L’universitarisation de la formation des infirmiers et infirmières de la RDC, comme partout à travers le monde entier, est devenue obligatoire, faisant de ces derniers des cadres universitaires capables de résoudre les problèmes de la société. Avant même la mise en œuvre effective du système Licence-master-doctorat (LMD) en RDC, la profession infirmière comptait dans son rang, des docteurs à thèse majoritairement professeurs des universités, des masters et plusieurs licenciés dans les différents domaines des sciences infirmières. Sans oublier les infirmiers gradués (bac +3), et diplômes des écoles infirmières de base qui font un cycle long de quatre ans après l’école primaire de base. Depuis l’année académique 2021-2022, le système LMD est rendu obligatoire sur tout le territoire national de la République Démocratique du Congo. Les instituts supérieurs et universitaires, publics comme privés, organisent les enseignements selon le système LMD. Selon les dispositions du décret no24/23 du 15 mars 2024 portant appellations des grades académiques du système licence-master-doctorat en RDC, lui-même faisant allusion au décret no22/39 du 06 décembre 2022 portant organisation et fonctionnement du système LMD en RDC, qui fixent en entre-autres les diplômes, grades et titres académiques du système LMD, précise également dans son article 7, les 8 principaux domaines de formation organisés sur le territoire national. En ce qui concerne le « Domaine des sciences de la santé », nous allons nous focaliser sur la filière ou mention « Sciences infirmières. » Notamment en rapport avec les appellations des diplômes et grades académiques octroyés à la fin de chaque cycle de formation. Ainsi nous avons : Le Diplôme de Bachelor en sciences de la santé « mention sciences infirmières », a les différents parcours ci-après : Le « Diplôme de master en sciences de la santé, mention infirmières », prévoit les parcours ci-dessous : Enfin pour le « Diplôme de docteur en philosophie », PhD en sciences de la santé, mention sciences infirmières, prévoit les « spécialités » suivantes : Selon cette classification, il est à signaler que la santé communautaire étant une filière à part entière, ne fait pas partie d’une spécialité de sciences infirmières. Aussi, le « parcours anesthésie et réanimation », organisé de licence en doctorat en passant par la maîtrise, fait partie indissociable de la filière sciences infirmières. A ce jour, un infirmier anesthésiste non inscrit au tableau de l’ordre national des infirmiers de la RDC n’a pas droit d’exercer la profession infirmière sur toute l’étendue du territoire national. Rappelons que c’est lors des états généraux de l’enseignement supérieur et universitaires ténus à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga, du 6 au 14 septembre 2021, que le système LMD a été généralisé en RDC. La recommandation phare de ces assises était « la généralisation de la réforme Licence-master-doctorat dès la rentrée académique 2021-2022 », avec en toile de fond la « réforme curriculaire » dans le but de favoriser l’arrimage en cohérence avec le cadre normatif contextualisé du système LMD. Lors de cette réforme « les offres de formation élaborées ont été caractérisées par la lisibilité et l’adéquation aux besoins du marché de l’emploi. » HDM
Casio 2025-Kinshasa : Lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième Edition à Kinshasa, RDC !
