Clôture avec faste des travaux de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), ce samedi 29 novembre dans la salle de spectacle du Centre culturel et artistique. C’est le Président du comité international d’organisation du Casio, André Louis KOMBA Djeko président de l’ONIC, et le président de l’Ordre des sages-femmes Ambrockka KABEYA qui ont conjointement lu le message de clôture de ce grand rendez-vous scientifique et culturel. « Nous présidents de l’Ordre des infirmiers et de l’Ordre des sages-femmes déclarons clos les travaux de la troisième édition du Casio2025. », ont-ils déclaré. Durant quatre jours, soit du 26 au 29 novembre, ce colloque qui a connu la participation de plus de deux mille participants, infirmières et sages-femmes, enseignants et étudiants, ressortissants de dix-sept pays africains d’expression française et de vingt-six provinces de la RDC, a été un rendez-vous scientifique et culturel de haut niveau. Des ateliers du premier jour organisés dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, à la cérémonie d’ouverture officielle par le ministre de la santé publique, aux panels et focus groupe en passant par les conférences en plénière animées par les professeurs et autres experts au Centre culturel et artistique les trois derniers jours, la qualité des échanges a été la motivation principale des organisateurs. Dans son rapport synthèse, le comité scientifique a fait état d’un bilan élogieux de ce colloque sur le plan scientifique. Au total, cent soixante contributions orales et en posters ont été analysées pendant ce colloque, marquant la diversité des problématiques abordées autour de sept axes stratégiques. Ces contributions ont mis en évidence les défis liés à la formation continue, au financement de la recherche, à l’intégration des technologies numériques, au manque de protocoles contextualisés, ainsi qu’à l’insuffisante valorisation de l’infirmier et sage-femme dans les politiques de la santé. Il a été retenu lors de ce colloque que l’engagement des infirmières et sages-femmes dans la dynamique de la CSU tout en rappelant une mobilisation collective autour de la qualité de soins, dans les différentes prises de parole. Les différentes conférences ont démontré la problématique générale du colloque en examinant les enjeux contemporains de la couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. La contribution historique et actuelle des professions infirmière et Obstétricale, les principaux défis structurelles, de ressources humaines de qualité, accessibilité et équité, mais aussi les opportunités d’innovations, de leadership et de recherche. Le renforcement des compétences clinique, pédagogique et managériale, mais aussi éthique. Les ateliers et les panels en focus groupe ont permis de relevés les aspects suivants : Un Slogan a été retenu lors du Casio 2025, à savoir: « Un hôpital qui recherche est un hôpital qui progresse. » Ainsi faisons de nos hôpitaux un espace d’apprentissage et de transformation a-t-il recommandé. Cette troisième édition du Casio dont le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle », a permis aux organisations professionnelles des infirmiers et sages-femmes de l’Afrique francophone de réfléchir sur leur avenir, en termes de la formation et des conditions socio-professionnelles. La déclaration de Kinshasa ! Le président de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, monsieur SAWADOGO Bonvouila, a lu une « déclaration dite de Kinshasa. » devant sanctionner la fin des travaux de la troisième édition du Casio. Il ressort de cette déclaration la prise de position de dix-sept pays africains d’expression française ayant participé à ce colloque, face aux multiples enjeux organisationnels et professionnels. Les points ci-après sont à retenir : Casio c’est aussi la musique et le Zango ! Casio2025 a été également un rendez-vous culturel. L’artiste musicien Burkinabè a électrisé la salle avec une chanson dédiée à la paix dans l’est de la RDC et dans tous les pays africains. Un match de Nzango a opposé les deux Congo. Une belle initiative de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville pour divertir les participants. Un match nul de deux buts partout a départagé les deux équipes sous les applaudissements nourris de la salle. Cette dernière journée a été marquée également par la remise symbolique des brevets et clés USB aux délégués des pays étrangers, à tous les orateurs et aux délégués des différentes provinces de la RDC ayant participé au Casio 2025. Casio2025 ferme ses portes, et après ? La quatrième édition du Casio sera organisée en novembre 2026 au Sénégal. Dakar a été choisi à l’unanimité par les représentants de chaque délégation des pays membres au cours d’un vote organisé la veille. La représentante de l’association des infirmiers et infirmières du Sénégal s’est dit très honorée d’avoir remporté cette élection. « Je suis tellement émue et fière aujourd’hui. C’est un honneur pour moi de représenter le Sénégal. C’est une grande joie