Le 31 juillet 2026, l’Ordre national des infirmiers de la RDC (ONIC) va célébrer la « Journée Nationale de l’Infirmière« , marquant les 10 ans de son existence depuis la promulgation de la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’ONIC. Pour commémorer cet anniversaire, le président du Conseil national, Louis André KOMBA Djeko, a présidé une réunion extraordinaire ce samedi 30 mai dans la salle des réunions de la Maison de l’infirmière en présence des membres du Conseil national et du conseil provincial de Kinshasa. Lors de cette réunion, les participants se sont penchés sur les activités qui seront réalisées pendant la semaine de l’infirmière, à Kinshasa et dans toutes les provinces de la RDC. Le président national a dévoilé le thème de cette année : « Nos infirmières. Notre avenir. Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies, mais aussi des économies ». Ce thème, proche de celui de la Journée Internationale des infirmières, et dont les « aspects économiques » ont été intégrés, trouve son sens dans l’important rôle que jouent les soins infirmiers pour éviter les dépenses catastrophiques liées aux soins de santé. Les Infirmiers étant la catégorie professionnelle la plus importante qui prodigue les soins de qualité pour sauver des économies. La formation des directeurs de soins de Kinshasa et de Brazzaville, le dépistage des maladies chroniques (diabète et hypertension artérielle) dans la communauté, sont parmi les activités retenues pour marquer les festivités du dixième anniversaire de l’ONIC. Une coordination composée de neuf membres, dont trois dans chacune des composantes (Conseil national, conseil provincial Kinshasa et Comité national des directeurs de Nursing) sera mise en place dans un bref délai. Sa mission est d’élaborer les termes de référence qui seront validés le samedi prochain. Rappelons que le 31 juillet de chaque année, ONIC célèbre la « Journée Nationale de l’Infirmière », en mémoire de sa création comme organe régulateur de la profession infirmière en RDC. #onicom La publication expire à la date d’expiration (03:26pm) de la date d’action (vendredi juillet 31st, 2026).
ONIC-DGI: Les Infirmiers et Infirmières de Kinshasa Sensibilisées sur la Fiscalité en Vigueur en RDC !
La Direction Générale des Impôts (DGI) a organisé ce mercredi 27 mai à l’hôtel Sultani, une matinée fiscale à l’intention des infirmières et infirmiers de la ville de Kinshasa. Plusieurs infirmiers directeurs de soins des hôpitaux de Kinshasa, les membres du Conseil national et du Conseil provincial de l’Ordre des infirmiers, conduits par le président national de l’ONIC, Louis André KOMBA Djeko, ont pris part à cette matinée fiscale. Le modérateur a fait savoir qu’après d’autres catégories professionnelles, la DGI a trouvé utile d’inviter les infirmiers et infirmières pour leur sensibiliser en rapport avec la Loi instituant l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). « Nous avons l’honneur de vous accueillir au nom de Directeur général, pour ces échanges envie de renforcer le dialogue entre l’administration fiscale et les contribuables », a-t-il déclaré face à la corporation infirmière. Dans son intervention de circonstance, le président national de l’ONIC Louis André KOMBA Djeko a remercié le Directeur général de la DGI pour avoir honoré la profession infirmière en invitant les infirmiers à cet échange. « Merci au DG d’avoir invité les infirmiers. Il ne s’est pas trompé de nous inviter parce que nous participons dans de multiples occupations. Mais aussi nous avons l’accès facile pour donner l’information à d’autres personnes. Et nous sommes partout, en temps de paix ou de guerre, en ville ou en milieux ruraux », a-t-il déclaré. Le président KOMBA a également dénoncé toutes les voix malveillantes qui prennent les infirmiers pour un mauvais exemple à donner lorsqu’on parle de quelque chose qui n’a pas marché dans la société. Il a pourtant insisté que l’infirmier est un grand monsieur intelligent, qui mérite respect et considération. Il a enfin invité ses confrères et consœurs, à une bonne participation en vue de mieux s’acquitter de leur devoir fiscal. Le seul orateur du jour, monsieur ILUNGA TSHIKANGA, chef de division (CD) de la cellule d’études à la DGI, a déroulé sa présentation sur la Loi no23/053 du 30 novembre 2023 instituant l’IS et l’IRPP, entrée en vigueur depuis le 1 er janvier 2026. Il a renseigné qu’il s’agit désormais de deux impôts que les assujettis sont redevables à DGI. Concernant « l’IS, il a fait savoir qu’il s’agit d’un prélèvement qui est assis sur l’ensemble des bénéfices réalisés par les sociétés et autres personnes morales », toutes les sociétés sont concernés peu importe sa forme, hormis des cas d’exemptions et d’exonération reconnus par la loi. La déclaration étant annuelle, à partir du 30 avril de l’année qui suit celle de la réalisation des revenus, le taux fixé est de 30% du bénéfice net imposable, soit 1% du chiffre d’affaires annuel. « L’IRPP par contre, est un impôt qui frappe le revenu net global, représentant la somme de revenus nets catégoriels dont dispose une personne physique (contribuable) au cours d’une année d’imposition. » Toute personne résidant en RDC, la personne physique non résidente qui accueille des revenus des sources congolaises et autres salariés résidant hors de la RDC mais qui y exerce une activité dont l’employeur réside en RDC. Le CD a expliqué que l’IRPP vient remplacer l’IPR (impôt professionnel sur la rémunération). Toutefois, l’IRPP est globalisant. Il inclut entre-autres, les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values réalisés, etc. Sa déclaration est également annuelle, avec un taux barémique progressif basé sur l’équité, qui varie de 3% à 40%. L’orateur a par ailleurs, renseigné aux participants les trois différents « prélèvements prévus par la loi. » Il s’agit notamment : S’en est suivie une série de questions réponses permettant