA. Aux autorités des cliniques spécialisées de Kinshasa, le président provincial a rappelé l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière. « Hier la profession infirmière était auxiliaire, aujourd’hui avec la promulgation de la loi, elle est devenue autonome et indépendante face à d’autres professions du secteur de la santé. » La mission assignée à ce comité consiste de veiller à l’éthique et la déontologie des infirmiers, être permanent à la clinique pour veiller à la tenue de l’infirmière, son comportement, l’environnement de travail, et à la formation continue. « Nous osons croire que la discipline, un élément important pour nous, et par rapport à l’ordre, ce comité a pour mission de préserver l’honneur et l’indépendance de la profession infirmière. » a renseigné le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Il a rappelé la relation qui existe entre l’infirmière et les autres professionnels de santé, notamment la relation de collaboration et de complémentarité dans le respect mutuel. « On ne peut pas aujourd’hui utiliser l’infirmière comme l’auxiliaire d’un autre professionnel de santé. Nous vous demandons de collaborer avec cette équipe et de tenir compte de tout ce qu’il présentera comme doléances par rapport au travail infirmier. Mais également nous donnons le pouvoir à cette équipe de pouvoir sanctionner tout infirmier qui se comportera en dehors des normes déontologiques. », a-t-il conclu tout invitant le nouveau comité de se présenter le samedi prochain au siège provincial de l’Onic ville de Kinshasa pour recevoir les directives en rapport avec les responsabilités leurs confiées. De son côté, le médecin directeur des cliniques spécialisées de Kinshasa le docteur Trésor MVUNZI a remercié le président provincial d’avoir accepté cette invitation, et a insisté sur la discipline des infirmières dans l’exercice de leur profession dans son mot de circonstance. « Nous sommes contents de la Section de l’ONIC qui a été instituée. Nous prenons acte de ce qui a été décidé par eux-mêmes les infirmiers, et nous vous assurons de notre collaboration. » A-t-il dit. Et de poursuivre : « Je suis interpellé de ce qui a été dit ici, la discipline. C’est un élément important dans toute la communauté, surtout pour les personnes qui sont au chevet des patients comme l’a dit le président provincial. La discipline c’est aussi reconnaître ses limites et aller apprendre, c’est accepter parfois les injures des certains patients, c’est aussi avoir la capacité d’accepter les autres professionnels avec leurs différences ». « Je sais que c’est un métier qui demande beaucoup de vocation. Malgré que certains les sont devenus par imposition ou par hasard, la vocation parfois ne
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM