Le comité international d’organisation de la troisième édition du «Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, a procédé depuis la semaine dernière, au lancement de l’appel à communications à l’intention des orateurs et oratrices pour la soumission des résumés scientifiques pendant la période du 1 au 30 aout 2025. Ce colloque dont la troisième édition se déroulera du 26 au 29 novembre prochain à Kinshasa en République Démocratique du Congo, prévoit plusieurs conférences, des communications orales et affichées, ainsi que des expositions. Sept axes sont retenus pour l’orientation des communicateurs. Il s’agit notamment : La soumission des abstracts doit se faire à travers les adresses e-mails dédiées au casio2025 : casio2025@casio-rdc.com; mariannelusinga@gmail.com. Et le retour des réponses aux communicateurs est prévu à partir du 15 octobre. Durant quatre jours, les professionnels infirmiers et sages-femmes, les apprenants en sciences infirmières et obstétricales, ainsi que d’autres professionnels de santé vont échanger avec les experts de différents horizons scientifiques et professionnels provenant de vingt pays d’Afrique francophone, autour du thème central : « Les infirmières et sages-femmes face aux défis de la couverture sanitaire universelle en Afrique.» Rappelons qu’après la première édition à Abidjan en Côte d’Ivoire et la deuxième édition à Ouagadougou en Burkina-Faso, la troisième édition du «Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, se déroulera du 26 au 29 novembre 2025 à Kinshasa, en RDC, au Centre Culturel et Artistique de l’Afrique Central, en face du Palais du peuple. Pour plus d’informations, consulter : www.casio-rdc.com #Onicom
Formation Continue : ONIC Organise un Atelier de Formation sur la Recherche Scientifique !
L’Ordre national des infirmiers organise « une session de formation du 11 au 15 août », dans la salle polyvalente de la *Maison de l’Infirmière Congolaise* sous le thème : « Comment rédiger un résumé de recherche en sciences infirmières ou en sciences obstétricales pour des communications orales et affichées (posters) lors des congrès ou colloques scientifiques ». Cette formation continue certificative de haut niveau scientifique* sera animée par le « Dr OTTI André », professeur de plusieurs universités à travers le monde, Maître-Assistant CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur). Il est de nationalité Béninoise. Les participants à cette formation élitiste seront de plusieurs horizons, en particulier tous les professionnels de santé, infirmiers cliniciens, enseignants, administratifs, chercheurs, sage-femmes , universitaires, étudiants, médecins et toutes les autres catégories des professionnels de santé, soucieux de renforcer leurs compétences. Pendant cinq jours, ils seront outillés également sur « les nouvelles techniques de rédaction et publication d’un article scientifique par un professeur de renommée internationale ». Les frais de participation à cette formation sont fixés à : « 150 USD » (cent cinquante dollars américains). Et la Date limite de paiement c’est : « le 5 août 2025 ». Le paiement peut s’effectuer directement à travers m-pesa au 0820009330, soit à travers les « comptes bancaires Rwabank : 05100-05101-01006856401-11 USD ». Pour tout renseignement, veuillez nous contacter par e-mail :ordredesinfirmiers@gmail.com Rappelons que l’Ordre des infirmiers organisera la troisième édition du Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux, *Casio* en sigle, au mois de novembre prochain. Cette formation arrive à point nommé. Elle permettra au monde scientifique de de se mettre à la page pour soumettre sans crainte leurs présentations. HDM
CII : Le nouveau Conseil d’administration du CII affiche complet, l’Afrique bien positionnée !