et une profonde gratitude que nous vous accueillons au Sénégal, pays de la teranga. Nous sommes honorés de vous recevoir dans notre pays connu pour son hospitalité légendaire et son riche patrimoine. » A-t-elle déclaré. Et de renchérir : « Nous sommes également ravis de vous accueillir, de discuter avec vous les avancées dans le domaine de la santé et de partager nos expériences et nos connaissances pour améliorer les soins de santé pour tous. Nous sommes heureux de vous accueillir au pays de la teranga. Vive la santé pour tous. » Une soirée dansante organisée à l’honneur des délégués africains et provinciaux a lieu dans la salle historique « le Carrefour ». Signalons que lors de la quatrième et dernière journée du Casio, 589 infirmiers et infirmières ont prêté serment devant le président du conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Casio 2025 est une victoire totale en termes de mobilisation des participants, de la qualité scientifique des différentes présentations orales et en posters. Les participants tant nationaux qu’étrangers se sont dits satisfaits d’avoir participer activement à ce colloque qui marquera l’histoire de la profession infirmière en RDC. #onicom
CASIO2025: Kinshasa Accueille Dix-sept Pays Africains Francophones dans le Cadre de la Troisième Edition !
Dix-sept pays africains d’expression française participent au Colloque Africain de Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, du 26 au 29 novembre, à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Cette troisième édition se tient à Kinshasa sous le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle. » Un thème qui cadre avec la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle (CSU), en RDC depuis 2023, et dont les infirmiers et les sages-femmes sont les piliers du programme de la gratuité de la maternité et de soins du nouveau-né, l’un des volets de la CSU. Cet événement hautement scientifique et culturel va se dérouler au « Centre Culturel et Artistique », et réunira plus de deux mille participants, infirmières et infirmiers, sages-femmes et étudiants en soins infirmiers ainsi que d’autres professionnels de santé. Durant quatre jours d’affilée, les participants vont échanger sur les thématiques d’une importance capitale, présentés sous forme des conférences, ateliers et posters, animés par des éminents professeurs et autres experts Congolais et étrangers. Casio dans les hôpitaux de Kinshasa ! Le premier jour, mercredi 26 novembre, Casio va se dérouler dans cinq grands hôpitaux de la ville de Kinshasa pour faciliter les échanges sur les résultats des recherches menées sur le terrain clinique. Il sera également l’occasion pour chaque hôpital de partager son expérience multiforme avec les participants tant étrangers que les nationaux. Parmi les hôpitaux retenus, l’on peut citer le Centre Hospitalier et Universitaire la Renaissance, ex maman Yemo, les Cliniques Universitaires de Kinshasa, l’Hôpital Monkole, la Clinique Ngaliema et l’Hôpital de l’Amitié Sino-congolais. Les participants étrangers et ceux venus de vingt-cinq provinces de la RDC, sont équitablement répartis dans ces différents hôpitaux, tandis que les participants de la ville de Kinshasa auront le libre choix. La déclaration de Kinshasa ! La déclaration de Kinshasa est très attendue à l’issue de cette troisième édition du Casio. Ce rendez-vous est déterminant du fait qu’il sera question de réorienter ce colloque, et de designer le pays organisateur de la quatrième édition. Plusieurs candidatures sont en vue, notamment seules du Maroc et du Mali. Il sera également question d’une prise de position des professions infirmières et sages-femmes d’Afrique francophone sur la place de l’infirmière et de sage-femme dans la gouvernance des systèmes de santé en général et de la CSU en particulier. Le Président du comité international d’organisation de la troisième édition du Casio, André Louis KOMBA Djeko, Président national de l’ONIC qui est au four et au moulin, tient à offrir à ses hautes et à tous les participants, un colloque riche en couleur, et d’un haut niveau scientifique et culturel avec une organisation impeccable. La mobilisation a attend le seuil. La sensibilisation des infirmiers et infirmières, sages-femmes et étudiants, ne faiblit pas. La distribution des badges se déroule sans encombre à la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC. Et l’on continue à enregistrer d’autres participants. Certaines délégations sont arrivées ce samedi 22 novembre à Kinshasa, d’autres dimanche soir, et d’autres encore arrivent ce lundi et mardi dans la soirée, selon les programmes des vols. Rappelons que la première et deuxième édition du Casio s’est déroulée respectivement en 2023 en Côte d’Ivoire, et en 2024 à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est lors de cette dernière édition que la RDC a été élue comme pays organisateur de la troisième édition. #ONICOM
CII : Le nouveau Conseil d’administration du CII affiche complet, l’Afrique bien positionnée !
