Le 31 juillet 2026, l’Ordre national des infirmiers de la RDC (ONIC) va célébrer la « Journée Nationale de l’Infirmière« , marquant les 10 ans de son existence depuis la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’ONIC. Pour commémorer cet anniversaire, le président du Conseil national, Louis André KOMBA Djeko, a présidé une réunion extraordinaire ce samedi 30 mai dans la salle des réunions de la Maison de l’infirmière en présence des membres du Conseil national et du conseil provincial de Kinshasa. Lors de cette réunion, les participants se sont penchés sur les activités qui seront réalisées pendant la semaine de l’infirmière, à Kinshasa et dans toutes les provinces de la RDC. Le président national a dévoilé le thème de cette année : « Nos infirmières. Notre avenir. Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies, mais aussi des économies ». Ce thème, proche de celui de la Journée Internationale des infirmières, et dont les « aspects économiques » ont été intégrés, trouve son sens dans l’important rôle que jouent les soins infirmiers pour éviter les dépenses catastrophiques liées aux soins de santé. Les Infirmiers étant la catégorie professionnelle la plus importante qui prodigue les soins de qualité pour sauver des économies. La formation des directeurs de soins de Kinshasa et de Brazzaville, le dépistage des maladies chroniques (diabète et hypertension artérielle) dans la communauté, sont parmi les activités retenues pour marquer les festivités du dixième anniversaire de l’ONIC. Une coordination composée de neuf membres, dont trois dans chacune des composantes (Conseil national, conseil provincial Kinshasa et Comité national des directeurs de Nursing) sera mise en place dans un bref délai. Sa mission est d’élaborer les termes de référence qui seront validés le samedi prochain. Rappelons que le 31 juillet de chaque année, ONIC célèbre la « Journée Nationale de l’Infirmière », en mémoire de sa création comme organe régulateur de la profession infirmière en RDC. #onicom La publication expire à la date d’expiration (03:26pm) de la date d’action (vendredi juillet 31st, 2026).
ONIC-DGI: Les Infirmiers et Infirmières de Kinshasa Sensibilisées sur la Fiscalité en Vigueur en RDC !
La Direction Générale des Impôts (DGI) a organisé ce mercredi 27 mai à l’hôtel Sultani, une matinée fiscale à l’intention des infirmières et infirmiers de la ville de Kinshasa. Plusieurs infirmiers directeurs de soins des hôpitaux de Kinshasa, les membres du Conseil national et du Conseil provincial de l’Ordre des infirmiers, conduits par le président national de l’ONIC, Louis André KOMBA Djeko, ont pris part à cette matinée fiscale. Le modérateur a fait savoir qu’après d’autres catégories professionnelles, la DGI a trouvé utile d’inviter les infirmiers et infirmières pour leur sensibiliser en rapport avec la Loi instituant l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). « Nous avons l’honneur de vous accueillir au nom de Directeur général, pour ces échanges envie de renforcer le dialogue entre l’administration fiscale et les contribuables », a-t-il déclaré face à la corporation infirmière. Dans son intervention de circonstance, le président national de l’ONIC Louis André KOMBA Djeko a remercié le Directeur général de la DGI pour avoir honoré la profession infirmière en invitant les infirmiers à cet échange. « Merci au DG d’avoir invité les infirmiers. Il ne s’est pas trompé de nous inviter parce que nous participons dans de multiples occupations. Mais aussi nous avons l’accès facile pour donner l’information à d’autres personnes. Et nous sommes partout, en temps de paix ou de guerre, en ville ou en milieux ruraux », a-t-il déclaré. Le président KOMBA a également dénoncé toutes les voix malveillantes qui prennent les infirmiers pour un mauvais exemple à donner lorsqu’on parle de quelque chose qui n’a pas marché dans la société. Il a pourtant insisté que l’infirmier est un grand monsieur intelligent, qui mérite respect et considération. Il a enfin invité ses confrères et consœurs, à une bonne participation en vue de mieux s’acquitter de leur devoir fiscal. Le seul orateur du jour, monsieur ILUNGA TSHIKANGA, chef de division (CD) de la cellule d’études à la DGI, a déroulé sa présentation sur la Loi no23/053 du 30 novembre 2023 instituant l’IS et l’IRPP, entrée en vigueur depuis le 1 er janvier 2026. Il a renseigné qu’il s’agit désormais de deux impôts que les assujettis sont redevables à DGI. Concernant « l’IS, il a fait savoir qu’il s’agit d’un prélèvement qui est assis sur l’ensemble des bénéfices réalisés par les sociétés et autres personnes morales », toutes les sociétés sont concernés peu importe sa forme, hormis des cas d’exemptions et d’exonération reconnus par la loi. La déclaration étant annuelle, à partir du 30 avril de l’année qui suit celle de la réalisation des revenus, le taux fixé est de 30% du bénéfice net imposable, soit 1% du chiffre d’affaires annuel. « L’IRPP par contre, est un impôt qui frappe le revenu net global, représentant la somme de revenus nets catégoriels dont dispose une personne physique (contribuable) au cours d’une année d’imposition. » Toute personne résidant en RDC, la personne physique non résidente qui accueille des revenus des sources congolaises et autres salariés résidant hors de la RDC mais qui y exerce une activité dont l’employeur réside en RDC. Le CD a expliqué que l’IRPP vient remplacer l’IPR (impôt professionnel sur la rémunération). Toutefois, l’IRPP est globalisant. Il inclut entre-autres, les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values réalisés, etc. Sa déclaration est également annuelle, avec un taux barémique progressif basé sur l’équité, qui varie de 3% à 40%. L’orateur a par ailleurs, renseigné aux participants les trois différents « prélèvements prévus par la loi. » Il s’agit notamment : S’en est suivie une série de questions réponses permettant aux participants, non-habitués avec le jargon financier, d’être éclairés sur les différents concepts. Les participants se sont dits satisfaits d’avoir été éclairés sur le contenu de la loi sus évoqué, en rapport avec l’IS et l’IRPP. Devant la presse, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, s’est dit très satisfaite d’avoir participé pour la première fois à une matinée fiscale de ce genre. « C’est une première fois pour les infirmiers d’assister à ce genre de matinée à caractère fiscal, c’était un peu compliqué au début. Nous avons compris ce que c’est la fiscalité, et que chacun de nous doit être prêt à payer l’impôt pour permettre au gouvernement de réaliser programme », a-t-elle précisé. Elle a demandé à la DGI de mettre à la disposition de l’ONIC les outils nécessaires pour lui permettre de sensibiliser les infirmiers à travers toutes les vingt-six provinces de la RDC. Une séance photo et un cocktail ont été offerts aux participants, clôturant ainsi en beauté, la matinée fiscale. #onicom
RDC-VACCINATION DES ENFANTS : ONIC ET PEV EN ATELIER DE CONTEXTUALISATION DES MESSAGES DE SENSIBILISATION ET DE PLAIDOYER !
Dans le cadre du projet d’appui aux associations professionnelles de santé (APS) financé par la Fondation Gâte et mis en œuvre par Enda-Santé, l’Ordre national des infirmiers (ONIC), en collaboration avec le programme élargir de la vaccination (PEV), a organisé ce jeudi 14 mai, un atelier de contextualisation des messages de sensibilisation et de plaidoyer pour soutenir la vaccination des enfants en RDC. Cet atelier s’est déroulé dans la salle des réunions de la direction générale du PEV, située sur l’avenue de la justice dans la commune de la Gombe. Une délégation de l’ONIC, point focal de ce projet, conduite par la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a pris part à cet atelier au côté de l’équipe d’accompagnement du PEV et le représentant de l’ENDA-Santé, partenaire clé de ce projet qui vise l’augmentation du taux de la couverture vaccinale en PCV13 et ROTARIX. Dans son mot d’ouverture, le chef de division, représentant du directeur général du PEV, a salué l’implication des infirmiers dans les efforts visant à augmenter la couverture vaccinale en RDC afin de garantir la santé des enfants. « Cet atelier vise à revisiter et adapter les messages de plaidoyer, d’une part et les messages de sensibilisation des infirmiers afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle lors des campagnes de vaccination », a-t-il indiqué, tout en précisant que ces messages vont encourager ceux qui hésitent encore, à adhérer à la vaccination. Il a souligné sur les rôles d’informateur, d’éducateur et de communicateur que joue l’infirmier pendant la vaccination, et également le rôle de relais communautaire qui inspire confiance auprès de la population. Partant du rôle que joue l’infirmier dans le système de santé, le chef de division a justifié la raison pour laquelle PEV trouve opportun de sensibiliser les partenaires non traditionnels pour atteindre son objectif de faire remonter le taux de la couverture vaccinale, récupérer les enfants zéro dose et sous vaccinés en RDC. « En visant la sensibilisation des infirmiers, nous disposons d’un champ plus large pour mobiliser la population à adhérer à la vaccination », a-t-il martelé. Il a enfin invité les participants à mettre en place des outils nécessaires pour renforcer le leadership de l’infirmier au sein de sa communauté. Pour sa part, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, a précisé que l’initiative de mener un plaidoyer pour augmenter la couverture vaccinale découle des résultats d’une enquête sur la vaccination dans la ville de Kinshasa. Les conclusions de cette enquête, a-t-elle précisé, ont révélé des problèmes majeurs liés à certains vaccins. Après les discours d’orientation des officiels du PEV et de l’ONIC, les travaux proprement dite de l’atelier ont démarré par deux présentations, avant d’entamer l’analyse des messages de plaidoyer et de sensibilisation. La première présentation sur le PEV a tourné autour des aspects juridiques et règlementaires de ce programme, du calendrier vaccinal et la carte Merci. La mission principale du PEV étant de contribuer au bien-être des enfants, des femmes enceintes et des adultes par la vaccination, son objectif est également de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale. La première vice-présidente de l’ONIC a dans sa présentation succincte loué les efforts structurants de l’ONIC visant à améliorer la qualité des soins et services offerts à la population en général et sa détermination à soutenir la vaccination des enfants contre les maladies infectieuses évitables par la vaccination, par des plaidoyers aux autorités politiques et administratives, et aussi par la sensibilisation des infirmiers. Elle a rappelé le thème de plaidoyer (sauvons nos enfants par la vaccination PCV13 et ROTARIX), ainsi que les objectifs de changement attendus au terme de ce projet. A propos de l’analyse des messages, les participants se sont convenus de retenir deux messages clés en rapport avec la sensibilisation des infirmiers et les leaders d’opinion. Par contre, un document technique devant permettre de mener à bien des plaidoyers auprès de décideurs sera élaboré très prochainement. Le point focal d’Enda-Santé RDC, a salué la collaboration entre ONIC et PEV, qui facilitera l’implication dans les activités de la vaccination, dans la sensibilisation de la population. « En tant que partenaire, nous souhaitons que les infirmiers soient pleinement associés et sensibilisés à un niveau plus élevé dans toutes les activités liées à la vaccination, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC », a-t-il déclaré. Toutes les parties prenantes de ce projet sont invitées à plus de détermination pour garantir la santé et le bien-être des enfants Congolais, grâce à une meilleure couverture vaccinale. #Onicom.
ONIC-RDC : Renforcement des capacités de Directeurs et Directrices de Nursing en leadership transformationnel !
Une session de formation en leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la Couverture Sanitaire Universelle s’est tenue ce samedi 9 mai à la Maison de l’infirmière, en faveur des Directeurs et Directrices de Nursing. C’est dans le cadre des activités liées à la célébration de la journée internationale que le Conseil national de l’ONIC, sous la coordination de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a organisé cette formation en vue de renforcement des capacités de Directeurs de soins en leadership. Au total, 85 Directeurs et Directrices de Nursing des hôpitaux de Kinshasa et du Kongo Central ont participé à cette session de formation. Dans son mot de circonstance, le président du Conseil national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a exhorté les Directeurs de nursing de redorer l’image de leur fonction. » Le DN doit maîtriser tous les aspects de l’hôpital, y compris la situation des stagiaires », a-t-il déclaré, tout en précisant que tout le monde ne peut pas devenir directeur de soins. Il a regretté le fait que plusieurs DN soient complexés devant d’autres membres de l’équipe de gestion de l’hôpital. Le Président a dénoncé la gestion de l’argent payé par les stagiaires, pourtant plusieurs hôpitaux sont dépourvus de thermomètres, voire de tensiomètre. En ce qui concerne la célébration de la journée internationale des infirmières, le président KOMBA a renseigné sur le report de l’activité principale programmée pour cette journée, suite au retard d’acquisition des matériels nécessaires. Il s’agit notamment de l’activité de » Découverte des maladies chroniques dans communauté « . « Cette activité est ramenée au 31 juillet, journée de l’infirmière Congolaise, et se déroulera dans les points chauds de la capitale, autour des hôpitaux et à la Maison de l’infirmière », a-t-il précisé. Le Président a par ailleurs, confirmé la tenue du processus de désignation du nouveau comité national du Cercle des Directeurs de nursing de la RDC, *CN-CDS* en sigle. Il a reconnu à cet effet que rien n’a marché avec l’ancien comité, tout en insistant sur le changement qu’il attend avec le nouveau comité à qui il a promis l’accompagnement de l’Ordre, sans que cela ne soit l’imposition d’une ligne de conduite dans les hôpitaux. L’unique orateur de cette session de formation, le Docteur Michel MUVUDI, expert à la banque mondiale zone Afrique et coach, a déroulé son thème, leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la CSU, en deux parties essentielles. Il a d’abord rappelé les notions de la mise en œuvre de la CSU en épinglant le cas de la RDC avec l’effectivité de la maternité gratuite et les soins de nouveau-nés. Les défis à relever, surtout en termes de prise en compte du multi sectorialisme des interventions et l’implication des principaux acteurs ont été abordés. » Trois éléments essentiels sont à retenir sur la réussite de la mise en œuvre de la CSU, à savoir la population couverte, le paquet de services de qualité et la réduction du coût de soins », a-t-il souligné en instant sur les rôles des acteurs dans la réussite du projet CSU, notamment les capacités en leadership qui peuvent influencer les réformes en cours. Il a ensuite, en rapport avec le leadership transformationnel, souligné l’importance pour les Directeurs et Directrices de Nursing d’incarner un vrai Leadership transformationnel pour l’amélioration de la qualité de soins et services offerts à la population. « Le leadership infirmière est sollicité pour gérer les personnes avec leurs réactions, organiser les paquets de services de qualité, et de faire respecter les coûts de soins. » A-t-il indiqué. « Pas de soins de qualité sans les infirmiers de qualité. Parce que les infirmiers sont au cœur de l’organisation de tout système de soins de santé « , a rappelé dr Michel. Il a souligné par ailleurs qu’un Leadership fort est nécessaire à l’engagement des parties prenantes pour la réussite de toute réforme, y compris la CSU. L’orateur a expliqué comment leadership est un contrat dont le leader doit d’abord résoudre les problèmes de ceux qui le suivent. Ainsi la réussite d’un leader dépend de ses capacités à trouver des solutions aux problèmes de ses collaborateurs. Pour y parvenir, il y a des prix à payer par le leader, notamment les prix de l’ignorance de ses capacités, des accusations, de la disgrâce, du complexe d’infériorité, de l’égoïsme et du sacrifice. L’orateur a insisté sur l’importance d’une vision claire coulé sur un plan stratégique que chaque directeur de soins doit avoir pour sa structure. Ainsi le respect de la réglementation en vigueur et les principes inhérents au leadership transformationnel. Faisant d’une pierre deux coups, le Conseil national a profité de l’occasion pour mettre en place un CN-CDS. C’est le Secrétaire général adjoint de l’ONIC, *Simple KASHALA*, qui a conduit le processus de désignation de cinq membres du *Comité National du Cercle des Directeurs de Soins, CN-CDS en sigle*. Sur 9 candidatures réceptionnées par la commission ad-hoc, cinq membres ont été désignés par consensus. Au regard de leurs noms et fonctions, le *CN-CDS* se présente de la manière ci-après : 1. Président : *DIANKEYILA KABUTAKO Guy*, DN du CHUR (Centre hospitalier universitaire de la renaissance, ex. Maman Yemo); 2. 1er Vice-président en charge des structures étatiques: *KITAPINDU BLAISE*, DN de l’Hôpital Roi Baudouin ; 3. 2 ème vice-présidente en charge des structures privées : *MYANDE MBOMBO Gina*: DN de l’Hôpital Monkolo; 4. Secrétaire : *YEMBESE WAWEY-ha*: DN de Centre Hospitalier ANR; 5. Trésorière : *KAPINGA NKONGOLO Madeleine*, DN du Centre Hospitalier Kimbondo. Ce comité dont le mandat est de cinq ans, sera installé le 12 mai, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’infirmière. Le nouveau *CN-CDS* est très attendu pour redorer le blason de la Direction de Nursing, pilier essentiel de l’amélioration de la qualité de soins dans les établissements de soins de santé, en faisant preuve du leadership transformationnel. Son bon fonctionnement permettra la visibilité de la fonction de Directeur de soins tant sur le plan national que régional et aidera au renforcement des compétences de ses membres.
Violence envers les Patients, que dit le Code de Déontologie de la Profession Infirmière en RDC !
La violence physique et psychologique dont a été victime une accouchée en post-partum immédiat de la part d’un médecin généraliste de l’hôpital Général de Référence soulève des questions d’ordre ethnique et déontologique appliquées dans les milieux de soins auxquelles tout professionnel de santé est appelé à ce remettre en cause. Tout acte de soins nécessite une réflexion éthique, et devrait répondre aux principes de bienfaisance et de la non malfaisance. Cela exige l’humanisation de soins de santé offerts à la population de toutes tendances confondues.Le patient qui est au centre de soins de santé est pourvu de ses droits et devoirs. Le droit à la douleur étant garantie, le professionnel de santé doit utiliser tous les moyens à sa disposition pour atténuer voire supprimer la douleur pendant les soins ou auprès d’un patient porteur d’une maladie chronique. « Aucune douleur ne peut être infligée à un patient, qu’il soit conscient ou inconscient », dit-on. La profession infirmière étant la colonne vertébrale des systèmes de santé, est confrontée à plusieurs réalités de soins. En majorité, les infirmières de la RDC exercent leur profession dans un environnement précaire qui les expose à des violations d’ordre ethnique et déontologique. L’exercice de cette profession est pourtant basé sur les valeurs de référence tel que inscrites à l’article 9 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Ce code a été élaboré pour qu’il serve de boussole qui guide l’infirmier au quotidien.Les valeurs de référence de l’infirmier placent le patient au cœur de soins. Le respect de la dignité de la personne humaine, l’humanité, l’intégralité et la bientraitance, sont ces quelques valeurs fondamentales que l’infirmier est tenu de respecter en toutes circonstances dans l’intérêt du malade. Ce code interdit, dans son article 21, à l’infirmière de faire preuve de violence physique, verbale ou psychologique envers le malade. L’article 40 renchérit que l’infirmière ne peut pas avoir un comportement intimidant ou menaçant susceptible de compromettre la qualité des soins ou la confiance du malade ou du public envers sa profession. Aussi, toutes sortes de harcèlement, d’intimidation ou de menace vis-à-vis du bénéficiaire de soins sont également à éviter (article 65). En ce qui concerne le filmage ou la prise d’images dans les milieux de soins de santé, ainsi que leur publication ou autre utilisation, le code de déontologie de la profession infirmière en RDC est catégorique. Avant de faire un enregistrement audio ou vidéo ou prendre une photo d’un malade, l’infirmier doit au préalable obtenir une autorisation écrite spécifiant l’usage projeté, auprès du concerné ou son représentant légal (art.124). De même, l’infirmière est appelée de s’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes dans les réseaux sociaux au sujet d’un patient en vue de préserver l’obligation de secret professionnel. Il s’assure également que les apprenants et autres collègues sous sa responsabilité, son autorité ou sa supervision, ne divulguent des renseignements de nature confidentielle. L’infirmière qui se vante d’être le seul professionnel de santé qui reste 24h sur 24h au chevet des malades ne doit pas ignorer que la protection de ces derniers lui incombe de plein gré. A cet effet, elle est appelée à prendre toute mesure nécessaire pour protéger l’individu lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donne des soins qui le mettent en danger (art.27). Elle doit également se rappeler son obligation de porter secours en cas d’urgence à toute personne en danger, patient y compris, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et de ses moyens. L’Ordre national des infirmiers (ONIC) dont l’une des missions principales est la défense de l’honneur de profession infirmière, dans son code, il exige à chaque infirmier, dans sa vie professionnelle ou privée, d’honorer et de faire honorer sa profession en faisant preuve d’une haute moralité et d’une grande dignité (art. 83). L’ignorance de toutes ces dispositions du code de déontologie de la profession infirmière expose son auteur à des sanctions disciplinaires et judiciaires. L’infirmier doit toujours se rappeler son devoir d’administrer à son malade des soins attentifs et consciencieux et qu’il doit répondre civilement, pénalement et disciplinairement de ses actes (art. 11). L’évènement malheureux mettant en scène la violence physique et psychologique d’un médecin à l’endroit d’une accouchée refusant une suture à vif doit interpeller tout professionnel de santé sur la stricte application du code de déontologie dans les milieux de soins, d’une part. D’autres part, l’autorité sanitaire doit correctement faire son travail en veillant sur le bon fonctionnement des hôpitaux publics et privés, et sur l’amélioration des conditions de travail et sociales des professionnels de santé.
Première Cérémonie de Prestation de Serment en 2026: 491 Infirmiers et Infirmières Inscrits au Tableau de l’Ordre Prêtent Serment !
Quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières récemment inscrites sur le tableau de l’Ordre national des infirmiers de la République Démocratique du Congo ont prêté serment ce samedi 7 février à Kinshasa. Cette toute première cérémonie de prestation de serment pour l’année 2026, s’est déroulée dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC, en présence du Président du Conseil national André Louis KOMBA Djeko. Dans son mot de circonstance, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin KANDA MAYALA, a félicité les nouveaux assermentés d’avoir pris l’initiative de se mettre en ordre avec la loi. « Votre décision de se conformer à la loi créant l’Ordre des infirmiers en RDC vous permet de basculer d’un auxiliaire à un professionnel », a-t-il déclaré. Il a exhorté ses nouveaux confrères et consœurs de se comporter en vrai professionnel en respectant les prescrits du code de déontologie. Il a par ailleurs souhaité la bienvenue au président national de l’ONIC et aux assermentés ainsi que tous ceux qui les accompagnaient, notamment les membres des familles venues nombreuses pour assister à cette d’importance capitale. Avant de prendre acte de cette prestation de serment, le président du Conseil national a voulu sensibiler les assermentés sur la dignité et l’honneur qui doivent caractériser leur carrière professionnelle. « L’infirmier n’a pas de vie privée », a-t-il souligné. Cela s’explique selon lui, que l’infirmière doit être exemplaire sur le plan moral et éthique, sur son lieu de travail ou en-dehors de celui-ci. Il a rappelé le respect de la tenue de l’infirmière (blouse blanche manches courtes) portée uniquement aux lieux de travail et nulle part ailleurs. « Il est anormal de voir l’infirmière en blouse blanche aux environs de l’hôpital pour s’acheter quelques choses ». Le président KOMBA Djeko s’est attelé également sur les antis valeurs à bannir sur le milieu professionnel en rappelant de ce fait les neuf (9) valeurs fondamentales de l’infirmier tel que stipulé sur le code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Le président du Conseil national a de surcroît enseigné les infirmiers et infirmières assermentés sur l’acquisition du nouveau siège national de l’ONIC. « Cette maison est le fruit des efforts uniquement des infirmiers. C’est avec l’argent des infirmiers que nous l’avons acheté et construit. Nous n’avons rien reçu, ni du gouvernement, ni de nos partenaires, et nous n’avions rien demandé », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements dans la salle. La cérémonie proprement dite s’est déroulée en deux temps. Avec le premier groupe de 246 assermentés et le deuxième groupe de 245, tous habillés en blouse blanche, insigne à la pointe, avec l’écharpe traversant l’épaule en mode parlementaire. Dans une cérémonie solennelle, devant Dieu te le public, Main droite levée et la main gauche tenant le serment, les quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières ont lu le serment devant le président du conseil national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko. Ce dernier, en vertu de la loi créant l’ONIC et en son nom propre, a pris acte de cette prestation de serment tout en félicitant les assermentés et en leur souhaitant la bienvenue dans la grande famille de la profession infirmière. Au terme de cette cérémonie, chaque assermenté a reçu sa carte de membre, la seule preuve de son inscription au tableau de l’ordre, sur laquelle est inscrite le numéro d’ordre unique et permanent. Rappelons que la prestation de serment est la dernière étape d’un processus laborieux de l’inscription au tableau de l’ordre des infirmiers de la RDC. Cette étape est précédée par une matinée déontologique organisée quarante-huit heures avant, au cours de laquelle les infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre sont sensibilisés sur le code de déontologie et la loi créant l’ONIC. La prochaine cérémonie de prestation de serment est annoncée pour samedi 28 février 2026. #onicom
Les Apprenants de l’INPESS Visitent la Maison de l’Infirmière Congolaise !
Les apprenants de la première année A2 de l’institut national pilote de l’enseignement de sciences de santé, INPESS en sigle, ont visité ce lundi 26 janvier la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Conduite par trois enseignantes de l’INPESS, une cinquantaine d’apprenants toutes blanches vêtues, ont été accueillis sur place par la troisième vice-présidente de l’ONIC, madame *Léonie Lubuimi*. A cette occasion, ils ont suivi une présentation de la troisième vice-présidente de l’ONIC sur « *la loi créant l’Ordre national des infirmiers de la RDC et le code de déontologie de la profession infirmière »*. L’étape suivante a été la visite guidée des différents départements de la maison de l’infirmière Congolaise. Arrivés à la salle des réunions du conseil national, ils ont rencontré quatre membres du conseil national en plein travail, dont le secrétaire général de l’ONIC, *Floribert Ntumbudila*. Ce dernier leur a aussi expliqué en bref le fonctionnement de l’ONIC et leur a encouragé de s’inscrire au tableau de l’ordre aussitôt fini les études. Les apprenants ont été émerveillés par la beauté de la maison de l’infirmière Congolaise et pu saluer l’initiative du président national de l’ONIC, *André Louis KOMBA Djeko* d’avoir doté la profession infirmière d’un siège digne de ce nom. Cette visite s’est terminée par une photo de famille devant la maison de l’infirmière Congolaise. Chaque année, les apprenants de la première année A2 de l’INPESS visitent le siège de l’ONIC pour s’imprégner de l’organisation et le fonctionnement de l’organe exécutif de la profession infirmière en RDC.
CASIO2025: Kinshasa Accueille Dix-sept Pays Africains Francophones dans le Cadre de la Troisième Edition !
Dix-sept pays africains d’expression française participent au Colloque Africain de Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, du 26 au 29 novembre, à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Cette troisième édition se tient à Kinshasa sous le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle. » Un thème qui cadre avec la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle (CSU), en RDC depuis 2023, et dont les infirmiers et les sages-femmes sont les piliers du programme de la gratuité de la maternité et de soins du nouveau-né, l’un des volets de la CSU. Cet événement hautement scientifique et culturel va se dérouler au « Centre Culturel et Artistique », et réunira plus de deux mille participants, infirmières et infirmiers, sages-femmes et étudiants en soins infirmiers ainsi que d’autres professionnels de santé. Durant quatre jours d’affilée, les participants vont échanger sur les thématiques d’une importance capitale, présentés sous forme des conférences, ateliers et posters, animés par des éminents professeurs et autres experts Congolais et étrangers. Casio dans les hôpitaux de Kinshasa ! Le premier jour, mercredi 26 novembre, Casio va se dérouler dans cinq grands hôpitaux de la ville de Kinshasa pour faciliter les échanges sur les résultats des recherches menées sur le terrain clinique. Il sera également l’occasion pour chaque hôpital de partager son expérience multiforme avec les participants tant étrangers que les nationaux. Parmi les hôpitaux retenus, l’on peut citer le Centre Hospitalier et Universitaire la Renaissance, ex maman Yemo, les Cliniques Universitaires de Kinshasa, l’Hôpital Monkole, la Clinique Ngaliema et l’Hôpital de l’Amitié Sino-congolais. Les participants étrangers et ceux venus de vingt-cinq provinces de la RDC, sont équitablement répartis dans ces différents hôpitaux, tandis que les participants de la ville de Kinshasa auront le libre choix. La déclaration de Kinshasa ! La déclaration de Kinshasa est très attendue à l’issue de cette troisième édition du Casio. Ce rendez-vous est déterminant du fait qu’il sera question de réorienter ce colloque, et de designer le pays organisateur de la quatrième édition. Plusieurs candidatures sont en vue, notamment seules du Maroc et du Mali. Il sera également question d’une prise de position des professions infirmières et sages-femmes d’Afrique francophone sur la place de l’infirmière et de sage-femme dans la gouvernance des systèmes de santé en général et de la CSU en particulier. Le Président du comité international d’organisation de la troisième édition du Casio, André Louis KOMBA Djeko, Président national de l’ONIC qui est au four et au moulin, tient à offrir à ses hautes et à tous les participants, un colloque riche en couleur, et d’un haut niveau scientifique et culturel avec une organisation impeccable. La mobilisation a attend le seuil. La sensibilisation des infirmiers et infirmières, sages-femmes et étudiants, ne faiblit pas. La distribution des badges se déroule sans encombre à la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC. Et l’on continue à enregistrer d’autres participants. Certaines délégations sont arrivées ce samedi 22 novembre à Kinshasa, d’autres dimanche soir, et d’autres encore arrivent ce lundi et mardi dans la soirée, selon les programmes des vols. Rappelons que la première et deuxième édition du Casio s’est déroulée respectivement en 2023 en Côte d’Ivoire, et en 2024 à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est lors de cette dernière édition que la RDC a été élue comme pays organisateur de la troisième édition. #ONICOM
ONIC Perd l’un de ses piliers, le Deuxième Vice-président du Conseil national !
Décédé jeudi 11 septembre 2025 à Bruxelles, le deuxième vice-président du Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la République Démocratique du Congo (ONIC), Marcel Baroani Bunzuki a été inhumé ce samedi 27 septembre au cimetière de nécropole entre ciel et terre, après les hommages mérités de la communauté infirmière. L’annonce de ce décès a été faite par le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, dans un message WhatsApp, partagé dans le forum du conseil national. « Nous avons la douleur et la tristesse de vous annoncer le décès à Bruxelles de notre collègue Marcel Baroani, deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC », a-t-il posté, visiblement en larmes au vu du sticker utilisé. Cette nouvelle a été accueillie comme un coup de tonnerre dans la communauté infirmière, déclenchant une salve de réactions de regrets et de tristesse. Plusieurs messages de condoléances émanant de toutes les plateformes d’information de l’ONIC, ont été adressés à l’endroit de sa famille biologique et à l’ensemble de la communauté infirmière de la RDC. Le corps de l’illustre disparu est arrivé jeudi 25 septembre dans la soirée, à bord de Bruxelles Airlines et était gardé à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire. Le programme des obsèques tel qu’établi par le comité organisateur, composé des délégués de l’ONIC, de l’INPESS (institut national pilote de l’enseignement et du secrétariat général de la santé, prévoyait une veillée mortuaire qui s’est déroulée dans la salle Okapi de l’INPESS, vendredi 26 septembre. Prière, témoignages et animation musicale ont caractérisé cette soirée de méditation en présence de plusieurs personnalités de différents horizons. La sortie du corps de la morgue du cinquantenaire accompagné par une escorte policière ainsi que les éléments de Likonzi protection est intervenu dans l’intimité en présence de seuls membres de sa famille biologique. Arrivé au lieu des obsèques, le corps du Directeur General de l’INPESS, Marcel Baroani a été accueilli sous les applaudissements nourris, par plusieurs colonnes des apprenantes de l’INPESS vêtues en blouse blanche, en présence du président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko et le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin Kandala. Dans la salle Okapi magnifiquement décorée, où l’attendait une importante communauté infirmière en uniforme de l’ONIC, et plusieurs autres personnalités politico-administratives, amis et connaissances, l’entrée du cercueil rose où gisait le corps du deuxième vice-président de l’ONIC a été salué par les applaudissements nourris en l’honneur du défunt. Après une série de témoignages frappants, le dépôt de gerbes de fleurs, s’en est suivi les différents mots de circonstance. D’abord celui des apprenants de l’INPESS qui ont salué la mémoire de ce grand directeur qu’ils considéraient comme un père de famille compatissant. Ses enfants biologiques et ses petits-fils ont exprimé leur attachement à un père et grand-père aimable et très attentionné qu’ils n’oublieront jamais. Dans la foulée, le directeur de la sixième direction chargée de l’enseignement de sciences de la santé, Josué Bapitani a, au nom de sa hiérarchie annoncé que la salle Okapi de l’INPESS sera désormais renommée « Salle Marcel Baroani. » Une façon d’immortaliser la mémoire du premier DG de l’INPESS, grand serviteur de la jeunesse infirmière qui a beaucoup œuvré dans la formation de cette dernière. Le moment le plus émotif fut la cérémonie du retrait de son numéro d’Ordre par le conseil de l’ONIC. Toute la communauté infirmière, habillée en pagne de l’ONIC, avec à sa tête le président national André Louis KOMBA, a été invitée au tour du cercueil de leur regretté confrère Marcel Baroani, pour lui rendre un dernier hommage et assisté au retrait de son numéro d’ordre et au déliement de son serment. A la manœuvre, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA MAYAMA, qui a prononcé un discours circonstanciel, rappelant le parcours professionnel de l’illustre disparu avant de procéder au déliement du serment et au retrait de son numéro d’ordre, tout en plaçant une blouse blanche sur son cercueil, symbole de la sainteté de son âme. « Nous nous sommes réunis ce samedi 27 septembre 2025, jour solennel et chargé d’émotions, pour rendre un ultime hommage à notre confrère, le deuxième vice-président du Conseil national de l’ONIC, monsieur Marcel Baroani Bunzuki qui nous a quitté brutalement le 11 septembre dernier à Bruxelles de suite d’une maladie », a-t-il déclaré d’un ton émouvant au début de son discours. « Tu as illustré par un parcours magnifique. De par ta formation, tu es passé d’un infirmier de base au sommet, ce qui témoigne une volonté inébranlable de se former, d’apprendre et de se perfectionner tout au long de ta vie professionnelle. De l’exercice professionnel, tu as pu gravure des échelons avec exemplarité, passant du rôle d’exécutant sur terrain à celui du directeur, et assumant des responsabilités de plus en plus grandes avec rigueur, compétences, loyauté et humanisme. » A-t-il rappelé. « Enseignant de formation, toujours soucieux d’encadrer la jeunesse infirmière, ta carrière illustre la merveille, la progression possible au sein de notre noble profession », a-t-il ajouté en faisant allusion à son engagement, sa passion et sa volonté de servir. « Deuxième vice-président du Conseil national des infirmiers, tu étais non seulement un pilier pour l’Ordre des infirmiers, mais aussi un modèle pour les jeunes générations infirmières Congolaises ». A-t-il précisé. « Tu as toujours défendu avec courage et intégrité les valeurs qui nous unissent : le respect de la vie, la dignité du patient, la déontologie professionnelle dans son ensemble et le sens du devoir. » « Ton départ brutal laisse un vide au sein de notre communauté professionnelle, mais ton héritage demeurera à jamais vivant par les principes que tu as incarné et transmis. » A-t-il renchérit. « Aujourd’hui en procédant au déliement de ton serment, nous témoignons notre reconnaissance et nous nous engageons à notre tour à perpétrer ton exemple, à continuer ton combat pour l’existence et la dignité de la profession infirmière en RDC. » A déclaré le président provincial. « A ce moment de recueillement, nous te souviendrons non seulement comme un collègue émérite, mais aussi comme un frère fidèle, toujours prêt à tendre la main, à écouter et à soutenir. Ton
31 Juillet 2025 : Onic Honore ses Infirmières !
Sans s’éloigner de son pouvoir régulateur et d’encadrement de la pratique professionnelle, et de sa mission de défendre l’honneur et l’indépendante de la profession, l’Ordre national des infirmiers s’occupe également du social de l’infirmière Congolaise. Plusieurs cas illustrent ce rôle social de l’ONIC, notamment l’assistance des infirmières agressées, surtout celles de zones en conflit, la décoration honorable des couples infirmiers, l’assistante des infirmiers et infirmières malades, et l’accompagnement des familles lors des obsèques d’un infirmier. Le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko, l’homme au cœur bienveillant ne cesse de surprendre l’opinion par ses actions philanthropiques qui honorent la profession infirmière à travers ceux qui ont accompli un parcours exceptionnel et exemplaire en tant qu’infirmières ou Infirmiers. Beaucoup d’Infirmiers en retraite ou en fonction ayant décidé de s’inscrire au tableau de l’Ordre des infirmiers malgré leur âge avancé, ont été primés le jour de la prestation de serment. La dernière illustration en date le 31 juillet 2025, journée nationale de l’infirmière Congolaise. L’infirmière Nzuzi, 54 ans d’expérience clinique, ancienne de l’hôpital Maman Yemo en retraite, a reçu un « Congélateur », cadeau signé président national de l’ONIC, à l’occasion de sa prestation de serment. Ce geste honorifique a été salué par la communauté infirmière présente à cette circonstance. « Le Conseil national a décidé de l’honorer en lui remettant un cadeau pour avoir fait la fierté de la profession infirmière en RDC, un travail aujourd’hui reconnu par l’ONIC », a déclaré le président KOMBA. L’intéressée a été surprise par ce geste et n’a pas tari d’exprimer sa joie. « Je respectais mes autorités, Je faisais tout ce qui m’a été demandé, je suis resté à côté des patients en leur faisant du bien, dans le respect du code de déontologie. En tout cas je remercie l’ONIC. », A déclaré l’infirmière pionnière Nzuzi. « Je suis dans la joie immense. Je ne m’attendais vraiment pas que ce geste puisse se réaliser un jour dans ma vie. C’est une histoire inoubliable pour moi », a-t-elle renchérit. Aux jeunes infirmières et infirmiers, assermentés du jour, madame Nzuzi n’a pas manqué de message à leur endroit. « Aux jeunes infirmières d’être patiente, de respecter le serment. A mon âge, je ne me suis pas fatigué de ce travail. Notre travail exige de la compassion et de l’amour envers les malades. C’est vraiment un chemin de la croix qui demande beaucoup de sacrifices dont la récompense est surtout divine. » La journée du 31 juillet est célébrée chaque année en RDC pour commémorer l’anniversaire de la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers de RDC. Pour cette année, du fait de l’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, au mois de novembre prochain à Kinshasa, la cérémonie s’est déroulée dans la modestie avec la prestation de serment de plus ou moins cinq cents infirmières nouvellement inscrites au tableau de l’Ordre, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège de national de l’ONIC, devant le président national KOMBA DJEKO. Cette cérémonie de prestation de serment était précédée par la matinée déontologique organisée deux jours plutôt, à l’intention de nouvelles assermentées, au cours de laquelle elles ont été sensibilisées sur le code de déontologie de la profession infirmière et sur la loi créant l’ONIC. #onicom