Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a procédé ce samedi 17 mai à l’installation de la nouvelle Section Onic au sein de la Clinique spécialisée de Kinshasa, dans la salle Corneille de Lemba. C’est à l’occasion de la célébration différée de la journée internationale des infirmières organisée par les infirmiers et infirmières de cette structure sanitaire privée que le président provincial a été convié à installer le nouveau comité de la Section ONIC composée de cinq membres élus par leurs pairs la semaine dernière lors d’une assemblée générale. Dans une ambiance festive, et devant le médecin directeur, l’administrateur gestionnaire, plusieurs infirmiers et infirmières ainsi que les autres professionnels de santé des Cliniques spécialisées de Kinshasa, la cérémonie solennelle s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Après le mot de prière de l’AG, l’infirmière Marlène AKINSWA, Directrice de Nursing des Cliniques spécialisées de Kinshasa a dans son mot de circonstance souhaité la bienvenue à tous participants et particulièrement à l’équipe provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. « C’est un immense honneur de prendre la parole aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la journée internationale des infirmières et l’installation officielle de la Section Onic au sein des Cliniques spécialisées de Kinshasa. Ceci symbolise notre volonté commune de donner à la profession infirmière toute la reconnaissance, la dignité, et la responsabilité. », a-t-elle déclaré. « Cela signifie également que désormais, les infirmiers et infirmières de la clinique spécialisée de Kinshasa dispose d’un cadre structurant pour promouvoir l’éthique professionnel et la déontologie, garantir la qualité de soins, promouvoir les bonnes pratiques infirmières, encourager la formation continue et faire entendre la voix des infirmières dans toutes les instances de prise de décisions de santé », a insisté la DN et présidente de la Section de l’Ordre. En ce qui concerne le thème de la journée internationale des infirmières retenu cette année, à savoir : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soin des infirmières renforce les économies. », la DN Marlene a souligné que « En investissant dans nos infirmières, nous investissons dans un avenir plus sain, plus stable et plus prospère pour notre société toute entière. » « Votre présence ici est un signe fort. Permettez-moi de le dire avec conviction que les infirmières ne demandent pas votre charité mais elles demandent justement la reconnaissance. Un environnement de travail digne, une formation continue pour évoluer et innover. », a-t-elle renchéri tout en invitant toutes les parties prenantes à construire un avenir meilleur où chaque infirmière est valorisée, soutenue, protégée et formée. Pour sa part, le président Provincial Colin KANDALA a procédé à l’installation du comité de Section Onic de la clinique spécialisée de Kinshasa, juste après la lecture du PV de l’assemblée générale élective des infirmiers de cet établissement de soins de santé par le secrétaire provincial Clément MBUNGU. Il ressort de ce PV, l’élection par mai levée de cinq membres du comité sectionneur, notamment : 1. Présidente : DN Marlène AKINSWA WENDO 2. Secrétaire : infirmier KAPINGA TSHIMANGA Dieu merci 3. Trésorière : infirmière MASIETA MUNDELE Dorcas. 4. Première conseillère : LUKOKI NDOTONI Daddy 5. Deuxième conseiller : NGOYI ILUNGA Platini. Ainsi le président KANDALA a installé officiellement un comité composé de trois infirmières et infirmiers conformément à la loi no16/015 du 15 juillet 20216 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, et au règlement intérieur de l’Ordre. « Nous installons officiellement ce comité, et leur remettons le bâton de commandement pour gérer l’éthique lié à la profession infirmière au sein de la clinique spécialisée de Kinshasa. », a déclaré le président KANDALA. Aux autorités des cliniques spécialisées de Kinshasa, le président provincial a rappelé l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière. « Hier la profession infirmière était auxiliaire, aujourd’hui avec la promulgation de la loi, elle est devenue autonome et indépendante face à d’autres professions du secteur de la santé. » La mission assignée à ce comité consiste de veiller à l’éthique et la déontologie des infirmiers, être permanent à la clinique pour veiller à la tenue de l’infirmière, son comportement, l’environnement de travail, et à la formation continue. « Nous osons croire que la discipline, un élément important pour nous, et par rapport à l’ordre, ce comité a pour mission de préserver l’honneur et l’indépendance de la profession infirmière. » a renseigné le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Il a rappelé la relation qui existe entre l’infirmière et les autres professionnels de santé, notamment la relation de collaboration et de complémentarité dans le respect mutuel. « On ne peut pas aujourd’hui utiliser l’infirmière comme l’auxiliaire d’un autre professionnel de santé. Nous vous demandons de collaborer avec cette équipe et de tenir compte de tout ce qu’il présentera comme doléances par rapport au travail infirmier. Mais également nous donnons le pouvoir à cette équipe de pouvoir sanctionner tout infirmier qui se comportera en dehors des normes déontologiques. », a-t-il conclu tout invitant le nouveau comité de se présenter le samedi prochain au siège provincial de l’Onic ville de Kinshasa pour recevoir les directives en rapport avec les responsabilités leurs confiées. De son côté, le médecin directeur des cliniques spécialisées de Kinshasa le docteur Trésor MVUNZI a remercié le président provincial d’avoir accepté cette invitation, et a insisté sur la discipline des infirmières dans l’exercice de leur profession dans son mot de circonstance. « Nous sommes contents de la Section de l’ONIC qui a été instituée. Nous prenons acte de ce qui a été décidé par eux-mêmes les infirmiers, et nous vous assurons de notre collaboration. » A-t-il dit. Et de poursuivre : « Je suis interpellé de ce qui a été dit ici, la discipline. C’est un élément important dans toute la communauté, surtout pour les personnes qui sont au chevet des patients comme l’a dit le président provincial. La discipline c’est aussi reconnaître ses limites et aller apprendre, c’est accepter parfois les injures des certains patients, c’est aussi avoir la capacité d’accepter les autres professionnels avec leurs différences ». « Je sais que c’est un métier qui demande beaucoup de vocation. Malgré que certains les sont devenus par imposition ou par hasard, la vocation parfois ne
JII-12Mai 2025 : L’Ordre des Infirmiers Sensibilise pour la Prise en Compte de la Santé Mentale et le Bien-être des Infirmières et Infirmiers dans le Milieu Professionnel !
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des infirmières, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers de la RDC a organisé un « Salon Infirmier » ce lundi 12 mai, dans la salle polyvalente de la Maison de l’infirmière, sous le thème : « les infirmiers face aux enjeux de la santé mentale et du bien-être physique en milieu professionnel. », collaboration avec Good Health branche de l’entreprise Finance Consulting. Plusieurs infirmiers et infirmières habillés en pagne de l’ONIC, étudiants en sciences infirmières, enseignants et les autres professionnels de santé, ont pris d’assaut la Maison de l’infirmière pour participer à la session de formation animée par les intervenants de différents horizons professionnels. Dans son mot d’ouverture, la première vice-présidente de l’ONIC, madame Caroline PHUATI, représentante du président national en mission, a souhaité la bienvenue à tous participants à cette session de formation. « Nous avons choisi d’organiser ce salon infirmier parce qu’un grand événement nous attend au mois de novembre 2025, la troisième édition de Casio. La formation continue est essentielle car elle nous permet de rester à la pointe des innovations. », a-t-elle déclaré devant la communauté infirmière. « Aujourd’hui nous nous réunissons pour renforcer nos compétences et connaissances sur la santé mentale et le bien-être physique pour qu’ensemble nous puissions créer un réseau solide de professionnels infirmiers, prêts à relever les défis de notre époque, pour une meilleure santé des infirmières gage de développement économique. », a-t-elle ajouté. Au total, cinq intervenants se sont succédé chacun abordant un sujet en rapport avec la santé mentale et le bien-être physique dans le milieu professionnel. Le premier intervenant, a abordé la « Santé mentale des soignants étant une urgence silencieuse. » « Les soignants en général, et les infirmières en particulier, sont exposés à des conditions de travail stressantes. Les horaires lourds, le surcharge du travail, la violence, et les mauvaises conditions de travail, les exposes à l’épuisement, à l’anxiété, et pour certains, ils préfèrent quitter la profession », a déclaré monsieur John Musenga, enseignant chef de travaux à l’ISTM- Kinshasa. « La santé mentale des soignants comme toute la population, n’est pas prise en compte dans la politique actuelle de la santé en RDC », a-t-il déploré. Pour sa part, l’infirmière clinicienne Patience Mbombo enseignante à l’ISSI Monkole, est intervenue sur la « santé mentale et le bien-être des soignants en milieu de soins. » Elle a pour sa part déploré le manque de reconnaissance du travail de l’infirmière malgré sa souffrance physique et psychique. « On ne nous dit même pas merci. Souvent on oublie les efforts fournis par l’infirmière et on s’en prend à elle pour une petite erreur », a-t-elle regretté tout en recommandant aux infirmières de bien gérer leurs émotions sans être absolument maîtres des émotions des autres. La troisième intervention en binôme est celle de Madame Sabine KABUYA et de mademoiselle Gloria BAYILE. Elles ont décrit la « santé mentale et le bien-être en milieu académique. » L’enseignant comme l’étudiant font face à une absence criante d’accompagnement et au dépourvu, chacun s’en prend à l’autre. L’autre sujet sur la « discrimination et le harcèlement en milieu académique et clinique et la répercussion sur la santé mentale » a été exposé par le SGA de l’ONIC, monsieur Simplice HASHALA. Aussi, la place et le rôle du psychologue en institution ont fait l’objet d’une autre présentation. « Malgré l’existence des problèmes psychologiques auxquels les soignants et les enseignants font face, ceux derniers ne consultent jamais un psychologue », a fait savoir madame Marielle BONGO PASI, psychologue de son état. Ce chapitre s’est clôturé avec l’intervention de M. Jacques MUKEBA enseignant à l’ISTME-KINSHASA. Il a partagé les résultats d’une étude menée dans les écoles de Kinshasa sur la « problématique de la promotion en santé mentale axée sur les enseignants en milieu scolaire. » « Les enseignants étant des acteurs majeurs, ne sont pas outillés sur la promotion de la santé mentale en milieu scolaire où plusieurs élèves sont souvent exposés à des problèmes de santé mentale », a-t-il souligné. Il a plaidé pour que le gouvernement de la république s’engage à la mise en œuvre effective du programme national de la santé mentale. La firme pharmaceutique, SHALINA, partenaire dans l’organisation du salon infirmier, a profité de l’occasion pour faire la promotion de ses produits pharmaceutiques largement utilisés sur le territoire national. Avant le mot de clôture de la première vice-présidente madame Caroline PHUATI, le secrétaire général de l’ONIC et maître de cérémonie monsieur Floribert NTUMBUDILA, a renseigné aux infirmières et infirmiers, l’organisation au mois de novembre prochain, de la troisième édition du « Colloque Africain des soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, à Kinshasa, capitale de la RDC. Le SG a fait état notamment de l’évolution des travaux préparatoires liés à ce grand rassemblement des infirmières, infirmiers et sage-femmes de plus de vingt pays africains francophones. « Bientôt vous serez fixés sur les frais de participation échelonnés, ainsi que la modalité de présentation des résumés », a-t-il souligné. Il a également révélé le site qui abritera ce grand colloque, à savoir le nouveau « Centre culturel de l’Afrique centrale », situé en face du Palais du peuple. « Je vous invite à la mobilisation pour une participation massive au casio2025, une première expérience pour notre ordre qui doit être une réussite totale », a-t-il renchérit. Rappelons que la journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai de chaque année pour commémorer l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de la profession infirmière. Le thème international pour l’année 2025 : « Nos infirmières. Notre avenir. Prendre soins des infirmières renforce les économies. » En RDC, en dehors de la ville de Kinshasa où s’est tenue le « Salon infirmier » en toute sobriété, plusieurs autres manifestations commémoratives ont été organisées dans toutes les provinces, allant des matinées scientifiques aux cérémonies de prestation de serment de l’infirmier en passant par des journées déontologiques et autres activités récréatives. HDM
Kinshasa-Serment de l’Infirmier : Plus de trois cents Infirmiers et Infirmiers Admis au Tableau de l’Ordre prêtent Serment devant le Président national !
Plus de trois cents infirmières et infirmiers de la Ville de Kinshasa, nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre des infirmiers ont prêté serment ce samedi 12 avril, devant le Président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko. La cérémonie solennelle s’est déroulée dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », située au no17 avenue Mateba, quartier Matonge 2, Commune de Kalamu, à cinq mètres du boulevard Sendwe, arrêt école. Dans une ambiance chaleureuse, plusieurs infirmiers et infirmières habillés en blouse blanche, écharpe de l’ONIC en mode parlementaire, drapelet en main, ont envahi le siège national de l’ONIC, accompagnés de leurs membres des familles afin de remplir cette obligation légale, de s’inscrire au tableau de l’Ordre avant d’exercer la profession infirmière et dont la prestation de serment constitue la dernière étape. Après l’annonce du programme par le modérateur de la cérémonie, le secrétaire général de l’ONIC, Floribert NTUMBUDILA, l’hymne national a entonné dans la salle, justifiant de ce fait, le début officiel de la cérémonie de prestation de serment de l’infirmier. Le président du conseil provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA, a dans son mot de circonstance, souhaité la bienvenue dans la famille infirmière à tous les assermentés et leur a invité au professionnalisme dans l’exercice de la profession infirmière. « Chers assermentés, le conseil provincial est très heureux de vous accueillir en ce lieu, la Maison de l’infirmière, à l’occasion de la prestation de serment. La cérémonie d’aujourd’hui marque l’histoire de votre présence dans la profession infirmière. Le serment est un engagement pris devant Dieu, la communauté et votre propre conscience, d’agir toujours de façon positive et de pouvoir respecter votre code de déontologie. », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Nous osons croire qu’après avoir suivi la formation, vous êtes fier d’être infirmière, et outillés d’exercer la profession infirmière en respectant les normes édictées par la profession, et votre comportement en sortant d’ici, sera celui d’un vrai professionnel responsable. » Invité pour prendre acte du serment des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre national des infirmiers de la RDC, le Président national André Louis KOMBA Djeko, empruntant une démarche pédagogique, a profité de l’occasion pour sensibiliser ses confrères et consœurs sur les meilleures pratiques de soins infirmiers dans les hôpitaux. Il est revenu sur la compréhension des assermentés, notamment en ce qui concerne la loi no16/015 du 15 juillet 2016, portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers en RDC, la loi octroyant l’autonomie et l’indépendance de la profession infirmière en RDC vis-à-vis de la profession médicale. « Depuis que nous avons cette loi, notre profession est autonome et indépendante. Nous ne dépendons plus de personnes, mais nous travaillons en collaboration avec les autres professions. Nous avons nos propres règles, notre code de déontologie et nos propres pratiques », a-t-il souligné. « Pour prélever les signes vitaux ou laver un malade, il n’y a personne qui peut nous donner l’ordre de le faire. Par contre, les études effectuées nous permettent de déceler les besoins des malades et la réponse qu’il faut apporter. Si on commence à vous rappeler, cela veut dire que vous recevez les injonctions de votre chef, vous n’êtes plus autonomes. », a-t-il martelé d’un ton ferme. Le président national a insisté sur l’abandon des patients devenu récurrent dans les hôpitaux. Il est revenu sur la tenue (la blouse) de l’infirmière en lieu de service. « Chers confrères, si vous ne faites pas attention, la profession infirmière va disparaitre. Parce que vous aurez des gardes malades qui vont commencer à faire le travail que vous vous devriez faire. Ceux derniers n’ont pas étudié comment laver ou nourrir le malade, faire le premier lever d’un opéré. C’est le travail de l’infirmière. », a déclaré le président KOMBA. « Petit à petit nous sommes en train d’abandonner notre travail. Notre travail n’est pas d’être derrière le médecin », a-t-il regretté tout en fustigeant le comportement des infirmiers et infirmières qui prennent trop de temps à manipuler leurs téléphones en lieu et place de s’occuper des malades. Le président KOMBA Djeko fait du retour aux soins de base son cheval de batail. « Celui qui a une nouvelle image de la profession infirmière pour n’avoir pas bien compris en avance, peut dès aujourd’hui changer de profession et faire autre chose. » S’agissant de l’observation par chaque assermenté des termes du serment, le Président national a expliqué le sens de l’engagement pris lors de la prestation de serment. « Vous prêtez serment aujourd’hui parce que vous voulez dire à Dieu, aux hommes et à votre propre conscience, que moi je prends l’engagement d’apporter des soins aux malades. Le jour que n’apportez pas de soins, Dieu, la communauté, et ma conscience, faites ce que vous voudriez de moi », a-t-il rappelé. Il a rappelé à ses confrères et consœurs, les dispositions du serment de l’infirmier. Notamment en ce qui concerne la discrétion et la négligence dans la prise en charge des patients. « L’infirmier ne doit ouvrir sa bouche que lorsqu’il communique avec le malade ou avec l’équipe de soins. Pas avec n’importe qui pour divulguer les informations en rapport avec la prise en charge des patients à sa charge. », a-t-il dit en invitant ses pairs à la prise de conscience et d’éviter la négligence qui constitue un crime. « La plupart des malades meurent à l’hôpital à cause de la négligence du personnel. », a-t-il renseigné tout en rappelant aux assermentés que rien ne sert de prêter serment si c’est pour devenir criminel demain. Moins encore pour devenir riche. Cette profession ce n’est pas pour devenir riche, c’est plutôt pour servir l’humanité. « Cela ne va dire que l’on ne doit pas vous payer…non. Au contraire, on doit vous payer normalement. Rien ne sert à se comparer aux autres. Il faut réclamer une rémunération qui vous permet de couvrir vos besoins. », a-t-il conclut en invitant ses pairs d’être conscient de la profession qu’ils ont choisie. C’est après cette étape pédagogique qu’est intervenue la lecture du serment de l’infirmier Congolais. Mains droites levées, serment à la main gauche reposant sur le code de déontologie, que les
Journée Scientifique : Infirmiers, Infirmières, Etudiants et autres Professionnels de santé facent à la Promotion de la Santé !
L’Ordre national des infirmiers de la RDC (ONIC), a organisé en collaboration avec L’institut supérieur en sciences infirmières (ISSI Monkole) l’université du Québec en outaouais, et JHPIEGO, une Journée Scientifique ce 10 avril 2025, de 9H00’ à 16H00’, dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise. » Dans une salle pleine à craquer, plus de 250 infirmiers et infirmières de différents milieux, clinique, administratif, et de l’enseignement supérieur et universitaire, ont pris part à cette journée scientifique à côté des étudiants en soins infirmiers, en plus d’une dizaine des participants en ligne. La modératrice du jour, madame Florence KUKADI, secrétaire général académique de l’ISSI Monkole, a présenté l’agenda de la journée scientifique, et a rappelé le thème, à savoir : « promotion de la santé en RDC : Défis et Perspectives. » Dans son mot de circonstance, madame Caroline PHUATI, deuxième vice-présidente de l’ONIC, représentante du président national empêché, a souhaité la bienvenue à tous les participants. « …. A cet effet, le Conseil national vous souhaite une chaleureuse bienvenue et une meilleure participation à cette journée d’échange », a-t-elle dit. Elle a par ailleurs remercié tous les partenaires qui ont permis la réalisation de cette journée scientifique, notamment l’ISSI Monkole, JHPIEGO et l’université du Québec. La directrice générale de l’ISSI Monkole, Madame Nicole MAYULU, très émue par l’engouement des infirmières et infirmiers à cette activité, a pour sa part invité les participants à un échange d’expériences sur la santé de la reproduction « … lorsque nous avons proposé cette journée, on se disait est-ce que les infirmiers vont venir ? et surtout lorsque nous avons souhaité que les brevets soient payants…curieusement j’ai été surprise par le nombre de personnes qui ont souscrit…malgré la précarité, j’ai compris qu’il ne faut pas perdre espérance », a-t-elle martelé tout en remerciant les participants pour la forte mobilisation. Tour à tour, quatre experts ont déroulé leurs présentations dont deux en présentiel et deux autres en ligne, sur zoom. En premier lieu, la professeure de l’université du Québec en Outaouais, madame Gisele Mandiangu NTANDA a fait sa présentation sur la « Santé et bienêtre des femmes en Afrique subsaharienne au regard de l’intersectionnalité : le genre, un déterminant à ne pas sous-estimer. » Elle a soutenu que la sensibilisation est la seule solution magique pour éliminer la discrimination liée au genre et les inégalités de soins. La professeure de l’université pédagogique nationale, madame Marie ESAKO a pour sa part, abordé le sujet en rapport avec le « Défi de la formation infirmière en contexte de précarité, situation de la RDC ». Elle a relevé les différents défis de la formation en situation de précarité. Elle ensuite profité de cette occasion pour fustiger l’incapacité des écoles de formation d’assurer un bon suivi des étudiants en stage. A ce sujet notamment, madame ESAKO a invité les directeurs de nursing et les infirmières cheffes d’équipe de bien former les étudiants en stage, car ils assureront la relève de demain. Face aux antivaleurs, elle encourage les infirmiers et infirmières de dénoncer. Intervenant en ligne, le professeur Leonel Philibert de l’université de l’Ontario, s’est appesanti sur la « La santé des femmes dans les pays à faibles revenu et les objectifs du développement durable. » Monsieur Leonel a fait savoir que « la santé est le plus grand bien de l’homme mortel. ». Il a déploré par contre l’existence des politiques qui ne favorisent pas l’égalité de chance entre l’homme et la femme en matière de soins de santé. Il a également énuméré les différents facteurs exposants plus la femme que l’homme. Entre autres, un faible accès aux soins, faible autonomie décisionnelle de la femme en matière de soins de santé, les handicaps temporaires ou permanents, etc. « Pour améliorer la santé de la femme, il faut commencer à améliorer les conditions de vie de la femme. Et améliorer la santé de la femme c’est améliorer la santé de toute la population. », a-t-il conclu. La deuxième intervenante en ligne, c’est madame la professeure Kettly Pinchinat Jean-Charles. Elle a exposé son sujet sur la « Prevention de la transmission mère-enfant du VIH : facteurs facilitants et obstacles. » Dans son exposé, elle a renseigné sur des nombreux cas d’abandon de traitement et de dépistage du VIH/SIDA par les femmes suite au manque de support social, et surtout la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes ces femmes porteuses du VIH/SIDA. Elle ainsi sensibilisé les infirmières et infirmiers d’éviter la discrimination de patients, de ne pas forcer les femmes à divulguer leur statut sérologique à leurs conjoints à cause de la stigmatisation. Toutes ces interventions ont été accompagnées par des moments de discussion et de partages d’expériences entre les participants et les experts, dans climat confraternel. Signalons que la remise des brevets de participation prévue à la fin de la journée a été reporté pour ce samedi 12 avril 2025, et c’est le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko qui remettra ces brevets aux participants, à l’occasion de la cérémonie de prestation de serment. HDM
Devenir Infirmière en RDC : Quel Diplôme, quel Grade Académique, selon le Système LMD ?
L’universitarisation de la formation des infirmiers et infirmières de la RDC, comme partout à travers le monde entier, est devenue obligatoire, faisant de ces derniers des cadres universitaires capables de résoudre les problèmes de la société. Avant même la mise en œuvre effective du système Licence-master-doctorat (LMD) en RDC, la profession infirmière comptait dans son rang, des docteurs à thèse majoritairement professeurs des universités, des masters et plusieurs licenciés dans les différents domaines des sciences infirmières. Sans oublier les infirmiers gradués (bac +3), et diplômes des écoles infirmières de base qui font un cycle long de quatre ans après l’école primaire de base. Depuis l’année académique 2021-2022, le système LMD est rendu obligatoire sur tout le territoire national de la République Démocratique du Congo. Les instituts supérieurs et universitaires, publics comme privés, organisent les enseignements selon le système LMD. Selon les dispositions du décret no24/23 du 15 mars 2024 portant appellations des grades académiques du système licence-master-doctorat en RDC, lui-même faisant allusion au décret no22/39 du 06 décembre 2022 portant organisation et fonctionnement du système LMD en RDC, qui fixent en entre-autres les diplômes, grades et titres académiques du système LMD, précise également dans son article 7, les 8 principaux domaines de formation organisés sur le territoire national. En ce qui concerne le « Domaine des sciences de la santé », nous allons nous focaliser sur la filière ou mention « Sciences infirmières. » Notamment en rapport avec les appellations des diplômes et grades académiques octroyés à la fin de chaque cycle de formation. Ainsi nous avons : Le Diplôme de Bachelor en sciences de la santé « mention sciences infirmières », a les différents parcours ci-après : Le « Diplôme de master en sciences de la santé, mention infirmières », prévoit les parcours ci-dessous : Enfin pour le « Diplôme de docteur en philosophie », PhD en sciences de la santé, mention sciences infirmières, prévoit les « spécialités » suivantes : Selon cette classification, il est à signaler que la santé communautaire étant une filière à part entière, ne fait pas partie d’une spécialité de sciences infirmières. Aussi, le « parcours anesthésie et réanimation », organisé de licence en doctorat en passant par la maîtrise, fait partie indissociable de la filière sciences infirmières. A ce jour, un infirmier anesthésiste non inscrit au tableau de l’ordre national des infirmiers de la RDC n’a pas droit d’exercer la profession infirmière sur toute l’étendue du territoire national. Rappelons que c’est lors des états généraux de l’enseignement supérieur et universitaires ténus à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga, du 6 au 14 septembre 2021, que le système LMD a été généralisé en RDC. La recommandation phare de ces assises était « la généralisation de la réforme Licence-master-doctorat dès la rentrée académique 2021-2022 », avec en toile de fond la « réforme curriculaire » dans le but de favoriser l’arrimage en cohérence avec le cadre normatif contextualisé du système LMD. Lors de cette réforme « les offres de formation élaborées ont été caractérisées par la lisibilité et l’adéquation aux besoins du marché de l’emploi. » HDM
Casio 2025-Kinshasa : Lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième Edition à Kinshasa, RDC !