Le Conseil des représentants des associations nationales d’infirmières (CRN) a élu un nouveau Conseil d’administration et un nouveau président du Conseil international des infirmières (CII) lors de sa session 2025 tenue à Helsinki en Finlande, du 7 au 9 juin dernier. Comme mentionné dans l’ordre du jour du CRN, l’élection de Onze nouveaux membres du Conseil d’administration et du président du CII s’est déroulé le deuxième jour du CRN, le 8 juin dans la salle 101 du complexe Messukeskus et le résultat a été annoncé le 9 juin, le jour de la clôture de la session. Élus par les représentants officiels des associations nationales d’infirmières pour un mandat de quatre ans, les nouveaux membres du CA ont été présentés à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès 2025, le 13 juin dans la salle de spectacle de Messukeskus. Pour afficher complet, les membres du CA ont élu au second degré les trois vice-présidentes du CII qui vont composer avec le président, le comité exécutif du CII, orange de gestion quotidienne du CII selon les dispositions ses statuts. Ont été élues vice-présidentes au regard de leurs noms, fonctions et régions d’origine, les personnes ci-après : Première vice-présidente : Sineva Maria Ribeiro, qui représente la région Europe du Nord et de l’Est au conseil d’administration du CII. Deuxième vice-présidente : Megumi Yamaura-Teshima, qui représente la région Asie au conseil d’administration du CII. Troisième vice-présidente : Perpetual Ofori-Ampofo, qui représente la région Afrique au conseil d’administration du CII. Le président et les trois vice-présidentes du CII forment le comité exécutif du conseil d’administration, qui veille à la bonne marche des activités entre les réunions de ce dernier et le conseille sur les priorités stratégiques et les questions financières. Les trois candidates élues se sont exprimées pour afficher leur satisfaction et leur engagement pour la tâche à accomplir. Sineva Maria Ribeiro, élue première vice-présidente du CII, est actuellementprésidente de l’Organisation virtuelle commune des infirmières suédoises pour le travail international (JSNO) et présidente de l’Association suédoise des professionnels de la santé depuis 2011. « Je m’engage à renforcer le CII et toutes les associations nationales d’infirmières afin qu’elles soient la voix des infirmières dans le monde et représentent les soins infirmiers en tant que porte-parole pour le leadership, l’amélioration des conditions de travail, l’éducation et de meilleurs soins pour tous. Il est important d’accroître la voix et l’influence des infirmières dans le monde, ce qui nécessite un travail stratégique pour atteindre nos objectifs, et j’espère voir le CII se développer afin que nous puissions accroître l’influence des soins infirmiers. », a-t-elle déclaré. Elue deuxième vice-présidente du CII, Megumi Yamaura-Teshima, est actuellement vice-présidente et professeure à l’Université de santé de Tokyo, et a occupé plusieurs postes au sein de l’Association japonaise des infirmières, notamment celui de conseillère stratégique mondiale. « Après un mandat fructueux au sein du précédent conseil d’administration du CII, je suis ravie et honorée de continuer à servir dans cette nouvelle fonction de deuxième vice-présidente. J’ai pu constater de mes propres yeux les progrès incroyables que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble à la réalisation de nos objectifs stratégiques, et je suis reconnaissante de pouvoir poursuivre ces progrès et soutenir le nouveau conseil d’administration et le nouveau président du CII. », a-t-elle déclaré. « Être élue représentante africaine au conseil d’administration du CII et troisième vice-présidente est un honneur et une formidable opportunité de servir les infirmières du monde entier. Je suis reconnaissante aux dirigeants des associations nationales d’infirmières (ANI) africaines et à l’ensemble du Conseil des représentants nationaux du CII de m’offrir cette merveilleuse opportunité. Je me réjouis à l’idée de passer quatre années enrichissantes qui permettront de renforcer l’influence et l’autonomie de toutes les ANI. », a déclaré Perpetual Ofori-Ampofo, présidente de l’Association des infirmières et sage-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), élue troisième vice-présidente du CII. Le président nouvellement élu du CII, José Luis Cobos Serrano, s’est félicité de l’élection des vice-présidentes. « Tous les membres de notre conseil d’administration sont hautement qualifiés et accomplis et auraient pu assumer le rôle de vice-président. La sélection de ces trois vice-présidents est le fruit d’une décision collective du conseil d’administration. Nous félicitons chaleureusement nos nouvelles vice-présidentes et leur souhaitons la bienvenue, tout en restant convaincus que chaque membre du conseil d’administration jouera un rôle tout aussi essentiel et assumera des responsabilités clés au cours des quatre prochaines années. » ,a-t-il déclaré en promettant de travailler en étroite collaboration avec les trois vice-présidentes pour défendre la profession infirmière et la santé mondiale dans un contexte incertain et difficile. Il a promis qu’ensemble avec les trois vice-présidentes, ils veilleront à ce que toutes les infirmières et infirmiers soient soutenus, valorisés, protégés et habilités à jouer leur rôle de leaders capables de transformer nos systèmes de santé et de relever les défis les plus urgents de notre monde, des conflits au changement climatique en passant par le vieillissement de la population. « Mon mot d’ordre en tant que président est le “pouvoir d’agir”, et je sais que le comité exécutif nouvellement élu du CII, ainsi que notre conseil d’administration talentueux et dévoué, relèveront le défi de renforcer notre profession à tous les niveaux, qu’il s’agisse de soutenir les infirmières, de renforcer les associations nationales ou d’élaborer des politiques mondiales. » A-t-il rappelé. La liste complète des membres du nouveau Conseil d’administration du CII se présente de la manière suivante : Les membres sont : Le conseil d’administration du CII est élu tous les quatre ans pour agir en tant qu’agent du Conseil des représentants nationaux des associations de soins infirmiers (CRN) et établir et mettre en œuvre la politique conformément au cadre établi par le CRN. Le conseil d’administration du CII pour la période 2025-2029 est composé de 12 infirmières, dont 8 femmes. À l’exception du président, tous les membres du conseil d’administration sont élus sur la base des régions du CII, représentant ainsi la diversité de la profession infirmière à travers le monde. Rappelons que le CII a organisé du 7 au 13 juin
ONIC -Kinshasa : Les Compétences Communicatives des Infirmières débattues lors une matinée scientifique !