Le Conseil des représentants des associations nationales d’infirmières (CRN) a élu un nouveau Conseil d’administration et un nouveau président du Conseil international des infirmières (CII) lors de sa session 2025 tenue à Helsinki en Finlande, du 7 au 9 juin dernier. Comme mentionné dans l’ordre du jour du CRN, l’élection de Onze nouveaux membres du Conseil d’administration et du président du CII s’est déroulé le deuxième jour du CRN, le 8 juin dans la salle 101 du complexe Messukeskus et le résultat a été annoncé le 9 juin, le jour de la clôture de la session. Élus par les représentants officiels des associations nationales d’infirmières pour un mandat de quatre ans, les nouveaux membres du CA ont été présentés à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès 2025, le 13 juin dans la salle de spectacle de Messukeskus. Pour afficher complet, les membres du CA ont élu au second degré les trois vice-présidentes du CII qui vont composer avec le président, le comité exécutif du CII, orange de gestion quotidienne du CII selon les dispositions ses statuts. Ont été élues vice-présidentes au regard de leurs noms, fonctions et régions d’origine, les personnes ci-après : Première vice-présidente : Sineva Maria Ribeiro, qui représente la région Europe du Nord et de l’Est au conseil d’administration du CII. Deuxième vice-présidente : Megumi Yamaura-Teshima, qui représente la région Asie au conseil d’administration du CII. Troisième vice-présidente : Perpetual Ofori-Ampofo, qui représente la région Afrique au conseil d’administration du CII. Le président et les trois vice-présidentes du CII forment le comité exécutif du conseil d’administration, qui veille à la bonne marche des activités entre les réunions de ce dernier et le conseille sur les priorités stratégiques et les questions financières. Les trois candidates élues se sont exprimées pour afficher leur satisfaction et leur engagement pour la tâche à accomplir. Sineva Maria Ribeiro, élue première vice-présidente du CII, est actuellementprésidente de l’Organisation virtuelle commune des infirmières suédoises pour le travail international (JSNO) et présidente de l’Association suédoise des professionnels de la santé depuis 2011. « Je m’engage à renforcer le CII et toutes les associations nationales d’infirmières afin qu’elles soient la voix des infirmières dans le monde et représentent les soins infirmiers en tant que porte-parole pour le leadership, l’amélioration des conditions de travail, l’éducation et de meilleurs soins pour tous. Il est important d’accroître la voix et l’influence des infirmières dans le monde, ce qui nécessite un travail stratégique pour atteindre nos objectifs, et j’espère voir le CII se développer afin que nous puissions accroître l’influence des soins infirmiers. », a-t-elle déclaré. Elue deuxième vice-présidente du CII, Megumi Yamaura-Teshima, est actuellement vice-présidente et professeure à l’Université de santé de Tokyo, et a occupé plusieurs postes au sein de l’Association japonaise des infirmières, notamment celui de conseillère stratégique mondiale. « Après un mandat fructueux au sein du précédent conseil d’administration du CII, je suis ravie et honorée de continuer à servir dans cette nouvelle fonction de deuxième vice-présidente. J’ai pu constater de mes propres yeux les progrès incroyables que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble à la réalisation de nos objectifs stratégiques, et je suis reconnaissante de pouvoir poursuivre ces progrès et soutenir le nouveau conseil d’administration et le nouveau président du CII. », a-t-elle déclaré. « Être élue représentante africaine au conseil d’administration du CII et troisième vice-présidente est un honneur et une formidable opportunité de servir les infirmières du monde entier. Je suis reconnaissante aux dirigeants des associations nationales d’infirmières (ANI) africaines et à l’ensemble du Conseil des représentants nationaux du CII de m’offrir cette merveilleuse opportunité. Je me réjouis à l’idée de passer quatre années enrichissantes qui permettront de renforcer l’influence et l’autonomie de toutes les ANI. », a déclaré Perpetual Ofori-Ampofo, présidente de l’Association des infirmières et sage-femmes diplômées du Ghana (GRNMA), élue troisième vice-présidente du CII. Le président nouvellement élu du CII, José Luis Cobos Serrano, s’est félicité de l’élection des vice-présidentes. « Tous les membres de notre conseil d’administration sont hautement qualifiés et accomplis et auraient pu assumer le rôle de vice-président. La sélection de ces trois vice-présidents est le fruit d’une décision collective du conseil d’administration. Nous félicitons chaleureusement nos nouvelles vice-présidentes et leur souhaitons la bienvenue, tout en restant convaincus que chaque membre du conseil d’administration jouera un rôle tout aussi essentiel et assumera des responsabilités clés au cours des quatre prochaines années. » ,a-t-il déclaré en promettant de travailler en étroite collaboration avec les trois vice-présidentes pour défendre la profession infirmière et la santé mondiale dans un contexte incertain et difficile. Il a promis qu’ensemble avec les trois vice-présidentes, ils veilleront à ce que toutes les infirmières et infirmiers soient soutenus, valorisés, protégés et habilités à jouer leur rôle de leaders capables de transformer nos systèmes de santé et de relever les défis les plus urgents de notre monde, des conflits au changement climatique en passant par le vieillissement de la population. « Mon mot d’ordre en tant que président est le “pouvoir d’agir”, et je sais que le comité exécutif nouvellement élu du CII, ainsi que notre conseil d’administration talentueux et dévoué, relèveront le défi de renforcer notre profession à tous les niveaux, qu’il s’agisse de soutenir les infirmières, de renforcer les associations nationales ou d’élaborer des politiques mondiales. » A-t-il rappelé. La liste complète des membres du nouveau Conseil d’administration du CII se présente de la manière suivante : Les membres sont : Le conseil d’administration du CII est élu tous les quatre ans pour agir en tant qu’agent du Conseil des représentants nationaux des associations de soins infirmiers (CRN) et établir et mettre en œuvre la politique conformément au cadre établi par le CRN. Le conseil d’administration du CII pour la période 2025-2029 est composé de 12 infirmières, dont 8 femmes. À l’exception du président, tous les membres du conseil d’administration sont élus sur la base des régions du CII, représentant ainsi la diversité de la profession infirmière à travers le monde. Rappelons que le CII a organisé du 7 au 13 juin
ONIC -Kinshasa : Les Compétences Communicatives des Infirmières débattues lors une matinée scientifique !