Le président de l’ONIC, André Louis KOMBA Djeko a procédé ce samedi 14 décembre, au lancement des travaux préparatifs d’organisation de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, Casio en sigle, dans la salle polyvalente de la « Maison de l’Infirmière Congolaise. » C’est devant les membres du conseil national, du conseil provincial de Kinshasa, les Directeurs de nursing des hôpitaux publics et privés de la ville de Kinshasa, et les présidents de section de l’Ordre, ainsi que les sage-femmes, que le président des présidents a lancé le début de préparatifs d’organisation de la troisième édition du Casio qui se tiendra en novembre 2025, à Kinshasa, en RDC. Après la séance de restitution de la mission effectuée du 21 au 27 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso, dans le cadre de participation à la deuxième édition du Casio, il était temps de lancer les travaux de préparation de la troisième édition. « Etant donné que l’année 2025 aura deux grands congrès pour la profession infirmière à l’échelle internationale, notamment le congrès du CII en juin et le congrès du SIDIIEF au mois de mai, en plus de la journée internationale de l’infirmière, le colloque africain des soins infirmiers et Obstétricaux sera organisé au mois de novembre 2025. », a renseigné le président de l’ONIC. Le président KOMBA a invité les infirmiers, infirmières et sage-femmes, de s’approprier ce grand rendez-vous africain en s’impliquant à fond, dans un esprit de bénévolat. « Le bénévolat et l’humilité, sont les deux maîtres mots pour réussir. Si nous voulons réussir, on doit se dire : pendant cette période je mets mon temps, ma sauce, mon intelligence et mon expérience, à la disposition de la profession pour cette organisation. », a-t-il rajouté. Vu le retard des pays francophones sur la recherche scientifique infirmière, le président KOMBA dit se porter garant d’organiser la troisième édition du Casio en novembre 2025, à Kinshasa, tout en insistant sur le fait qu’il faudrait bien faire les choses comme c’est la première fois. « Si vous avez une expérience à partager avec les autres, sur les soins cliniques, gestion de l’organe de régulation au niveau provincial, il est temps de se préparer. Les pays africains viendront aussi nous renseigner sur les avancées de leurs pays en matière des soins infirmiers et obstétricaux », a-t-il renchéri. Et d’ajouter : « Ce n’est pas l’affaire du conseil national, c’est l’affaire des infirmiers et sage-femmes de la RDC… nous allons harmoniser avec l’ordre de sage-femmes ici représenté par la vice-présidente. », a-t-il dit, avant de sensibiliser les infirmiers et infirmières de pouvoir cotiser à la hauteur de 25$ (vingt-cinq dollars américain) pour chacun, en commençant par ce mois de décembre jusqu’au mois de mars 2025. Apres ce lancement des travaux de préparation, la prochaine étape sera la mise en place du comité national d’organisation du Casio 2025, ainsi que les différentes commissions, prioritairement la commission scientifique qui devrait de terminer le thème principal et les différents sous thèmes, du Casio 2025. Toutes les provinces de la RDC doivent être représentées lors de ce colloque, et les infirmières des différentes provinces doivent également se mobiliser. Signalons que, avant le lancement des travaux préparatifs de la troisième édition du Colloque Africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux, le président national de l’ONIC, André Louis KOMBA DJEKO a présidé la première réunion du conseil national tenue dans la salle des réunions de la « Maison de l’Infirmière Congolaise », nouveau siège de l’ONIC, inauguré depuis le 31 juillet dernier. HDM
Casio 2024-Burkina Faso : La RDC Remporte l’Organisation de la Troisième Edition en Novembre 2025 !
Le président national de L’ONIC, André Louis KOMBA Djeko, a pris part à la 2ème édition du « colloque africain des Soins Infirmiers et Obstétricaux », Casio en sigle, tenue du 22 au 24 novembre 2024, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce colloque organisé sous le thème : « Couverture sanitaire universelle en Afrique : Comment relever les défis liés aux ressources humaines de qualité », a connu une cérémonie d’ouverture riche en couleurs. Plusieurs participants venus des pays d’Afrique francophone, habillés majoritairement en pagne et Lacoste bloqués au logo de « Casio2024 Burkina Faso », ont pris d’assaut la salle de « Conférence PSUT de l’Université Joseph KI-ZERBO », décorée aux couleurs nationales et mouvementée au rythme de la musique dédiée aux infirmiers et sage-femmes. Les autorités politiques, administratives et universitaires, ont marqué leur présence aux côtés des membres des comités organisateurs, national et international du Casio 2024. Dans sa prise de parole, le président du comité d’organisation national de Casio 2024, président du Conseil national de l’ordre des infirmiers et infirmières du Burkina Faso (ONII-BF), monsieur Bonvouila SAWADOGO, a souhaité la bienvenue au pays des hommes intègres à plus de sept cent participants, dont une centaine venue des pays d’africains francophones, notamment la république Démocratique du Congo, la côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Togo, etc. « Je voudrais à l’entame de mon propos vous transmettre