aux participants, non-habitués avec le jargon financier, d’être éclairés sur les différents concepts. Les participants se sont dits satisfaits d’avoir été éclairés sur le contenu de la loi sus évoqué, en rapport avec l’IS et l’IRPP. Devant la presse, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, s’est dit très satisfaite d’avoir participé pour la première fois à une matinée fiscale de ce genre. « C’est une première fois pour les infirmiers d’assister à ce genre de matinée à caractère fiscal, c’était un peu compliqué au début. Nous avons compris ce que c’est la fiscalité, et que chacun de nous doit être prêt à payer l’impôt pour permettre au gouvernement de réaliser programme », a-t-elle précisé. Elle a demandé à la DGI de mettre à la disposition de l’ONIC les outils nécessaires pour lui permettre de sensibiliser les infirmiers à travers toutes les vingt-six provinces de la RDC. Une séance photo et un cocktail ont été offerts aux participants, clôturant ainsi en beauté, la matinée fiscale. #onicom
RDC-VACCINATION DES ENFANTS : ONIC ET PEV EN ATELIER DE CONTEXTUALISATION DES MESSAGES DE SENSIBILISATION ET DE PLAIDOYER !
Dans le cadre du projet d’appui aux associations professionnelles de santé (APS) financé par la Fondation Gâte et mis en œuvre par Enda-Santé, l’Ordre national des infirmiers (ONIC), en collaboration avec le programme élargir de la vaccination (PEV), a organisé ce jeudi 14 mai, un atelier de contextualisation des messages de sensibilisation et de plaidoyer pour soutenir la vaccination des enfants en RDC. Cet atelier s’est déroulé dans la salle des réunions de la direction générale du PEV, située sur l’avenue de la justice dans la commune de la Gombe. Une délégation de l’ONIC, point focal de ce projet, conduite par la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a pris part à cet atelier au côté de l’équipe d’accompagnement du PEV et le représentant de l’ENDA-Santé, partenaire clé de ce projet qui vise l’augmentation du taux de la couverture vaccinale en PCV13 et ROTARIX. Dans son mot d’ouverture, le chef de division, représentant du directeur général du PEV, a salué l’implication des infirmiers dans les efforts visant à augmenter la couverture vaccinale en RDC afin de garantir la santé des enfants. « Cet atelier vise à revisiter et adapter les messages de plaidoyer, d’une part et les messages de sensibilisation des infirmiers afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle lors des campagnes de vaccination », a-t-il indiqué, tout en précisant que ces messages vont encourager ceux qui hésitent encore, à adhérer à la vaccination. Il a souligné sur les rôles d’informateur, d’éducateur et de communicateur que joue l’infirmier pendant la vaccination, et également le rôle de relais communautaire qui inspire confiance auprès de la population. Partant du rôle que joue l’infirmier dans le système de santé, le chef de division a justifié la raison pour laquelle PEV trouve opportun de sensibiliser les partenaires non traditionnels pour atteindre son objectif de faire remonter le taux de la couverture vaccinale, récupérer les enfants zéro dose et sous vaccinés en RDC. « En visant la sensibilisation des infirmiers, nous disposons d’un champ plus large pour mobiliser la population à adhérer à la vaccination », a-t-il martelé. Il a enfin invité les participants à mettre en place des outils nécessaires pour renforcer le leadership de l’infirmier au sein de sa communauté. Pour sa part, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, a précisé que l’initiative de mener un plaidoyer pour augmenter la couverture vaccinale découle des résultats d’une enquête sur la vaccination dans la ville de Kinshasa. Les conclusions de cette enquête, a-t-elle précisé, ont révélé des problèmes majeurs liés à certains vaccins. Après les discours d’orientation des officiels du PEV et de l’ONIC, les travaux proprement dite de l’atelier ont démarré par deux présentations, avant d’entamer l’analyse des messages de plaidoyer et de sensibilisation. La première présentation sur le PEV a tourné autour des aspects juridiques et règlementaires de ce programme, du calendrier vaccinal et la carte Merci. La mission principale du PEV étant de contribuer au bien-être des enfants, des femmes enceintes et des adultes par la vaccination, son objectif est également de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale. La première vice-présidente de l’ONIC a dans sa présentation succincte loué les efforts structurants de l’ONIC visant à améliorer la qualité des soins et services offerts à la population en général et sa détermination à soutenir la vaccination des enfants contre les maladies infectieuses évitables par la vaccination, par des plaidoyers aux autorités politiques et administratives, et aussi par la sensibilisation des infirmiers. Elle a rappelé le thème de plaidoyer (sauvons nos enfants par la vaccination PCV13 et ROTARIX), ainsi que les objectifs de changement attendus au terme de ce projet. A propos de l’analyse des messages, les participants se sont convenus de retenir deux messages clés en rapport avec la sensibilisation des infirmiers et les leaders d’opinion. Par contre, un document technique devant permettre de mener à bien des plaidoyers auprès de décideurs sera élaboré très prochainement. Le point focal d’Enda-Santé RDC, a salué la collaboration entre ONIC et PEV, qui facilitera l’implication dans les activités de la vaccination, dans la sensibilisation de la population. « En tant que partenaire, nous souhaitons que les infirmiers soient pleinement associés et sensibilisés à un niveau plus élevé dans toutes les activités liées à la vaccination, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC », a-t-il déclaré. Toutes les parties prenantes de ce projet sont invitées à plus de détermination pour garantir la santé et le bien-être des enfants Congolais, grâce à une meilleure couverture vaccinale. #Onicom.