Une matinée scientifique s’est tenue ce mercredi 25 juin dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière Congolaise sur le thème : « Diagnostic de l’image des infirmières au Congo : compétences communicatives pour accroître la visibilité et la reconnaissance professionnelle ». Plusieurs infirmiers et infirmières, ainsi que les étudiants ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière Congolaise pour partager l’expérience et échanger avec la seule oratrice du jour, la professeure Dr Hildegart Gonzalez Luis, infirmière et journaliste d’origine espagnole. Dans son mot de circonstance, le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a souhaité la bienvenue à la professeure et sa délégation, ainsi qu’à tous les participants. « Il n’est pas possible de rester plus d’un mois sans savoir ce qui se passe dans le monde scientifique en général et dans le monde de la santé en particulier. Les conférences comme celle-ci sont des moyens importants pour se remettre à jour. », a-t-il déclaré, s’adressant aux participants. Il a également profité de l’occasion pour sensibiliser les infirmiers et infirmières sur l’organisation du « Colloque Africain des soins infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle », au mois de novembre prochain à Kinshasa. « Nous avons un grand rendez-vous en RDC au mois de novembre. Du 27 au 29 novembre 2025, les infirmières et les sage-femmes de vingt pays africains francophones seront à Kinshasa dans le cadre du Casio2025. C’est un grand rendez-vous pour nous. Tout le monde est enthousiasmé de venir à Kinshasa. Ce n’est pas l’affaire d’un comité, mais plutôt de chaque infirmière et sage-femme. Tout celui ou celle qui a l’expérience à partager, il est le bienvenu dans le comité d’organisation. Nous demandons également à celui qui veut servir sa profession en faisant le bénévolat, de pouvoir nous contacter », a-t-il martelé. Le DG de l’institut supérieur en sciences infirmières, (ISSI Monkole), madame Nicole Mayulu, a pour sa part, saluer la collaboration entre l’ISSI Monkole et la professeure Hildegart dans l’optique d’améliorer l’image de l’infirmière Congolaise dans les médias sociaux et traditionnels. L’oratrice du jour, la prof. Hildegart a dans son exposé, expliqué la thématique en rapport avec l’image des infirmières Congolaise dans les médias sociaux. Elle a peint la situation problématique de l’image des infirmières sur les médias sociaux dans le monde, en Afrique et en RDC, depuis la période d’avant, pendant et après la pandémie de COVID-19. Elle a articulé son intervention sur sept points ci-après : « La pandémie a montré que sans infirmières, le système de santé s’effondre et qu’il en manque des milliers pour que son fonctionnement soit durable (pénurie d’infirmières). », a déclaré madame Hildegart. Elle a expliqué le triple impact de Florence maintenant : « Compétences infirmières, visibilité sociale, et les ambitions existentielles », faisant allusion à Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. En ce qui concerne importance et la nature des infirmières dans les médias hors ligne et en ligne, elle s’est posée la question de savoir si « les infirmières sont-elles dans les médias ? », tout en relevant qu’il n’existe pas d’études en RDC pour en parler. La présentation de l’infirmière est souvent contraire de ce qu’elle est réellement, a-t-elle déploré. Justifiant également que la pénurie d’infirmières est parfois une conséquence logique de son image véhiculée par les médias, souvent dans la négativité, ce qui provoque l’insatisfaction professionnelle, le faible estime de soi et souvent l’abandon de la profession. « Souvent les infirmiers ne sont pas consultés ou prises en compte dans les instances décisionnelles politiques où se prennent les décisions importantes qui influencent les systèmes de santé. », a encore déploré la prof. Hildegart. « Que disent les infirmiers du fossé entre leur identité professionnelle et leur image négative véhiculée dans les médias », s’est-elle interrogée. Elle a martelé qu’une image professionnelle négative compromet la qualité des soins prodigués aux patients. « Les journalistes ne nous connaissent pas, ils ne savent pas quel contenu nous pouvons leur fournir. Ils ne savent pas que le recours aux infirmières comme sources d’information peut apporter des perspectives différentes aux reportages sur la santé. Les journalistes ne savent pas clairement ce que font les infirmières, quelle formation elles ont, il existe en outre une grande variété de spécialités…ce qui rend difficile leur utilisation comme