Le président de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a procédé ce samedi 14 décembre, au lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise. » C’est devant les membres du conseil national, du conseil provincial de Kinshasa, les Directeurs de nursing des hôpitaux publics et privés de la ville de Kinshasa, et les présidents de section de l’Ordre, ainsi que les sage-femmes, que le président des présidents a lancé le début de préparatifs d’organisation de la troisième édition du Casio qui se tiendra en novembre 2025, à Kinshasa, en RDC. Après la séance de restitution de la mission effectuée du 21 au 27 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso, dans le cadre de participation à la deuxième édition du Casio, il était temps de lancer les travaux de préparation de la troisième édition. « Etant donné que l’année 2025 aura deux grands congrès pour la profession infirmière à l’échelle internationale, notamment le congrès du CII en juin et le congrès du SIDIIEF au mois de mai, en plus de la journée internationale de l’infirmière, le colloque africain des soins infirmiers et Obstétricaux sera organisé au mois de novembre 2025. », a renseigné le président de l’ONIC. Le président KOMBA a invité les infirmiers, infirmières et sage-femmes, de s’approprier ce grand rendez-vous africain en s’impliquant à fond, dans un esprit de bénévolat. « Le bénévolat et l’humilité, sont les deux maîtres mots pour réussir. Si nous voulons réussir, on doit se dire : pendant cette période je mets mon temps, ma sauce, mon intelligence et mon expérience, à la disposition de la profession pour cette organisation. », a-t-il rajouté. Vu le retard des pays francophones sur la recherche scientifique infirmière, le président KOMBA dit se porter garant d’organiser la troisième édition du Casio en novembre 2025, à Kinshasa, tout en insistant sur le fait qu’il faudrait bien faire les choses comme c’est la première fois. « Si vous avez une expérience à partager avec les autres, sur les soins cliniques, gestion de l’organe de régulation au niveau provincial, il est temps de se préparer. Les pays africains viendront aussi nous renseigner sur les avancées de leurs pays en matière des soins infirmiers et obstétricaux », a-t-il renchéri. Et d’ajouter : « Ce n’est pas l’affaire du conseil national, c’est l’affaire des infirmiers et sage-femmes de la RDC… nous allons harmoniser avec l’ordre de sage-femmes ici représenté par la vice-présidente. », a-t-il dit, avant de sensibiliser les infirmiers et infirmières de pouvoir cotiser à la hauteur de 25$ (vingt-cinq dollars américain) pour chacun, en commençant par ce mois de décembre jusqu’au mois de mars 2025. Apres ce lancement des travaux de préparation, la prochaine étape sera la mise en place du comité national d’organisation du Casio 2025, ainsi que les différentes commissions, prioritairement la commission scientifique qui devrait de terminer le thème principal et les différents sous thèmes, du Casio 2025. Toutes les provinces de la RDC doivent être représentées lors de ce colloque, et les infirmières des différentes provinces doivent également se mobiliser. Signalons que, avant le lancement des travaux préparatifs de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO a présidé la première réunion du conseil national tenue dans la salle des réunions de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », nouveau siège de l’ONIC, inauguré depuis le 31 juillet dernier. HDM
Casio 2024-Burkina Faso : La RDC Remporte l’Organisation de la Troisième Edition en Novembre 2025 !
Le président national de L’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a pris part à la 2ème édition du « colloque africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, tenue du 22 au 24 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce colloque organisé sous le thème : « Couverture sanitaire universelle en Afrique : Comment relever les défis liés aux ressources humaines de qualité », a connu une cérémonie d’ouverture riche en couleurs. Plusieurs participants venus des pays d’Afrique francophone, habillés majoritairement en pagne et Lacoste bloqués au logo de « Casio2024 Burkina Faso », ont pris d’assaut la salle de « Conférence PSUT de l’Université Joseph KI-ZERBO », décorée aux couleurs nationales et mouvementée au rythme de la musique dédiée aux infirmiers et sage-femmes. Les autorités politiques, administratives et universitaires, ont marqué leur présence aux côtés des membres des comités organisateurs, national et international du Casio 2024. Dans sa prise de parole, le président du comité d’organisation national de Casio 2024, président du Conseil national de l’ordre des infirmiers et infirmières du Burkina Faso (ONII-BF), monsieur Bonvouila SAWADOGO, a souhaité la bienvenue au pays des hommes intègres à plus de sept cent participants, dont une centaine venue des pays d’africains francophones, notamment la république Démocratique du Congo, la côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Togo, etc. « Je voudrais à l’entame de mon propos vous transmettre les chaleureuses salutations du comité national d’organisation du Casio 2024 et de tous les personnels de santé, infirmiers et sagefemmes du Burkina Faso et souhaiter la bienvenue à toutes les délégations de pays frères africains et à tous ceux qui, malgré leurs multiples charges et responsabilités, ont accepté de prendre part à cette importante rencontre », a-t-il dit, en ajoutant que les pays des hommes intègres était fier de les accueillir. Il a également salué la présence des officiels à cette rencontre, notamment le troisième vice-président de l’Assemblée législatif de transition (ALT), représentant de son président, les ministres de la santé et de la recherche scientifique, ainsi les autorités de l’Université Joseph-KIZERBO, pour l’oreille accordée à ce colloque qui permettra la formation des infirmiers et sagefemmes de qualité pour une meilleure Couverture Sanitaire Universelle (CSU). Le président du comité national de Casio 2024 a par ailleurs, saluer la solidarité des pays africains au peuple du Burkina Faso. « Chers délégations des pays frères, merci de l’amitié et solidarité à l’endroit du Burkina Faso, pays organisateur de cette deuxième édition du Casio. Vous avez par votre présence, montré au monde entier combien l’infirmière et sagefemme accorde l’importance à la CSU, mais et surtout votre solidarité avec vos pairs du Burkina Faso », a-t-il lancé en les invitant aux réflexions profondes et fructueuses, qui seront une contribution commune au défis liés aux ressources humaines de qualité, maillot essentiel pour la réussite de la CSU. « La deuxième édition de Casio, en réunissant des chercheurs et participants africains au Burkina Faso sur la problématique de la CSU en Afrique et les défis liés au ressources humaines de qualité, se donne les moyens de faire les recommandations probantes à la résolution de la problématique soulevée, au moment où le pays organisateur s’est engagé dans la mise en œuvre de la CSU en faveur des femmes et les enfants », a-t-il conclu. Pour sa part, le ministre de la santé publique du Burkina Faso, Dr Robert KARGOUGOU pour qui, la présence au pays des hommes intègres des pays africains pour participer à ce colloque témoigne notre engagement à œuvrer pour une Afrique en meilleure santé, résiliente, où chaque vie compte. Il a justifié l’importance pour les pays africains de disposer d’une ressource humaine en santé suffisamment qualifiée et bien repartie du point de vue géographique afin de rendre la CSU une réalité en Afrique. « Aujourd’hui les infirmiers et les sagefemmes continuent le groupe d’espoir pour relever le défi d’un personnel de santé bien formé et motivé à donner les soins de qualité. En effet, selon OMS, ce groupe professionnel représente la majorité des acteurs de santé. Ce qui l’a motivé de déclarer l’année 2020, année de l’infirmière et sagefemme, célébrée dans le monde entier », a-t-il souligné, tout en précisant qu’au-delà de cette forte représentativité, les infirmières et les sage-femmes sont la charpente des systèmes de santé, en particulier dans les pays africains où ils constituent le premier recours de soins de santé moderne et une présence dominante, offrant des soins convenablement dans des zones difficiles d’accès. Le ministre de la santé du Burkina Faso a par ailleurs promis d’accompagner toutes les initiatives nécessaires pour promouvoir les professions des infirmières et des sagefemmes. En relevant les défis liés aux faibles effectifs, la fuite des cerveaux, les conditions de travail caractérisées par manque d’infrastructures et insuffisance d’équipement adéquats, l’insuffisance de renforcement des capacités et distinction de reconnaissance. Pour atteindre la CSU, il insiste pour dire, qu’il faut apporter des solutions appropriées à toutes ces difficultés, qui n’ont pas besoin d’un investissement exceptionnel, mais seulement de la création d’un environnement de travail qui valorise et qui protège les travailleurs de la santé, sans discrimination, et cela de façon équitable. « Vos réflexions enrichies par vos diversités culturelles et réalités spécifiques, renforceront notre unité et stimuleront la coopération régionale. Ensemble, nous devons réimaginer les stratégies, explorer les innovations et tracer les voies qui transformeront nos systèmes de santé », a-t-il conclu en invitant tous les participants au Casio 2024 de réfléchir, d’échanger et de partager les idées et expériences pour que l’Afrique ait un système de santé résilient et durable. Dans un autre registre, le troisième vice-président de l’ALT, l’honorable Ousmane DIALO, représentant de son président, a procédé à l’ouverture officielle du Casio2024. Il a témoigné sa marque de reconnaissance aux personnels de santé en général, et en particulier, les infirmières et sagefemmes de Burkina Faso et d’Afrique, raison pour laquelle il avait accepté de patronner ce colloque. « Parler de ressources humaines en santé revient à situer la place qu’occupe les premiers acteurs de santé sur le continent, à savoir, les professionnels infirmiers et sagefemmes, pierre angulaire de nos systèmes de santé. Sans
Kinshasa -Prestation de serment de l’infirmier : Le Président National Annonce l’Inauguration imminente du nouveau Siège de l’Ordre des infirmiers de la RDC !
A l’occasion de la prestation de serment organisée ce samedi 6 Juillet 2024 à l’esplanade de l’INPESS, au profil des infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre, le Président national de l’ONIC a annoncé la réception et l’inauguration imminente de la maison de l’infirmière de la RDC. Dans une ambiance festive, accompagnés de plusieurs membres des familles, plus de neuf cent Infirmiers et infirmières vêtus en blouse blanche ont prêté serment à Kinshasa devant le Président national de l’ordre des infirmiers (ONIC) André Louis KOMBA DJEKO et une dizaine des membres du conseil national venus pour assister à cette cérémonie solennelle. Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a dans son mot de bienvenue sensibilisé les infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre au respect du code de déontologie dont chacun s’est procuré un exemplaire, et de se comporter en vrai professionnel de santé. “Hier vous étiez auxiliaires, aujourd’hui vous devenez Infirmiers professionnels exerçant une profession indépendante et autonome” a-t-il indiqué. En rapport avec l’importance du serment de l’infirmier, le président provincial a insisté sur son caractère sacré : ” le serment est un acte et un engagement que vous prenez devant Dieu, devant l’assemblée et devant votre conscience, conformément à notre code de déontologie. Nous vous invitons de lire minutieusement ce code de déontologie car il est la bible qui vous guidera tant que vous exercez la profession infirmière”. A-t-il souligné avant d’inviter le président national de prendre acte de prestation de serment des nouveaux assermentés. C’est dans cette optique que le président national de l’ONIC s’est appesanti sur une brieve historique de la profession infirmière en RDC, dans sa prise de parole. ” Il y a beaucoup d’années que les infirmières se plaignaient qu’elles n’étaient pas reconnues dans ce pays. Il n’y avait aucune loi qui organisait la profession infirmière. Celle qui existait, datait de 1949, et définissait l’infirmière comme auxiliaire. Mais depuis 2016, grâce à la loi no16/015 du 15 juillet 2016, la RDC a reconnu officiellement qu’il existe une profession à part entière, indépendante et autonome, appelée la profession infirmière”. A-t-il rappelé aux consoeurs et confrères nouvellement accueillis dans la grande famille infirmière. Le patron de la profession infirmière en RDC André Louis KOMBA DJEKO a ensuite insisté sur le caractère obligatoire de l’inscription au tableau de l’ordre des infirmiers pour toute celle ou celui qui veut exercer la profession infirmière en RDC. “La loi est claire: nul ne peut exercer la profession infirmière en RDC s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre. C’est pourquoi nous organisons plusieurs prestations de serment pour permettre à tout le monde de s’inscrire. Personne ne peut échapper. Vous pouvez résister, mais personne ne peut résister longtemps à la loi, au moins qu’elle soit rebelle”. A-t-il renchérit tout en invitant les consoeurs et confrères de dénoncer tout celui où celle qui aurait pris son inscription par fraude, alors qu’elle n’aurait pas terminé ses études. Par ailleurs le président national de l’ONIC est revenu sur l’organisation de la journée de l’infirmière Congolaise célébrée le 31 juillet de chaque année pour commémorer l’anniversaire de la promulgation de la loi créant et organisant l’Ordre des infirmiers de la RDC. A ce sujet, il a annoncé l’inauguration imminente de la maison de l’infirmière, un nouveau siège de l’ONIC nouvellement construite sur fond propre. Cette immeuble de trois niveaux avec une salle de conférence de plus de 500 places assises et plusieurs bureaux de travail et un restaurant, située en plein boulevard Sendwe, sur l’avenue Mateba no17, en pleine quartier célèbre de Matonge dans la commune de Kalamu, arrêt école, est une fierté pour la profession infirmière en RDC. Il y a de quoi féliciter l’actuel leadership de l’ONIC pour cette réalisation sans concurrents sur le plan tant national que sous-régional. “Le 31 juillet c’est le jour que l’état Congolais a reconnu réellement que nous sommes une profession en rendant public la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers de la RDC. Nous avons