les chaleureuses salutations du comité national d’organisation du Casio 2024 et de tous les personnels de santé, infirmiers et sagefemmes du Burkina Faso et souhaiter la bienvenue à toutes les délégations de pays frères africains et à tous ceux qui, malgré leurs multiples charges et responsabilités, ont accepté de prendre part à cette importante rencontre », a-t-il dit, en ajoutant que les pays des hommes intègres était fier de les accueillir. Il a également salué la présence des officiels à cette rencontre, notamment le troisième vice-président de l’Assemblée législatif de transition (ALT), représentant de son président, les ministres de la santé et de la recherche scientifique, ainsi les autorités de l’Université Joseph-KIZERBO, pour l’oreille accordée à ce colloque qui permettra la formation des infirmiers et sagefemmes de qualité pour une meilleure Couverture Sanitaire Universelle (CSU). Le président du comité national de Casio 2024 a par ailleurs, saluer la solidarité des pays africains au peuple du Burkina Faso. « Chers délégations des pays frères, merci de l’amitié et solidarité à l’endroit du Burkina Faso, pays organisateur de cette deuxième édition du Casio. Vous avez par votre présence, montré au monde entier combien l’infirmière et sagefemme accorde l’importance à la CSU, mais et surtout votre solidarité avec vos pairs du Burkina Faso », a-t-il lancé en les invitant aux réflexions profondes et fructueuses, qui seront une contribution commune au défis liés aux ressources humaines de qualité, maillot essentiel pour la réussite de la CSU. « La deuxième édition de Casio, en réunissant des chercheurs et participants africains au Burkina Faso sur la problématique de la CSU en Afrique et les défis liés au ressources humaines de qualité, se donne les moyens de faire les recommandations probantes à la résolution de la problématique soulevée, au moment où le pays organisateur s’est engagé dans la mise en œuvre de la CSU en faveur des femmes et les enfants », a-t-il conclu. Pour sa part, le ministre de la santé publique du Burkina Faso, Dr Robert KARGOUGOU pour qui, la présence au pays des hommes intègres des pays africains pour participer à ce colloque témoigne notre engagement à œuvrer pour une Afrique en meilleure santé, résiliente, où chaque vie compte. Il a justifié l’importance pour les pays africains de disposer d’une ressource humaine en santé suffisamment qualifiée et bien repartie du point de vue géographique afin de rendre la CSU une réalité en Afrique. « Aujourd’hui les infirmiers et les sagefemmes continuent le groupe d’espoir pour relever le défi d’un personnel de santé bien formé et motivé à donner les soins de qualité. En effet, selon OMS, ce groupe professionnel représente la majorité des acteurs de santé. Ce qui l’a motivé de déclarer l’année 2020, année de l’infirmière et sagefemme, célébrée dans le monde entier », a-t-il souligné, tout en précisant qu’au-delà de cette forte représentativité, les infirmières et les sage-femmes sont la charpente des systèmes de santé, en particulier dans les pays africains où ils constituent le premier recours de soins de santé moderne et une présence dominante, offrant des soins convenablement dans des zones difficiles d’accès. Le ministre de la santé du Burkina Faso a par ailleurs promis d’accompagner toutes les initiatives nécessaires pour promouvoir les professions des infirmières et des sagefemmes. En relevant les défis liés aux faibles effectifs, la fuite des cerveaux, les conditions de travail caractérisées par manque d’infrastructures et insuffisance d’équipement adéquats, l’insuffisance de renforcement des capacités et distinction de reconnaissance. Pour atteindre la CSU, il insiste pour dire, qu’il faut apporter des solutions appropriées à toutes ces difficultés, qui n’ont pas besoin d’un investissement exceptionnel, mais seulement de la création d’un environnement de travail qui valorise et qui protège les travailleurs de la santé, sans discrimination, et cela de façon équitable. « Vos réflexions enrichies par vos diversités culturelles et réalités spécifiques, renforceront notre unité et stimuleront la coopération régionale. Ensemble, nous devons réimaginer les stratégies, explorer les innovations et tracer les voies qui transformeront nos systèmes de santé », a-t-il conclu en invitant tous les participants au Casio 2024 de réfléchir, d’échanger et de partager les idées et expériences pour que l’Afrique ait un système de santé résilient et durable. Dans un autre registre, le troisième vice-président de l’ALT, l’honorable Ousmane DIALO, représentant de son président, a procédé à l’ouverture officielle du Casio2024. Il a témoigné sa marque de reconnaissance aux personnels de santé en général, et en particulier, les infirmières et sagefemmes de Burkina Faso et d’Afrique, raison pour laquelle il avait accepté de patronner ce colloque. « Parler de ressources humaines en santé revient à situer la place qu’occupe les premiers acteurs de santé sur le continent, à savoir, les professionnels infirmiers et sagefemmes, pierre angulaire de nos systèmes de santé. Sans
Kinshasa -Prestation de serment de l’infirmier : Le Président National Annonce l’Inauguration imminente du nouveau Siège de l’Ordre des infirmiers de la RDC !