source » ; a-t-elle dit considérant l’utilisation d’infirmières comme sources d’informations par les journalistes. Elle a dénoncé aussi le fait que les responsables de la communication des services de santé, des hôpitaux et des universités ne proposent pas d’infirmières comme source mais les médecins. « D’où l’importance de former des infirmières sur la communication, leur doter des compétences communicatives dans les réseaux sociaux, et leur permettre de communiquer sur les sites propres aux infirmières », a expressément recommandé la prof. Hildegart. Elle a renseigné dans son exposé que « Les infirmières ne disposent pas d’un cadre éthique, déontologique, juridique et institutionnel qui leur donne la sécurité nécessaire pour communiquer dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux. » Pour éviter le risque pour la réputation liée à la présence des infirmières dans les réseaux sociaux, elle propose notamment de former des étudiants sur l’utilisation adéquate des réseaux sociaux. La prof. Hildegart à l’ONIC de poser un bon diagnostic : « que communiquons nous en tant qu’infirmières et comment notre profession communique-t-elle à travers l’ordre national des infirmiers du Congo ?» « Chaque infirmière, groupes d’infirmières dans les milieux professionnels, les ordres et collèges d’infirmières, les académies d’infirmières, facultés d’infirmières, syndicats, sociétés et associations scientifiques, doivent communiquer, avec l’utilisation de tous les canaux : face à face ; médias traditionnels ; réseaux sociaux ; médias en ligne », a-t-elle clôturé son exposé tout en invitant les infirmiers et infirmières de passer à l’action. Sous la modération du SG de l’ONIC Floribert NTUMBUDILA, plusieurs participants ont soulevé des préoccupations et les défis qui bloquent les infirmiers et infirmières de la RDC de communiquer davantage pour redorer l’image de l’infirmière congolaise et promouvoir les soins infirmiers. Signalons par ailleurs qu’avant début de la matinée scientifique, la prof. Dr Hildegart Gonzalez et sa suite, se sont entretenus avec le Président national de l’ONIC André Louis KOMBA DJEKO dans la salle de réunion du Conseil national. Les
Congrès 2025 du CII : Les Associations nationales d’infirmières des pays francophones hausses le ton !
Une session francophone regroupant les associations nationales d’infirmières des pays dont la langue officielle est le « français » s’est tenue le 8 juin en marge de la réunion du CRN, à Helsinki en Finlande. Parmi les participants, les ordres et associations nationales d’infirmières de la RDC, Canada, Liban, Monaco, Suisse, Belgique, France, Mauritanie, Sénégal,… Ensemble, les pays francophones ont voulu partager plus que la langue française, plus les préoccupationscommunes et la compréhension des enjeux pour « faire vivre le français dans le CII.« Les participants ont réfléchi sur la possibilité d’obtenir la traduction des textes en français par les experts afin de faire leurs membres de différents programmes et projets du CII souvent conçus en anglais. Les programmes comme ODENNA(Développement organisationnel des associations nationales d’infirmières), GNLI (Global Nursing Leadership Institute), ne sont pas encore profitables à des milliers d’infirmières et infirmiers des pays francophones du monde entier. Regroupés sous la dénomination : « Les Francophones du CII« , FCII, en sigle , nom donné par le président national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko à la grande satisfaction des participants, les pays francophones envisagent s’impliquer d’avantage sur la gouvernance du CII. Le FCII plaidera pour l’intégration d’un représentant francophone au sein du Centre d’expertise en leadership du CII, pour disposer des programmes conçus directement en français et non traduits en français et prévoir la révision de plusieurs textes du CII en français. Le FCII va par ailleurs plaider pour que le SIDIIEF, avec qui il compte collaborer, soit accepté comme observateur au sein du CII. Une équipe a été mise en place pour parachever un document qui devra régir le FCII avant d’officialiser son existence et sa reconnaissance par le CII. Signalons que l’anglais est la langue officielle du CII. Les textes du CII sont traduits en français et en espagnol. Le CII compte en son sein 19 pays francophones du monde entier. D’autres pays francophones, surtout d’Afrique (Maghreb) ne sont pas encore membres du CII.
Congrès 2025 à Helsinki : Des nouvelles Définitions de l’Infirmière et de soins Infirmiers Adoptées, José luis Cobos élut nouveau Président du CII !