Une matinée scientifique s’est tenue ce mercredi 25 juin dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise sur le thème : « Diagnostic de l’image des infirmières au Congo : compétences communicatives pour accroître la visibilité et la reconnaissance professionnelle ». Plusieurs infirmiers et infirmières, ainsi que les étudiants ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière Congolaise pour partager l’expérience et échanger avec la seule oratrice du jour, la professeure Dr Hildegart Gonzalez Luis, infirmière et journaliste d’origine espagnole. Dans son mot de circonstance, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a souhaité la bienvenue à la professeure et sa délégation, ainsi qu’à tous les participants. « Il n’est pas possible de rester plus d’un mois sans savoir ce qui se passe dans le monde scientifique en général et dans le monde de la santé en particulier. Les conférences comme celle-ci sont des moyens importants pour se remettre à jour. », a-t-il déclaré, s’adressant aux participants. Il a également profité de l’occasion pour sensibiliser les infirmiers et infirmières sur l’organisation du « Colloque Africain des soins infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle », au mois de novembre prochain à Kinshasa. « Nous avons un grand rendez-vous en RDC au mois de novembre. Du 27 au 29 novembre 2025, les infirmières et les sage-femmes de vingt pays africains francophones seront à Kinshasa dans le cadre du Casio2025. C’est un grand rendez-vous pour nous. Tout le monde est enthousiasmé de venir à Kinshasa. Ce n’est pas l’affaire d’un comité, mais plutôt de chaque infirmière et sage-femme. Tout celui ou celle qui a l’expérience à partager, il est le bienvenu dans le comité d’organisation. Nous demandons également à celui qui veut servir sa profession en faisant le bénévolat, de pouvoir nous contacter », a-t-il martelé. Le DG de l’institut supérieur en sciences infirmières, (ISSI Monkole), madame Nicole Mayulu, a pour sa part, saluer la collaboration entre l’ISSI Monkole et la professeure Hildegart dans l’optique d’améliorer l’image de l’infirmière Congolaise dans les médias sociaux et traditionnels. L’oratrice du jour, la prof. Hildegart a dans son exposé, expliqué la thématique en rapport avec l’image des infirmières Congolaise dans les médias sociaux. Elle a peint la situation problématique de l’image des infirmières sur les médias sociaux dans le monde, en Afrique et en RDC, depuis la période d’avant, pendant et après la pandémie de COVID-19. Elle a articulé son intervention sur sept points ci-après : « La pandémie a montré que sans infirmières, le système de santé s’effondre et qu’il en manque des milliers pour que son fonctionnement soit durable (pénurie d’infirmières). », a déclaré madame Hildegart. Elle a expliqué le triple impact de Florence maintenant : « Compétences infirmières, visibilité sociale, et les ambitions existentielles », faisant allusion à Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. En ce qui concerne importance et la nature des infirmières dans les médias hors ligne et en ligne, elle s’est posée la question de savoir si « les infirmières sont-elles dans les médias ? », tout en relevant qu’il n’existe pas d’études en RDC pour en parler. La présentation de l’infirmière est souvent contraire de ce qu’elle est réellement, a-t-elle déploré. Justifiant également que la pénurie d’infirmières est parfois une conséquence logique de son image véhiculée par les médias, souvent dans la négativité, ce qui provoque l’insatisfaction professionnelle, le faible estime de soi et souvent l’abandon de la profession. « Souvent les infirmiers ne sont pas consultés ou prises en compte dans les instances décisionnelles politiques où se prennent les décisions importantes qui influencent les systèmes de santé. », a encore déploré la prof. Hildegart. « Que disent les infirmiers du fossé entre leur identité professionnelle et leur image négative véhiculée dans les médias », s’est-elle interrogée. Elle a martelé qu’une image professionnelle négative compromet la qualité des soins prodigués aux patients. « Les journalistes ne nous connaissent pas, ils ne savent pas quel contenu nous pouvons leur fournir. Ils ne savent pas que le recours aux infirmières comme sources d’information peut apporter des perspectives différentes aux reportages sur la santé. Les journalistes ne savent pas clairement ce que font les infirmières, quelle formation elles ont, il existe en outre une grande variété de spécialités…ce qui rend difficile leur utilisation comme source » ; a-t-elle dit considérant l’utilisation d’infirmières comme sources d’informations par les journalistes. Elle a dénoncé aussi le fait que les responsables de la communication des services de santé, des hôpitaux et des universités ne proposent pas d’infirmières comme source mais les médecins. « D’où l’importance de former des infirmières sur la communication, leur doter des compétences communicatives dans les réseaux sociaux, et leur permettre de communiquer sur les sites propres aux infirmières », a expressément recommandé la prof. Hildegart. Elle a renseigné dans son exposé que « Les infirmières ne disposent pas d’un cadre