intitulé cette journée : Journée de l’infirmière Congolaise. Deux grandes activités seront organisées ce jour-là. L’inauguration du nouveau siège de l’Ordre et l’organisation du village Infirmier à l’INPESS où les différents hôpitaux de la ville vont exposer sur ce qui se fait dans leurs établissements, en présence du ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale “, a-t-il annoncé aux assermentés tout en les informant qu’ils étaient d’office invités de prendre par à ces deux activités. Tous heureux, les nouveaux inscrits au tableau de l’ordre ont prêté serment en trois groupes devant le Président national qui a pris acte de ce serment, en leurs souhaitant la bienvenue dans la grande famille de la profession infirmière, accompagné d’une poignée de main avec chacun d’entre eux. Notons que la prestation de serment de ce samedi 6 Juillet a connu comme particularité, la présence massive des infirmiers et infirmières militaires de la garde républicaine, alias Mura, avec qui le Président national a obtenu une photo de famille. L’actuelle prestation de serment est la troisième de la série organisée en 2024 par le conseil provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Henry Dunant MASOSA. Share Article
JII 2024 : Pas des Festivités pour la Communauté Infirmière de la RDC pour Compatir avec les Infirmiers de l’Est !
Aucune rencontre ou activités récréatives ne seront organisées par les infirmiers et infirmières de la RDC à l’occasion de la célébration le 12 mai prochain, de la journée internationale de l’infirmière, pour compatir avec la communauté infirmière de l’est de la république, victimes de la guerre d’agression. En en croire le communiqué de presse du Conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC, ONIC en sigle, rendu public ce mardi 7 mai, les infirmiers et infirmières de la RDC n’organiseront aucune rencontre, activités récréatives ou scientifiques pour marquer leur attachement et solidarité en faveur de leurs collègues de l’Est de la RDC, victimes de kidnapping, tortures, blessures et des tueries. Certaines infirmières violées, leurs centres de santé et hôpitaux sont attaqués, pillés et incendiés, sans pitié par les hommes armées. Pour manifester son indignation à l’indifférence de la communauté internationale en général, le Conseil national de l’ONIC préfère solidariser avec ses confrères et consœurs victimes de ces atrocités, en s’interdisant toutes manifestations de réjouissance. Cette prise de position de l’ONIC est en quelque sorte un désarroi à l’égard de la politique de deux poids deux mesures appliquée par le CII devant des cas similaires. Notamment l’absence de soutien du Conseil international des infirmières (CII) au malheur dont sont victimes les infirmiers et infirmières de la RDC. Tandis qu’en Ukraine, le CII ne cesse de soutenir les infirmiers et infirmières de ce pays dans le cadre d’un projet d’appui aux infirmières dans les zones de conflit. Un projet visant à fournir des vélos électriques aux infirmières en Ukraine afin d’améliorer l’accès aux soins infirmiers est en cours. Un soutien est porté également à l’Association des infirmiers Palestiniens pour faciliter l’achat des fournitures médicales, et l’Association des infirmiers israéliens en l’aidant à organiser un atelier sur la santé mentale destinée aux infirmières victimes de traumatismes. « Rien de tel n’a été malheureusement initié par le CII, en faveur des infirmiers et infirmières de l’Est de la RDC, vivant dans cette zone de conflit perpétuel dont plusieurs infirmiers et infirmières ont payé leur peau. » Le Conseil national de l’ONIC rappelle par ailleurs, à toute la communauté, la nécessité de protéger les infirmiers et infirmières durant l’exercice de leur profession. « L’infirmière est temporairement la conscience de l’inconscient, la jambe de l’amputé, les yeux du nouvel aveugle, un moyen de locomotion pour le nouveau-né, un savoir et une confiance pour la jeune maman, et enfin une voix pour ceux qui sont trop faibles pour parler », précise le communiqué. Rappelons que le monde entier célèbre le 12 mai de chaque année, la journée internationale des infirmières, en mémoire de l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de soins infirmiers.