Le Président du Conseil national de l’ONIC André Louis KOMBA Djeko a participé à la réunion du Conseil des Représentants des associations Nationales d’infirmières (CNR) et au congrès 2025 du Conseil international des infirmières (CII) organisés du 7 au 13 juin à Helsinki, en Finlande, accompagné d’une délégation restreinte des membres de l’Ordre des infirmiers de la RDC. Ces deux grands événements d’importance primordiale ont réuni plus de sept mille infirmières et infirmiers du monde entier dans le pays du soleil levant pour partager l’expérience et d’échanger sur les nouvelles tendances dans la profession infirmière. La réunion du CRN, regroupement plus de 140 associations nationales d’infirmières, est une instance décisionnelle et d’orientation du CII qui se tient tous les deux ans, à la veille du congrès bisannuel du CII. Pour cette année, vu l’immensité des points inscrits à l’ordre du jour, elle s’est tenue du 7 au 9 juin dans la salle 101 du complexe Messuskeskus. Le KOMBA Djeko a participé à ces réunions entant que délégué principal ayant droit au vote, accompagné de deux autres membres, dont un suppléant Henry MASOSA, et un expert Philémon NGOMU, tous deux, membres du Conseil national de l’ONIC. Sous la présidence du Dr Pamela Cipriano, Présidente sortante du CII, la réunion du CRN a permis l’adoption de plusieurs réformes majeures et l’élection du nouveau Conseil d’administration du CII ainsi le nouveau président du CII. En termes des réformes, il faut noter l’adoption par le CRN des « nouvelles définitions officielles de l’infirmière et des soins infirmiers. » Une réforme nécessaire pour la profession infirmière en pleine essor. « Ces définitions claires et tournées vers l’avenir guident les soins infirmiers dans le monde, renforcent le CII et placent l’infirmière au centre de l’évolution des sciences, sont applicables sur les plans mondial et local », a souligné la présidente du CII. « Je remercie la commission, et tous les délégués du CRN pour avoir actualité ces définitions tourné vers l’avenir, qui placent la profession infirmière au centre de soins de santé », a déclaré la présidente Pamela, tout en invitant tous les gouvernements du monde et toutes les organisations à n’utiliser que ces nouvelles définitions officielles. À propos des élections, le CRN a élu onze nouveaux membres du Conseil d’administration du CII repartis dans les six zones électorales du CII. L’Afrique sera représentée par la déléguée de l’association des infirmières et sagefemmes du Ghana, madame Perpetual Ofori Ampofo. Au niveau de la présidence, monsieur José Luis Cobos Serrano, d’origine espagnole, ancien membre du Conseil d’Administration du CII, remplace madame Pamela Cipriano pour un mandat de quatre ans, non renouvelable. Il a battu deux autres candidates qui étaient à la course, dont une chinoise et une sudafricaine. Le nouveau président a été présenté à la communauté infirmière le jour de la clôture du congrès lors de la cérémonie de prise de fonction et de pouvoir comme le veut la tradition. Le nouveau président place son mandat sous un slogan fort : « l’Autonomie ». « J’ai choisi l’autonomie parce que je comprends que nous devons l’utiliser à trois niveaux. Le CII doit être autonome au niveau organisationnel, avoir une voix forte pour défendre les infirmières en tant que pilier des systèmes de santé et les soins infirmiers doivent figurer dans tous les programmes politiques au plus haut niveau. Nous devons autonomiser les ANIs et veiller à ce qu’elles sachent que le CII est là pour les aider. » A-t-il déclaré lors de son premier discours. Et de poursuivre : « J’entends souvent les gens dire que les soins infirmiers sont très importants, que le système de santé ne serait rien sans les infirmières. Mais le monde doit savoir que le temps des paroles est révolu. Je dirai aux politiciens qu’il est temps de passer à l’action. Nous sommes fatigués d’entendre des paroles, même si elles sont bien intentionnées. Nous devons maintenant agir, joindre le geste à la parole. Et pour cela, nous devons donner les moyens d’agir à chaque infirmière. » « Je demande donc à chaque infirmière de réfléchir à ce qu’elle peut apporter. Les infirmières ne doivent rien attendre de leurs gouvernements, de leurs systèmes de santé, ni même du CII. Le plus important, c’est ce que chacune d’entre nous peut faire pour faire progresser notre profession. Le CII donnera le ton, mais nous avons besoin du soutien de tous. C’est pourquoi je demande aux infirmières et infirmiers de montrer leur engagement envers leur profession », a plaidé le nouveau président du CII. Le CRN a également adopté une résolution soutenant les infirmières et les autres professionnels de santé travaillant dans les zones de conflit armé. Dans cette résolution, « le CII appelle les belligérants de protéger les infirmières, les travailleurs de santé, les ambulances et les structures de soins de santé. » La réunion du CRN c’est aussi pour les associations nationales d’infirmières (ANIs) une occasion de s’exprimer pleinement au nom des infirmiers et infirmières de leurs pays respectifs. Plusieurs ANIs se sont exprimés, ONIC y compris, pour remercier les dirigeants du CII et exposer les défis auxquels ils sont confrontés. Dans un autre registre, « la cérémonie officielle d’ouverture du trentième congrès du CII s’est déroulée dans la salle de spectacle du complexe Messuskeskus », dans la soirée de lundi 9 juin devant plus de 7000 infirmières, chercheurs, universitaires et autres experts du monde entier venus dans le cadre d’un événement qui célèbre la profession infirmière et le travail de chaque infirmière. Le défilé de délégués des ANIs habillés en uniforme nationale et tenue traditionnelle a marqué les esprits dès le début de la cérémonie. « L’ONIC était la dixième ANI à défiler sur le podium dressé à cet effet, impactant toute la salle par la danse improvisée par le président national André Louis KOMBA Djeko. » Plusieurs grandes personnalités du monde ont adressé les messages de félicitations et d’encouragement aux infirmières. Notamment le Pape Léon 14, le Directeur général de l’OMS, la Présidente de la fondation Florence Nightingale. Présente à la cérémonie d’ouverture, la Princesse Muna de Jordanie, a également adressé un message écrite lu par le Directeur général
En marge de la JII2025 : Une nouvelle Section de l’Ordre des Infirmiers Installée au sein des Cliniques Spécialisées de Kinshasa !
Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a procédé ce samedi 17 mai à l’installation de la nouvelle Section Onic au sein de la Clinique spécialisée de Kinshasa, dans la salle Corneille de Lemba. C’est à l’occasion de la célébration différée de la journée internationale des infirmières organisée par les infirmiers et infirmières de cette structure sanitaire privée que le président provincial a été convié à installer le nouveau comité de la Section ONIC composée de cinq membres élus par leurs pairs la semaine dernière lors d’une assemblée générale. Dans une ambiance festive, et devant le médecin directeur, l’administrateur gestionnaire, plusieurs infirmiers et infirmières ainsi que les autres professionnels de santé des Cliniques spécialisées de Kinshasa, la cérémonie solennelle s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Après le mot de prière de l’AG, l’infirmière Marlène AKINSWA, Directrice de Nursing des Cliniques spécialisées de Kinshasa a dans son mot de circonstance souhaité la bienvenue à tous participants et particulièrement à l’équipe provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. « C’est un immense honneur de prendre la parole aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières et l’installation officielle de la Section Onic au sein des Cliniques spécialisées de Kinshasa. Ceci symbolise notre volonté commune de donner à la profession infirmière toute la reconnaissance, la dignité, et la responsabilité. », a-t-elle déclaré. « Cela signifie également que désormais, les infirmiers et infirmières de la clinique spécialisée de Kinshasa dispose d’un cadre structurant pour promouvoir l’éthique professionnel et la déontologie, garantir la qualité de soins, promouvoir les bonnes pratiques infirmières, encourager la formation continue et faire entendre la voix des infirmières dans toutes les instances de prise de décisions de santé », a insisté la DN et présidente de la Section de l’Ordre. En ce qui concerne le thème de la journée internationale des infirmières retenu cette année, à savoir : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières renforce les économies. », la DN Marlene a souligné que « En investissant dans nos infirmières, nous investissons dans un avenir plus sain, plus stable et plus prospère pour notre société toute entière. » « Votre présence ici est un signe fort. Permettez-moi de le dire avec conviction que les infirmières ne demandent pas votre charité mais elles demandent justement la reconnaissance. Un environnement de travail digne, une formation continue pour évoluer et innover. », a-t-elle renchéri tout en invitant toutes les parties prenantes à construire un avenir meilleur où chaque infirmière est valorisée, soutenue, protégée et formée. Pour sa part, le président Provincial Colin KANDALA a procédé à l’installation du comité de Section Onic de la clinique spécialisée de Kinshasa, juste après la lecture du PV de l’assemblée générale élective des infirmiers de cet établissement de soins de santé par le secrétaire provincial Clément MBUNGU. Il ressort de ce PV, l’élection par mai levée de cinq membres du comité sectionneur, notamment : 1. Présidente : DN Marlène AKINSWA WENDO 2. Secrétaire : infirmier KAPINGA TSHIMANGA Dieu merci 3. Trésorière : infirmière MASIETA MUNDELE Dorcas. 4. Première conseillère : LUKOKI NDOTONI Daddy 5. Deuxième conseiller : NGOYI ILUNGA Platini. Ainsi le président KANDALA a installé officiellement un comité composé de trois infirmières et infirmiers conformément à la loi no16/015 du 15 juillet 20216 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, et au règlement intérieur de l’Ordre. « Nous installons officiellement ce comité, et leur remettons le bâton de commandement pour gérer l’éthique lié à la profession infirmière au sein de la clinique spécialisée de Kinshasa. », a déclaré le président KANDALA. Aux autorités des cliniques