ONIC-CII : Le monde célèbre la Journée Internationale des Infirmières !
Le monde entier a célébré ce mardi 12 mai, la Journée Internationale des Infirmières, marquant la commémoration de l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière moderne. Pour cette année, le thème international est: « Nos infirmières. Notre futur. Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies ». En République Démocratique du Congo, l’Ordre national des infirmiers (ONIC) a organisé plusieurs activités commémoratives, à Kinshasa comme en provinces. De Kinshasa à Lubumbashi, en passant par Mbandaka, Bunia, Tshopo, Mbuji-mayi, Goma, Bukavu, Maniema, Kananga, Matadi et d’autres villes, des matinées scientifiques, les prestations de serment de l’infirmier, et d’autres activités parallèles ont été organisées à l’honneur des infirmiers et infirmières. A Kinshasa la capitale notamment, la journée internationale de l’infirmière a été marquée par la cérémonie de prestation de serment à la Maison de l’infirmière, siège national de l’ONIC. A cette occasion, 265 infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre ont prêté serment devant la troisième vice-présidente de l’ONIC, madame Léonie LUBUIMI. Cette dernière, a dans son mot de circonstance, rappelé la coïncidence de la cérémonie avec la célébration de la journée internationale de l’infirmière. « Le serment que vous allez prêter n’est pas une simple formalité, c’est plutôt un engagement moral, professionnel et social envers la vie humaine », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « être infirmière c’est choisir et servir avec compassion, respect, discipline et intégrité ». Madame Léonie a rappelé aux assermentés le respect absolu du code de déontologie, de garder le secret professionnel, de traiter les patients sans discrimination et surtout de travailler avec humanisme. Elle a rappelé également aux assermentés l’importance de continuer d’apprendre pour améliorer la qualité de soins. « Le monde sanitaire a besoin des infirmiers responsables, honnêtes, courageux et engagés », a-t-elle martelé tout en souhaitant que le serment prêté ce jour soit une lumière qui guidera leurs actes tout le long de la carrière. De son côté, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA, a souhaité la bienvenue aux nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre. Il invite ses nouveaux infirmiers au professionnalisme dans l’exercice de la profession infirmière. « Votre serment de ce jour est un symbole d’engagement et de responsabilité éthique. Il n’est pas seulement un devoir, mais aussi un engagement envers la santé de la communauté, la dignité de notre profession et la poursuite de l’excellence ». A-t-il déclaré. « En tant que membre de l’ordre, vous portez une lourde responsabilité de soigner, d’accompagner et de protéger les patients », a-t-il poursuivi. Le Président provincial a enfin renseigné aux assermentés que le comportement d’un infirmier doit renforcer la confiance de la population à l’égard de la profession infirmière. Accompagnés de plusieurs membres des familles, les 265 infirmiers et infirmières habillés en blouse blanche manches courtes avec bandeau traversant l’épaule, ont prêté serment devant la troisième vice-présidente de l’ONIC qui a pris acte de cette prestation de serment. Le Conseil national de l’ONIC a organisé par ailleurs, à Kinshasa toujours, une soirée scientifique et récréative à Béatrice Hôtel. Plus de quatre cents infirmières et infirmiers des horizons professionnels diverses, et plusieurs autres invités de marque, dont le président de l’Ordre des médecins et la première vice-présidente de l’Ordre des sages-femmes, ont rehaussé de leur présence, dans la salle mythique de ce luxueux hôtel de la commune de la Gombe, participé à cette soirée à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières (JII). Le Président national de l’ONIC, Louis André KOMBA Djeko, modérateur de cette soirée, a, dans son mot de circonstanciel, souhaité bonne fête à tous les participants. Il a justifié sa joie de jouer le rôle de modérateur, ce qui n’est pas habituel pour un président de son rang. « Dans le monde entier, selon le fuseau horaire, on célèbre la JII. C’est un grand moment pour la profession infirmière dans notre pays, de se retrouver loin de l’hôpital, des auditoires, et de toutes les préoccupations de chaque jour, pour célébrer la journée de la profession infirmière », a-t-il indiqué. Il a profité notamment de l’occasion, pour présenter les invités de marque, à savoir le président de l’ordre des infirmiers, la représentante de l’ONIC au conseil social et économique, la deuxième vice-présidente de l’Ordre des sages-femmes et les deux vice-présidentes de l’ONIC. Le Président a par ailleurs présenté trois associations des infirmières membres de l’ONIC, nouvellement accréditées au sein de l’Ordre. Il s’agit notamment du « comité national des directeurs de soins », de la « Société Congolaise des Sciences Infirmières, SOCSI » et enfin, du « Collectif des infirmiers leaders et influenceurs du Congo, CILIC en sigle. » La soirée scientifique a été marquée également par la lecture du message du président du Conseil international des infirmières, José Luis Cabos Serrano, par la première vice-présidente du conseil national de l’ONIC, madame Caroline PHUATI. Il ressort de ce message adressé à la communauté infirmière du monde entier, la mise en valeur des sept pouvoirs des infirmières qui sauve des vies, et la disponibilité de plus de trente millions d’infirmières et infirmiers pour parvenir à la couverture sanitaire universelle, tel que décrite sur le rapport pour la JII 2026. Ce message met en exergue le mot d’ordre du président du CII basé sur « l’autonomisation ». Cela exige de donner aux infirmières les moyens de réaliser pleinement leur potentiel pour assurer la qualité et la sécurité des soins. Le message renseigne par ailleurs les différents conflits armés dans le monde, le réchauffement climatique, les graves pénuries en personnel infirmier, les besoins de santé croissants et complexes auxquels font face les infirmières. Tandis que ces dernières travaillent dans des conditions moins sûres et la rémunération non équitable et font face à de multiples obstacles. Enfin, le message précise que pour obtenir des soins de santé primaires plus solides, des hôpitaux plus sûrs, une meilleure prise en charge des maladies chroniques, un accès plus équitable aux services essentiels et une plus grande résilience face aux chocs, il est nécessaire de donner aux infirmières l’autorité, les outils, les ressources ainsi que les conditions de travail équitables et sûres dont elles ont besoin pour remplir leur mission.
ONIC-RDC : Renforcement des capacités de Directeurs et Directrices de Nursing en leadership transformationnel !
Une session de formation en leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la Couverture Sanitaire Universelle s’est tenue ce samedi 9 mai à la Maison de l’infirmière, en faveur des Directeurs et Directrices de Nursing. C’est dans le cadre des activités liées à la célébration de la journée internationale que le Conseil national de l’ONIC, sous la coordination de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, a organisé cette formation en vue de renforcement des capacités de Directeurs de soins en leadership. Au total, 85 Directeurs et Directrices de Nursing des hôpitaux de Kinshasa et du Kongo Central ont participé à cette session de formation. Dans son mot de circonstance, le président du Conseil national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a exhorté les Directeurs de nursing de redorer l’image de leur fonction. » Le DN doit maîtriser tous les aspects de l’hôpital, y compris la situation des stagiaires », a-t-il déclaré, tout en précisant que tout le monde ne peut pas devenir directeur de soins. Il a regretté le fait que plusieurs DN soient complexés devant d’autres membres de l’équipe de gestion de l’hôpital. Le Président a dénoncé la gestion de l’argent payé par les stagiaires, pourtant plusieurs hôpitaux sont dépourvus de thermomètres, voire de tensiomètre. En ce qui concerne la célébration de la journée internationale des infirmières, le président KOMBA a renseigné sur le report de l’activité principale programmée pour cette journée, suite au retard d’acquisition des matériels nécessaires. Il s’agit notamment de l’activité de » Découverte des maladies chroniques dans communauté « . « Cette activité est ramenée au 31 juillet, journée de l’infirmière Congolaise, et se déroulera dans les points chauds de la capitale, autour des hôpitaux et à la Maison de l’infirmière », a-t-il précisé. Le Président a par ailleurs, confirmé la tenue du processus de désignation du nouveau comité national du Cercle des Directeurs de nursing de la RDC, *CN-CDS* en sigle. Il a reconnu à cet effet que rien n’a marché avec l’ancien comité, tout en insistant sur le changement qu’il attend avec le nouveau comité à qui il a promis l’accompagnement de l’Ordre, sans que cela ne soit l’imposition d’une ligne de conduite dans les hôpitaux. L’unique orateur de cette session de formation, le Docteur Michel MUVUDI, expert à la banque mondiale zone Afrique et coach, a déroulé son thème, leadership transformationnel dans le contexte de la mise en œuvre de la CSU, en deux parties essentielles. Il a d’abord rappelé les notions de la mise en œuvre de la CSU en épinglant le cas de la RDC avec l’effectivité de la maternité gratuite et les soins de nouveau-nés. Les défis à relever, surtout en termes de prise en compte du multi sectorialisme des interventions et l’implication des principaux acteurs ont été abordés. » Trois éléments essentiels sont à retenir sur la réussite de la mise en œuvre de la CSU, à savoir la population couverte, le paquet de services de qualité et la réduction du coût de soins », a-t-il souligné en instant sur les rôles des acteurs dans la réussite du projet CSU, notamment les capacités en