éthique, déontologique, juridique et institutionnel qui leur donne la sécurité nécessaire pour communiquer dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. » Pour éviter le risque pour la réputation liée à la présence des infirmières dans les réseaux sociaux, elle propose notamment de former des étudiants sur l’utilisation adéquate des réseaux sociaux. La prof. Hildegart à l’ONIC de poser un bon diagnostic : « que communiquons nous en tant qu’infirmières et comment notre profession communique-t-elle à travers l’ordre national des infirmiers du Congo ?» « Chaque infirmière, groupes d’infirmières dans les milieux professionnels, les ordres et collèges d’infirmières, les académies d’infirmières, facultés d’infirmières, syndicats, sociétés et associations scientifiques, doivent communiquer, avec l’utilisation de tous les canaux : face à face ; médias traditionnels ; réseaux sociaux ; médias en ligne », a-t-elle clôturé son exposé tout en invitant les infirmiers et infirmières de passer à l’action. Sous la modération du SG de l’ONIC Floribert NTUMBUDILA, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations et les défis qui bloquent les infirmiers et infirmières de la RDC de communiquer davantage pour redorer l’image de l’infirmière congolaise et promouvoir les soins infirmiers. Signalons par ailleurs qu’avant début de la matinée scientifique, la prof. Dr Hildegart Gonzalez et sa suite, se sont entretenus avec le Président national de l’ONIC André Louis KOMBA DJEKO dans la salle de réunion du Conseil national. Les
Casio 2025-Kinshasa : Lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième Edition à Kinshasa, RDC !
Le président de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a procédé ce samedi 14 décembre, au lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise. » C’est devant les membres du conseil national, du conseil provincial de Kinshasa, les Directeurs de nursing des hôpitaux publics et privés de la ville de Kinshasa, et les présidents de section de l’Ordre, ainsi que les sage-femmes, que le président des présidents a lancé le début de préparatifs d’organisation de la troisième édition du Casio qui se tiendra en novembre 2025, à Kinshasa, en RDC. Après la séance de restitution de la mission effectuée du 21 au 27 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso, dans le cadre de participation à la deuxième édition du Casio, il était temps de lancer les travaux de préparation de la troisième édition. « Etant donné que l’année 2025 aura deux grands congrès pour la profession infirmière à l’échelle internationale, notamment le congrès du CII en juin et le congrès du SIDIIEF au mois de mai, en plus de la journée internationale de l’infirmière, le colloque africain des soins infirmiers et Obstétricaux sera organisé au mois de novembre 2025. », a renseigné le président de l’ONIC. Le président KOMBA a invité les infirmiers, infirmières et sage-femmes, de s’approprier ce grand rendez-vous africain en s’impliquant à fond, dans un esprit de bénévolat. « Le bénévolat et l’humilité, sont les deux maîtres mots pour réussir. Si nous voulons réussir, on doit se dire : pendant cette période je mets mon temps, ma sauce, mon intelligence et mon expérience, à la disposition de la profession pour cette organisation. », a-t-il rajouté. Vu le retard des pays francophones sur la recherche scientifique infirmière, le président KOMBA dit se porter garant d’organiser la troisième édition du Casio en novembre 2025, à Kinshasa, tout en insistant sur le fait qu’il faudrait bien faire les choses comme c’est la première fois. « Si vous avez une expérience à partager avec les autres, sur les soins cliniques, gestion de l’organe de régulation au niveau provincial, il est temps de se préparer. Les pays africains viendront aussi nous renseigner sur les avancées de leurs pays en matière des soins infirmiers et obstétricaux », a-t-il renchéri. Et d’ajouter : « Ce n’est pas l’affaire du conseil national, c’est l’affaire des infirmiers et sage-femmes de la RDC… nous allons harmoniser avec l’ordre de sage-femmes ici représenté par la vice-présidente. », a-t-il dit, avant de sensibiliser les infirmiers et infirmières de pouvoir cotiser à la hauteur de 25$ (vingt-cinq dollars américain) pour chacun, en commençant par ce mois de décembre jusqu’au mois de mars 2025. Apres ce lancement des travaux de préparation, la prochaine étape sera la mise en place du comité national d’organisation du Casio 2025, ainsi que les différentes commissions, prioritairement la commission scientifique qui devrait de terminer le thème principal et les différents sous thèmes, du Casio 2025. Toutes les provinces de la RDC doivent être représentées lors de ce colloque, et les infirmières des différentes provinces doivent également se mobiliser. Signalons que, avant le lancement des travaux préparatifs de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO a présidé la première réunion du conseil national tenue dans la salle des réunions de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », nouveau siège de l’ONIC, inauguré depuis le 31 juillet dernier. HDM
Casio 2024-Burkina Faso : La RDC Remporte l’Organisation de la Troisième Edition en Novembre 2025 !