spécialisées de Kinshasa, le président provincial a rappelé l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière. « Hier la profession infirmière était auxiliaire, aujourd’hui avec la promulgation de la loi, elle est devenue autonome et indépendante face à d’autres professions du secteur de la santé. » La mission assignée à ce comité consiste de veiller à l’éthique et la déontologie des infirmiers, être permanent à la clinique pour veiller à la tenue de l’infirmière, son comportement, l’environnement de travail, et à la formation continue. « Nous osons croire que la discipline, un élément important pour nous, et par rapport à l’ordre, ce comité a pour mission de préserver l’honneur et l’indépendance de la profession infirmière. » a renseigné le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Il a rappelé la relation qui existe entre l’infirmière et les autres professionnels de santé, notamment la relation de collaboration et de complémentarité dans le respect mutuel. « On ne peut pas aujourd’hui utiliser l’infirmière comme l’auxiliaire d’un autre professionnel de santé. Nous vous demandons de collaborer avec cette équipe et de tenir compte de tout ce qu’il présentera comme doléances par rapport au travail infirmier. Mais également nous donnons le pouvoir à cette équipe de pouvoir sanctionner tout infirmier qui se comportera en dehors des normes déontologiques. », a-t-il conclu tout invitant le nouveau comité de se présenter le samedi prochain au siège provincial de l’Onic ville de Kinshasa pour recevoir les directives en rapport avec les responsabilités leurs confiées. De son côté, le médecin directeur des cliniques spécialisées de Kinshasa le docteur Trésor MVUNZI a remercié le président provincial d’avoir accepté cette invitation, et a insisté sur la discipline des infirmières dans l’exercice de leur profession dans son mot de circonstance. « Nous sommes contents de la Section de l’ONIC qui a été instituée. Nous prenons acte de ce qui a été décidé par eux-mêmes les infirmiers, et nous vous assurons de notre collaboration. » A-t-il dit. Et de poursuivre : « Je suis interpellé de ce qui a été dit ici, la discipline. C’est un élément important dans toute la communauté, surtout pour les personnes qui sont au chevet des patients comme l’a dit le président provincial. La discipline c’est aussi reconnaître ses limites et aller apprendre, c’est accepter parfois les injures des certains patients, c’est aussi avoir la capacité d’accepter les autres professionnels avec leurs différences ». « Je sais que c’est un métier qui demande beaucoup de vocation. Malgré que certains les sont devenus par imposition ou par hasard, la vocation parfois ne
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM
JII2025 : Kinshasa Organisera une Cérémonie de Prestation de Serment !
A l’occasion de la célébration de « Journée Internationale des Infirmières (JII) », lundi le 12 mai 2025, le conseil provincial de l’ONIC Ville de Kinshasa organisera une cérémonie de prestation de serment des infirmiers et infirmières en processus d’inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC. Cette cérémonie se déroulera dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », et sera précédée par une matinée déontologique, samedi 10 mai, dans le même lieu. Chaque province est également appelée à organiser la cérémonie de prestation de serment le 12 mai 2025, au profit de ses membres nouvellement admis au tableau de l’Ordre, une façon de célébrer la JII2025. Rappelons que le thème de la journée internationale des infirmières de l’année 2025 est : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières pour une économie plus forte. » Cette journée est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. HDM
Kinshasa-Serment de l’Infirmier : Plus de trois cents Infirmiers et Infirmiers Admis au Tableau de l’Ordre prêtent Serment devant le Président national !