leadership qui peuvent influencer les réformes en cours. Il a ensuite, en rapport avec le leadership transformationnel, souligné l’importance pour les Directeurs et Directrices de Nursing d’incarner un vrai Leadership transformationnel pour l’amélioration de la qualité de soins et services offerts à la population. « Le leadership infirmière est sollicité pour gérer les personnes avec leurs réactions, organiser les paquets de services de qualité, et de faire respecter les coûts de soins. » A-t-il indiqué. « Pas de soins de qualité sans les infirmiers de qualité. Parce que les infirmiers sont au cœur de l’organisation de tout système de soins de santé « , a rappelé dr Michel. Il a souligné par ailleurs qu’un Leadership fort est nécessaire à l’engagement des parties prenantes pour la réussite de toute réforme, y compris la CSU. L’orateur a expliqué comment leadership est un contrat dont le leader doit d’abord résoudre les problèmes de ceux qui le suivent. Ainsi la réussite d’un leader dépend de ses capacités à trouver des solutions aux problèmes de ses collaborateurs. Pour y parvenir, il y a des prix à payer par le leader, notamment les prix de l’ignorance de ses capacités, des accusations, de la disgrâce, du complexe d’infériorité, de l’égoïsme et du sacrifice. L’orateur a insisté sur l’importance d’une vision claire coulé sur un plan stratégique que chaque directeur de soins doit avoir pour sa structure. Ainsi le respect de la réglementation en vigueur et les principes inhérents au leadership transformationnel. Faisant d’une pierre deux coups, le Conseil national a profité de l’occasion pour mettre en place un CN-CDS. C’est le Secrétaire général adjoint de l’ONIC, *Simple KASHALA*, qui a conduit le processus de désignation de cinq membres du *Comité National du Cercle des Directeurs de Soins, CN-CDS en sigle*. Sur 9 candidatures réceptionnées par la commission ad-hoc, cinq membres ont été désignés par consensus. Au regard de leurs noms et fonctions, le *CN-CDS* se présente de la manière ci-après : 1. Président : *DIANKEYILA KABUTAKO Guy*, DN du CHUR (Centre hospitalier universitaire de la renaissance, ex. Maman Yemo); 2. 1er Vice-président en charge des structures étatiques: *KITAPINDU BLAISE*, DN de l’Hôpital Roi Baudouin ; 3. 2 ème vice-présidente en charge des structures privées : *MYANDE MBOMBO Gina*: DN de l’Hôpital Monkolo; 4. Secrétaire : *YEMBESE WAWEY-ha*: DN de Centre Hospitalier ANR; 5. Trésorière : *KAPINGA NKONGOLO Madeleine*, DN du Centre Hospitalier Kimbondo. Ce comité dont le mandat est de cinq ans, sera installé le 12 mai, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’infirmière. Le nouveau *CN-CDS* est très attendu pour redorer le blason de la Direction de Nursing, pilier essentiel de l’amélioration de la qualité de soins dans les établissements de soins de santé, en faisant preuve du leadership transformationnel. Son bon fonctionnement permettra la visibilité de la fonction de Directeur de soins tant sur le plan national que régional et aidera au renforcement des compétences de ses membres.
Violence envers les Patients, que dit le Code de Déontologie de la Profession Infirmière en RDC !
La violence physique et psychologique dont a été victime une accouchée en post-partum immédiat de la part d’un médecin généraliste de l’hôpital Général de Référence soulève des questions d’ordre ethnique et déontologique appliquées dans les milieux de soins auxquelles tout professionnel de santé est appelé à ce remettre en cause. Tout acte de soins nécessite une réflexion éthique, et devrait répondre aux principes de bienfaisance et de la non malfaisance. Cela exige l’humanisation de soins de santé offerts à la population de toutes tendances confondues.Le patient qui est au centre de soins de santé est pourvu de ses droits et devoirs. Le droit à la douleur étant garantie, le professionnel de santé doit utiliser tous les moyens à sa disposition pour atténuer voire supprimer la douleur pendant les soins ou auprès d’un patient porteur d’une maladie chronique. « Aucune douleur ne peut être infligée à un patient, qu’il soit conscient ou inconscient », dit-on. La profession infirmière étant la colonne vertébrale des systèmes de santé, est confrontée à plusieurs réalités de soins. En majorité, les infirmières de la RDC exercent leur profession dans un environnement précaire qui les expose à des violations d’ordre ethnique et déontologique. L’exercice de cette profession est pourtant basé sur les valeurs de référence tel que inscrites à l’article 9 du code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Ce code a été élaboré pour qu’il serve de boussole qui guide l’infirmier au quotidien.Les valeurs de référence de l’infirmier placent le patient au cœur de soins. Le respect de la dignité de la personne humaine, l’humanité, l’intégralité et la bientraitance, sont ces quelques valeurs fondamentales que l’infirmier est tenu de respecter en toutes circonstances dans l’intérêt du malade. Ce code