Le président national de L’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a pris part à la 2ème édition du « colloque africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, tenue du 22 au 24 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce colloque organisé sous le thème : « Couverture sanitaire universelle en Afrique : Comment relever les défis liés aux ressources humaines de qualité », a connu une cérémonie d’ouverture riche en couleurs. Plusieurs participants venus des pays d’Afrique francophone, habillés majoritairement en pagne et Lacoste bloqués au logo de « Casio2024 Burkina Faso », ont pris d’assaut la salle de « Conférence PSUT de l’Université Joseph KI-ZERBO », décorée aux couleurs nationales et mouvementée au rythme de la musique dédiée aux infirmiers et sage-femmes. Les autorités politiques, administratives et universitaires, ont marqué leur présence aux côtés des membres des comités organisateurs, national et international du Casio 2024. Dans sa prise de parole, le président du comité d’organisation national de Casio 2024, président du Conseil national de l’ordre des infirmiers et infirmières du Burkina Faso (ONII-BF), monsieur Bonvouila SAWADOGO, a souhaité la bienvenue au pays des hommes intègres à plus de sept cent participants, dont une centaine venue des pays d’africains francophones, notamment la république Démocratique du Congo, la côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Togo, etc. « Je voudrais à l’entame de mon propos vous transmettre les chaleureuses salutations du comité national d’organisation du Casio 2024 et de tous les personnels de santé, infirmiers et sagefemmes du Burkina Faso et souhaiter la bienvenue à toutes les délégations de pays frères africains et à tous ceux qui, malgré leurs multiples charges et responsabilités, ont accepté de prendre part à cette importante rencontre », a-t-il dit, en ajoutant que les pays des hommes intègres était fier de les accueillir. Il a également salué la présence des officiels à cette rencontre, notamment le troisième vice-président de l’Assemblée législatif de transition (ALT), représentant de son président, les ministres de la santé et de la recherche scientifique, ainsi les autorités de l’Université Joseph-KIZERBO, pour l’oreille accordée à ce colloque qui permettra la formation des infirmiers et sagefemmes de qualité pour une meilleure Couverture Sanitaire Universelle (CSU). Le président du comité national de Casio 2024 a par ailleurs, saluer la solidarité des pays africains au peuple du Burkina Faso. « Chers délégations des pays frères, merci de l’amitié et solidarité à l’endroit du Burkina Faso, pays organisateur de cette deuxième édition du Casio. Vous avez par votre présence, montré au monde entier combien l’infirmière et sagefemme accorde l’importance à la CSU, mais et surtout votre solidarité avec vos pairs du Burkina Faso », a-t-il lancé en les invitant aux réflexions profondes et fructueuses, qui seront une contribution commune au défis liés aux ressources humaines de qualité, maillot essentiel pour la réussite de la CSU. « La deuxième édition de Casio, en réunissant des chercheurs et participants africains au Burkina Faso sur la problématique de la CSU en Afrique et les défis liés au ressources humaines de qualité, se donne les moyens de faire les recommandations probantes à la résolution de la problématique soulevée, au moment où le pays organisateur s’est engagé dans la mise en œuvre de la CSU en faveur des femmes et les enfants », a-t-il conclu. Pour sa part, le ministre de la santé publique du Burkina Faso, Dr Robert KARGOUGOU pour qui, la présence au pays des hommes intègres des pays africains pour participer à ce colloque témoigne notre engagement à œuvrer pour une Afrique en meilleure santé, résiliente, où chaque vie compte. Il a justifié l’importance pour les pays