Plus de trois cents infirmières et infirmiers de la Ville de Kinshasa, nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre des infirmiers ont prêté serment ce samedi 12 avril, devant le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko. La cérémonie solennelle s’est déroulée dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », située au no17 avenue Mateba, quartier Matonge 2, Commune de Kalamu, à cinq mètres du boulevard Sendwe, arrêt école. Dans une ambiance chaleureuse, plusieurs infirmiers et infirmières habillés en blouse blanche, écharpe de l’ONIC en mode parlementaire, drapelet en main, ont envahi le siège national de l’ONIC, accompagnés de leurs membres des familles afin de remplir cette obligation légale, de s’inscrire au tableau de l’Ordre avant d’exercer la profession infirmière et dont la prestation de serment constitue la dernière étape. Après l’annonce du programme par le modérateur de la cérémonie, le secrétaire général de l’ONIC, Floribert NTUMBUDILA, l’hymne national a entonné dans la salle, justifiant de ce fait, le début officiel de la cérémonie de prestation de serment de l’infirmier. Le président du conseil provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA, a dans son mot de circonstance, souhaité la bienvenue dans la famille infirmière à tous les assermentés et leur a invité au professionnalisme dans l’exercice de la profession infirmière. « Chers assermentés, le conseil provincial est très heureux de vous accueillir en ce lieu, la Maison de l’infirmière, à l’occasion de la prestation de serment. La cérémonie d’aujourd’hui marque l’histoire de votre présence dans la profession infirmière. Le serment est un engagement pris devant Dieu, la communauté et votre propre conscience, d’agir toujours de façon positive et de pouvoir respecter votre code de déontologie. », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Nous osons croire qu’après avoir suivi la formation, vous êtes fier d’être infirmière, et outillés d’exercer la profession infirmière en respectant les normes édictées par la profession, et votre comportement en sortant d’ici, sera celui d’un vrai professionnel responsable. » Invité pour prendre acte du serment des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC, le Président national André Louis KOMBA Djeko, empruntant une démarche pédagogique, a profité de l’occasion pour sensibiliser ses confrères et consœurs sur les meilleures pratiques de soins infirmiers dans les hôpitaux. Il est revenu sur la compréhension des assermentés, notamment en ce qui concerne la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, la loi octroyant l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière en RDC vis-à-vis de la profession médicale. « Depuis que nous avons cette loi, notre profession est autonome et indépendante. Nous ne dépendons plus de personnes, mais nous travaillons en collaboration avec les autres professions. Nous avons nos propres règles, notre code de déontologie et nos propres pratiques », a-t-il souligné. « Pour prélever les signes vitaux ou laver un malade, il n’y a personne qui peut nous donner l’ordre de le faire. Par contre, les études effectuées nous permettent de déceler les besoins des malades et la réponse qu’il faut apporter. Si on commence à vous rappeler, cela veut dire que vous recevez les injonctions de votre chef, vous n’êtes plus autonomes. », a-t-il martelé d’un ton ferme. Le président national a insisté sur l’abandon des patients devenu récurrent dans les hôpitaux. Il est revenu sur la tenue (la blouse) de l’infirmière en lieu de service. « Chers confrères, si vous ne faites pas attention, la profession infirmière va disparaitre. Parce que vous aurez des gardes malades qui vont commencer à faire le travail que vous vous devriez faire. Ceux derniers n’ont pas étudié comment laver ou nourrir le malade, faire le premier lever d’un opéré. C’est le travail de l’infirmière. », a déclaré le président KOMBA. « Petit à petit nous sommes en train d’abandonner notre travail. Notre travail n’est pas d’être derrière le médecin », a-t-il regretté tout en fustigeant le comportement des infirmiers et infirmières qui prennent trop de temps à manipuler leurs téléphones en lieu et place de s’occuper des malades. Le président KOMBA Djeko fait du retour aux soins de base son cheval de batail. « Celui qui a une nouvelle image de la profession infirmière pour n’avoir pas bien compris en avance, peut dès aujourd’hui changer de profession et faire autre chose. » S’agissant de l’observation par chaque assermenté des termes du serment, le Président national a expliqué le sens de l’engagement pris lors de la prestation de serment. « Vous prêtez serment aujourd’hui parce que vous voulez dire à Dieu, aux hommes et à votre propre conscience, que moi je prends l’engagement d’apporter des soins aux malades. Le jour que n’apportez pas de soins, Dieu, la communauté, et ma conscience, faites ce que vous voudriez de moi », a-t-il rappelé. Il a rappelé à ses confrères et consœurs, les dispositions du serment de l’infirmier. Notamment en ce qui concerne la discrétion et la négligence dans la prise en charge des patients. « L’infirmier ne doit ouvrir sa bouche que lorsqu’il communique avec le malade ou avec l’équipe de soins. Pas avec n’importe qui pour divulguer les informations en rapport avec la prise en charge des patients à sa charge. », a-t-il dit en invitant ses pairs à la prise de conscience et d’éviter la négligence qui constitue un crime. « La plupart des malades meurent à l’hôpital à cause de la négligence du personnel. », a-t-il renseigné tout en rappelant aux assermentés que rien ne sert de prêter serment si c’est pour devenir criminel demain. Moins encore pour devenir riche. Cette profession ce n’est pas pour devenir riche, c’est plutôt pour servir l’humanité. « Cela ne va dire que l’on ne doit pas vous payer…non. Au contraire, on doit vous payer normalement. Rien ne sert à se comparer aux autres. Il faut réclamer une rémunération qui vous permet de couvrir vos besoins. », a-t-il conclut en invitant ses pairs d’être conscient de la profession qu’ils ont choisie. C’est après cette étape pédagogique qu’est intervenue la lecture du serment de l’infirmier Congolais. Mains droites levées, serment à la main gauche reposant sur le code de déontologie, que les