interdit, dans son article 21, à l’infirmière de faire preuve de violence physique, verbale ou psychologique envers le malade. L’article 40 renchérit que l’infirmière ne peut pas avoir un comportement intimidant ou menaçant susceptible de compromettre la qualité des soins ou la confiance du malade ou du public envers sa profession. Aussi, toutes sortes de harcèlement, d’intimidation ou de menace vis-à-vis du bénéficiaire de soins sont également à éviter (article 65). En ce qui concerne le filmage ou la prise d’images dans les milieux de soins de santé, ainsi que leur publication ou autre utilisation, le code de déontologie de la profession infirmière en RDC est catégorique. Avant de faire un enregistrement audio ou vidéo ou prendre une photo d’un malade, l’infirmier doit au préalable obtenir une autorisation écrite spécifiant l’usage projeté, auprès du concerné ou son représentant légal (art.124). De même, l’infirmière est appelée de s’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes dans les réseaux sociaux au sujet d’un patient en vue de préserver l’obligation de secret professionnel. Il s’assure également que les apprenants et autres collègues sous sa responsabilité, son autorité ou sa supervision, ne divulguent des renseignements de nature confidentielle. L’infirmière qui se vante d’être le seul professionnel de santé qui reste 24h sur 24h au chevet des malades ne doit pas ignorer que la protection de ces derniers lui incombe de plein gré. A cet effet, elle est appelée à prendre toute mesure nécessaire pour protéger l’individu lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donne des soins qui le mettent en danger (art.27). Elle doit également se rappeler son obligation de porter secours en cas d’urgence à toute personne en danger, patient y compris, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et de ses moyens. L’Ordre national des infirmiers (ONIC) dont l’une des missions principales est la défense de l’honneur de profession infirmière, dans son code, il exige à chaque infirmier, dans sa vie professionnelle ou privée, d’honorer et de faire honorer sa profession en faisant preuve d’une haute moralité et d’une grande dignité (art. 83). L’ignorance de toutes ces dispositions du code de déontologie de la profession infirmière expose son auteur à des sanctions disciplinaires et judiciaires. L’infirmier doit toujours se rappeler son devoir d’administrer à son malade des soins attentifs et consciencieux et qu’il doit répondre civilement, pénalement et disciplinairement de ses actes (art. 11). L’évènement malheureux mettant en scène la violence physique et psychologique d’un médecin à l’endroit d’une accouchée refusant une suture à vif doit interpeller tout professionnel de santé sur la stricte application du code de déontologie dans les milieux de soins, d’une part. D’autres part, l’autorité sanitaire doit correctement faire son travail en veillant sur le bon fonctionnement des hôpitaux publics et privés, et sur l’amélioration des conditions de travail et sociales des professionnels de santé.
Le CII rend Public le Thème de la Journée Internationale des Infirmières édition 2026!
Dans un bulletin d’information daté du 5 mars 2026 consulté par notre équipe de communication, le Conseil international des infirmières a rendu public le thème de la Journée Internationale des Infirmières. Ce thème dévoilé par le président du conseil international des infirmières, José Luis Cabos, se veut la continuité des thèmes de trois précédentes éditions. En 2026, la Journée internationale des infirmières sera célébrée sous le thème : « Nos infirmières. Notre avenir. Le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies ». Le président José Luis Cobos Serrano a souligné que la véritable autonomisation des infirmières passe par des changements structurels qui soutiennent la profession infirmière dans toutes les régions et tous les contextes. Le CII a promis de publier un rapport fondé sur des données probantes en rapport avec ce thème. Ce rapport va fournir des données montrant le potentiel énorme des infirmières pour sauver et améliorer des vies lorsqu’elles sont correctement soutenues. Le rapport présentera également les mesures clés nécessaires pour recruter et retenir une main-d’œuvre infirmière solide grâce à des conditions de travail sûres, une rémunération équitable et des opportunités de leadership significatives. La Journée Internationale des Infirmières (JII) est célébrée le 12 mai de chaque année en mémoire de l’anniversaire de naissance de *Florence Nightingale* , pionnière de la profession infirmière. A Kinshasa comme dans d’autres provinces de la RDC, nous espérons que des manifestations commémoratives de la journée du 12 mai dédiée aux infirmières du monde entier seront organisées par les différents Conseils de l’Ordre national des infirmiers. #onicom
Première Cérémonie de Prestation de Serment en 2026: 491 Infirmiers et Infirmières Inscrits au Tableau de l’Ordre Prêtent Serment !
Quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières récemment inscrites sur le tableau de l’Ordre national des infirmiers de la République Démocratique du Congo ont prêté serment ce samedi 7 février à Kinshasa. Cette toute première cérémonie de prestation de serment pour l’année 2026, s’est déroulée dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’ONIC, en présence du Président du Conseil national André Louis KOMBA Djeko. Dans son mot de circonstance, le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Collin KANDA MAYALA, a félicité les nouveaux assermentés d’avoir pris l’initiative de se mettre en ordre avec la loi. « Votre décision de se conformer à la loi créant l’Ordre des infirmiers en RDC vous permet de basculer d’un auxiliaire à un professionnel », a-t-il déclaré. Il a exhorté ses nouveaux confrères et consœurs de se comporter en vrai professionnel en respectant les prescrits du code de déontologie. Il a par ailleurs souhaité la bienvenue au président national de l’ONIC et aux assermentés ainsi que tous ceux qui les accompagnaient, notamment les membres des familles venues nombreuses pour assister à cette d’importance capitale. Avant de prendre acte de cette prestation de serment, le président du Conseil national a voulu sensibiler les assermentés sur la dignité et l’honneur qui doivent caractériser leur carrière professionnelle. « L’infirmier n’a pas de vie privée », a-t-il souligné. Cela s’explique selon lui, que l’infirmière doit être exemplaire sur le plan moral et éthique, sur son lieu de travail ou en-dehors de celui-ci. Il a rappelé le respect de la tenue de l’infirmière (blouse blanche manches courtes) portée uniquement aux lieux de travail et nulle part ailleurs. « Il est anormal de voir l’infirmière en blouse blanche aux environs de l’hôpital pour s’acheter quelques choses ». Le président KOMBA Djeko s’est attelé également sur les antis valeurs à bannir sur le milieu professionnel en rappelant de ce fait les neuf (9) valeurs fondamentales de l’infirmier tel que stipulé sur le code de déontologie de la profession infirmière en RDC. Le président du Conseil national a de surcroît enseigné les infirmiers et infirmières assermentés sur l’acquisition du nouveau siège national de l’ONIC. « Cette maison est le fruit des efforts uniquement des infirmiers. C’est avec l’argent des infirmiers que nous l’avons acheté et construit. Nous n’avons rien reçu, ni du gouvernement, ni de nos partenaires, et nous n’avions rien demandé », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements dans la salle. La cérémonie proprement dite s’est déroulée en deux temps. Avec le premier groupe de 246 assermentés et le deuxième groupe de 245, tous habillés en blouse blanche, insigne à la pointe, avec l’écharpe traversant l’épaule en mode parlementaire. Dans une cérémonie solennelle, devant Dieu te le public, Main droite levée et la main gauche tenant le serment, les quatre cent nonante et un (491) infirmiers et infirmières ont lu le serment devant le président du conseil national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko. Ce dernier, en vertu de la loi créant l’ONIC et en son nom propre, a pris acte de cette prestation de serment tout en félicitant les assermentés et en leur souhaitant la bienvenue dans la grande famille de la profession infirmière. Au terme de cette cérémonie, chaque assermenté a reçu sa carte de membre, la seule preuve de son inscription au tableau de l’ordre, sur laquelle est inscrite le numéro d’ordre unique et permanent. Rappelons que la prestation de serment est la dernière étape d’un processus laborieux de l’inscription au tableau de l’ordre des infirmiers de la RDC. Cette étape est précédée par une matinée déontologique organisée quarante-huit heures avant, au cours de laquelle les infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre sont sensibilisés sur le code de déontologie et la loi créant l’ONIC. La prochaine cérémonie de prestation de serment est annoncée pour samedi 28 février 2026. #onicom
Les Apprenants de l’INPESS Visitent la Maison de l’Infirmière Congolaise !
Les apprenants de la première année A2 de l’institut national pilote de l’enseignement de sciences de santé, INPESS en sigle, ont visité ce lundi 26 janvier la Maison de l’infirmière Congolaise, siège national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Conduite par trois enseignantes de l’INPESS, une cinquantaine d’apprenants toutes blanches vêtues, ont été accueillis sur place par la troisième vice-présidente de l’ONIC, madame *Léonie Lubuimi*. A cette occasion, ils ont suivi une présentation de la troisième vice-présidente de l’ONIC sur « *la loi créant l’Ordre national des infirmiers de la RDC et le code de déontologie de la profession infirmière »*. L’étape suivante a été la visite guidée des différents départements de la maison de l’infirmière Congolaise. Arrivés à la salle des réunions du conseil national, ils ont rencontré quatre membres du conseil national en plein travail, dont le secrétaire général de l’ONIC, *Floribert Ntumbudila*. Ce dernier leur a aussi expliqué en bref le fonctionnement de l’ONIC et leur a encouragé de s’inscrire au tableau de l’ordre aussitôt fini les études. Les apprenants ont été émerveillés par la beauté de la maison de l’infirmière Congolaise et pu saluer l’initiative du président national de l’ONIC, *André Louis KOMBA Djeko* d’avoir doté la profession infirmière d’un siège digne de ce nom. Cette visite s’est terminée par une photo de famille devant la maison de l’infirmière Congolaise. Chaque année, les apprenants de la première année A2 de l’INPESS visitent le siège de l’ONIC pour s’imprégner de l’organisation et le fonctionnement de l’organe exécutif de la profession infirmière en RDC.
Casio 2025 Kinshasa- RDC : Clôture des Travaux Sanctionnée par une Déclaration dite de Kinshasa !