africains de disposer d’une ressource humaine en santé suffisamment qualifiée et bien repartie du point de vue géographique afin de rendre la CSU une réalité en Afrique. « Aujourd’hui les infirmiers et les sagefemmes continuent le groupe d’espoir pour relever le défi d’un personnel de santé bien formé et motivé à donner les soins de qualité. En effet, selon OMS, ce groupe professionnel représente la majorité des acteurs de santé. Ce qui l’a motivé de déclarer l’année 2020, année de l’infirmière et sagefemme, célébrée dans le monde entier », a-t-il souligné, tout en précisant qu’au-delà de cette forte représentativité, les infirmières et les sage-femmes sont la charpente des systèmes de santé, en particulier dans les pays africains où ils constituent le premier recours de soins de santé moderne et une présence dominante, offrant des soins convenablement dans des zones difficiles d’accès. Le ministre de la santé du Burkina Faso a par ailleurs promis d’accompagner toutes les initiatives nécessaires pour promouvoir les professions des infirmières et des sagefemmes. En relevant les défis liés aux faibles effectifs, la fuite des cerveaux, les conditions de travail caractérisées par manque d’infrastructures et insuffisance d’équipement adéquats, l’insuffisance de renforcement des capacités et distinction de reconnaissance. Pour atteindre la CSU, il insiste pour dire, qu’il faut apporter des solutions appropriées à toutes ces difficultés, qui n’ont pas besoin d’un investissement exceptionnel, mais seulement de la création d’un environnement de travail qui valorise et qui protège les travailleurs de la santé, sans discrimination, et cela de façon équitable. « Vos réflexions enrichies par vos diversités culturelles et réalités spécifiques, renforceront notre unité et stimuleront la coopération régionale. Ensemble, nous devons réimaginer les stratégies, explorer les innovations et tracer les voies qui transformeront nos systèmes de santé », a-t-il conclu en invitant tous les participants au Casio 2024 de réfléchir, d’échanger et de partager les idées et expériences pour que l’Afrique ait un système de santé résilient et durable. Dans un autre registre, le troisième vice-président de l’ALT, l’honorable Ousmane DIALO, représentant de son président, a procédé à l’ouverture officielle du Casio2024. Il a témoigné sa marque de reconnaissance aux personnels de santé en général, et en particulier, les infirmières et sagefemmes de Burkina Faso et d’Afrique, raison pour laquelle il avait accepté de patronner ce colloque. « Parler de ressources humaines en santé revient à situer la place qu’occupe les premiers acteurs de santé sur le continent, à savoir, les professionnels infirmiers et sagefemmes, pierre angulaire de nos systèmes de santé. Sans
Casio-Kinshasa 2025
L’Ordre national des infirmiers de la RDC et l’Ordre de sagefemmes organiseront en novembre 2025 la troisième édition du colloque africain des soins infirmiers et obstétricaux, Casio en sigle, à Kinshasa, en RDC, sous le thème : « Les infirmières et sages-femmes face aux défis de la couverture sanitaire universelle en Afrique.» Les dates pour grand rassemblement des infirmiers et sages femmes des pays africains francophones sont connues : « C’est du mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 novembre 2025, à Kinshasa, République Démocratique du Congo que se tiendra la troisième édition du Casio. » Pour tous détails en rapport avec les modalités de soumission de présentations, l’inscription et les frais de participation, ainsi que d’autres détails importants, consulter le site web dédié à l’évènémment : www.casio-rdc.com . Pour en savoir plus sur la soumission des abstracts, vous pouvez également lire notre article précédent: https://ordredesinfirmiersrdc.org/2025/08/04/casio-2025-kinshasa-rdc-lancement-de-lappel-a-communications/ HDM