Clôture avec faste des travaux de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux (Casio), ce samedi 29 novembre dans la salle de spectacle du Centre culturel et artistique. C’est le Président du comité international d’organisation du Casio, André Louis KOMBA Djeko président de l’ONIC, et le président de l’Ordre des sages-femmes Ambrockka KABEYA qui ont conjointement lu le message de clôture de ce grand rendez-vous scientifique et culturel. « Nous présidents de l’Ordre des infirmiers et de l’Ordre des sages-femmes déclarons clos les travaux de la troisième édition du Casio2025. », ont-ils déclaré. Durant quatre jours, soit du 26 au 29 novembre, ce colloque qui a connu la participation de plus de deux mille participants, infirmières et sages-femmes, enseignants et étudiants, ressortissants de dix-sept pays africains d’expression française et de vingt-six provinces de la RDC, a été un rendez-vous scientifique et culturel de haut niveau. Des ateliers du premier jour organisés dans cinq hôpitaux de la ville de Kinshasa, à la cérémonie d’ouverture officielle par le ministre de la santé publique, aux panels et focus groupe en passant par les conférences en plénière animées par les professeurs et autres experts au Centre culturel et artistique les trois derniers jours, la qualité des échanges a été la motivation principale des organisateurs. Dans son rapport synthèse, le comité scientifique a fait état d’un bilan élogieux de ce colloque sur le plan scientifique. Au total, cent soixante contributions orales et en posters ont été analysées pendant ce colloque, marquant la diversité des problématiques abordées autour de sept axes stratégiques. Ces contributions ont mis en évidence les défis liés à la formation continue, au financement de la recherche, à l’intégration des technologies numériques, au manque de protocoles contextualisés, ainsi qu’à l’insuffisante valorisation de l’infirmier et sage-femme dans les politiques de la santé. Il a été retenu lors de ce colloque que l’engagement des infirmières et sages-femmes dans la dynamique de la CSU tout en rappelant une mobilisation collective autour de la qualité de soins, dans les différentes prises de parole. Les différentes conférences ont démontré la problématique générale du colloque en examinant les enjeux contemporains de la couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. La contribution historique et actuelle des professions infirmière et Obstétricale, les principaux défis structurelles, de ressources humaines de qualité, accessibilité et équité, mais aussi les opportunités d’innovations, de leadership et de recherche. Le renforcement des compétences clinique, pédagogique et managériale, mais aussi éthique. Les ateliers et les panels en focus groupe ont permis de relevés les aspects suivants : Un Slogan a été retenu lors du Casio 2025, à savoir: « Un hôpital qui recherche est un hôpital qui progresse. » Ainsi faisons de nos hôpitaux un espace d’apprentissage et de transformation a-t-il recommandé. Cette troisième édition du Casio dont le thème : « Les infirmiers et les sages-femmes face aux défis de la couverture santé universelle », a permis aux organisations professionnelles des infirmiers et sages-femmes de l’Afrique francophone de réfléchir sur leur avenir, en termes de la formation et des conditions socio-professionnelles. La déclaration de Kinshasa ! Le président de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, monsieur SAWADOGO Bonvouila, a lu une « déclaration dite de Kinshasa. » devant sanctionner la fin des travaux de la troisième édition du Casio. Il ressort de cette déclaration la prise de position de dix-sept pays africains d’expression française ayant participé à ce colloque, face aux multiples enjeux organisationnels et professionnels. Les points ci-après sont à retenir : Casio c’est aussi la musique et le Zango ! Casio2025 a été également un rendez-vous culturel. L’artiste musicien Burkinabè a électrisé la salle avec une chanson dédiée à la paix dans l’est de la RDC et dans tous les pays africains. Un match de Nzango a opposé les deux Congo. Une belle initiative de l’association des infirmiers et infirmières du Congo Brazzaville pour divertir les participants. Un match nul de deux buts partout a départagé les deux équipes sous les applaudissements nourris de la salle. Cette dernière journée a été marquée également par la remise symbolique des brevets et clés USB aux délégués des pays étrangers, à tous les orateurs et aux délégués des différentes provinces de la RDC ayant participé au Casio 2025. Casio2025 ferme ses portes, et après ? La quatrième édition du Casio sera organisée en novembre 2026 au Sénégal. Dakar a été choisi à l’unanimité par les représentants de chaque délégation des pays membres au cours d’un vote organisé la veille. La représentante de l’association des infirmiers et infirmières du Sénégal s’est dit très honorée d’avoir remporté cette élection. « Je suis tellement émue et fière aujourd’hui. C’est un honneur pour moi de représenter le Sénégal. C’est une grande joie et une profonde gratitude que nous vous accueillons au Sénégal, pays de la teranga. Nous sommes honorés de vous recevoir dans notre pays connu pour son hospitalité légendaire et son riche patrimoine. » A-t-elle déclaré. Et de renchérir : « Nous sommes également ravis de vous accueillir, de discuter avec vous les avancées dans le domaine de la santé et de partager nos expériences et nos connaissances pour améliorer les soins de santé pour tous. Nous sommes heureux de vous accueillir au pays de la teranga. Vive la santé pour tous. » Une soirée dansante organisée à l’honneur des délégués africains et provinciaux a lieu dans la salle historique « le Carrefour ». Signalons que lors de la quatrième et dernière journée du Casio, 589 infirmiers et infirmières ont prêté serment devant le président du conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Casio 2025 est une victoire totale en termes de mobilisation des participants, de la qualité scientifique des différentes présentations orales et en posters. Les participants tant nationaux qu’étrangers se sont dits satisfaits d’avoir participer activement à ce colloque qui marquera l’histoire de la profession infirmière en RDC. #onicom