A l’occasion de la prestation de serment organisée ce samedi 6 Juillet 2024 à l’esplanade de l’INPESS, au profil des infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre, le Président national de l’ONIC a annoncé la réception et l’inauguration imminente de la maison de l’infirmière de la RDC. Dans une ambiance festive, accompagnés de plusieurs membres des familles, plus de neuf cent Infirmiers et infirmières vêtus en blouse blanche ont prêté serment à Kinshasa devant le Président national de l’ordre des infirmiers (ONIC) André Louis KOMBA DJEKO et une dizaine des membres du conseil national venus pour assister à cette cérémonie solennelle. Le président provincial de l’ONIC ville de Kinshasa, Colin KANDALA a dans son mot de bienvenue sensibilisé les infirmiers et infirmières nouvellement inscrits au tableau de l’ordre au respect du code de déontologie dont chacun s’est procuré un exemplaire, et de se comporter en vrai professionnel de santé. “Hier vous étiez auxiliaires, aujourd’hui vous devenez Infirmiers professionnels exerçant une profession indépendante et autonome” a-t-il indiqué. En rapport avec l’importance du serment de l’infirmier, le président provincial a insisté sur son caractère sacré : ” le serment est un acte et un engagement que vous prenez devant Dieu, devant l’assemblée et devant votre conscience, conformément à notre code de déontologie. Nous vous invitons de lire minutieusement ce code de déontologie car il est la bible qui vous guidera tant que vous exercez la profession infirmière”. A-t-il souligné avant d’inviter le président national de prendre acte de prestation de serment des nouveaux assermentés. C’est dans cette optique que le président national de l’ONIC s’est appesanti sur une brieve historique de la profession infirmière en RDC, dans sa prise de parole. ” Il y a beaucoup d’années que les infirmières se plaignaient qu’elles n’étaient pas reconnues dans ce pays. Il n’y avait aucune loi qui organisait la profession infirmière. Celle qui existait, datait de 1949, et définissait l’infirmière comme auxiliaire. Mais depuis 2016, grâce à la loi no16/015 du 15 juillet 2016, la RDC a reconnu officiellement qu’il existe une profession à part entière, indépendante et autonome, appelée la profession infirmière”. A-t-il rappelé aux consoeurs et confrères nouvellement accueillis dans la grande famille infirmière. Le patron de la profession infirmière en RDC André Louis KOMBA DJEKO a ensuite insisté sur le caractère obligatoire de l’inscription au tableau de l’ordre des infirmiers pour toute celle ou celui qui veut exercer la profession infirmière en RDC. “La loi est claire: nul ne peut exercer la profession infirmière en RDC s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre. C’est pourquoi nous organisons plusieurs prestations de serment pour permettre à tout le monde de s’inscrire. Personne ne peut échapper. Vous pouvez résister, mais personne ne peut résister longtemps à la loi, au moins qu’elle soit rebelle”. A-t-il renchérit tout en invitant les consoeurs et confrères de dénoncer tout celui où celle qui aurait pris son inscription par fraude, alors qu’elle n’aurait pas terminé ses études. Par ailleurs le président national de l’ONIC est revenu sur l’organisation de la journée de l’infirmière Congolaise célébrée le 31 juillet de chaque année pour commémorer l’anniversaire de la promulgation de la loi créant et organisant l’Ordre des infirmiers de la RDC. A ce sujet, il a annoncé l’inauguration imminente de la maison de l’infirmière, un nouveau siège de l’ONIC nouvellement construite sur fond propre. Cette immeuble de trois niveaux avec une salle de conférence de plus de 500 places assises et plusieurs bureaux de travail et un restaurant, située en plein boulevard Sendwe, sur l’avenue Mateba no17, en pleine quartier célèbre de Matonge dans la commune de Kalamu, arrêt école, est une fierté pour la profession infirmière en RDC. Il y a de quoi féliciter l’actuel leadership de l’ONIC pour cette réalisation sans concurrents sur le plan tant national que sous-régional. “Le 31 juillet c’est le jour que l’état Congolais a reconnu réellement que nous sommes une profession en rendant public la loi no16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers de la RDC. Nous avons intitulé cette journée : Journée de l’infirmière Congolaise. Deux grandes activités seront organisées ce jour-là. L’inauguration du nouveau siège de l’Ordre et l’organisation du village Infirmier à l’INPESS où les différents hôpitaux de la ville vont exposer sur ce qui se fait dans leurs établissements, en présence du ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale “, a-t-il annoncé aux assermentés tout en les informant qu’ils étaient d’office invités de prendre par à ces deux activités. Tous heureux, les nouveaux inscrits au tableau de l’ordre ont prêté serment en trois groupes devant le Président national qui a pris acte de ce serment, en leurs souhaitant la bienvenue dans la grande famille de la profession infirmière, accompagné d’une poignée de main avec chacun d’entre eux. Notons que la prestation de serment de ce samedi 6 Juillet a connu comme particularité, la présence massive des infirmiers et infirmières militaires de la garde républicaine, alias Mura, avec qui le Président national a obtenu une photo de famille. L’actuelle prestation de serment est la troisième de la série organisée en 2024 par le conseil provincial de l’ONIC ville de Kinshasa. Henry Dunant MASOSA. Share Article
JII 2024 : Pas des Festivités pour la Communauté Infirmière de la RDC pour Compatir avec les Infirmiers de l’Est !
Aucune rencontre ou activités récréatives ne seront organisées par les infirmiers et infirmières de la RDC à l’occasion de la célébration le 12 mai prochain, de la journée internationale de l’infirmière, pour compatir avec la communauté infirmière de l’est de la république, victimes de la guerre d’agression. En en croire le communiqué de presse du Conseil national de l’Ordre national des infirmiers de la RDC, ONIC en sigle, rendu public ce mardi 7 mai, les infirmiers et infirmières de la RDC n’organiseront aucune rencontre, activités récréatives ou scientifiques pour marquer leur attachement et solidarité en faveur de leurs collègues de l’Est de la RDC, victimes de kidnapping, tortures, blessures et des tueries. Certaines infirmières violées, leurs centres de santé et hôpitaux sont attaqués, pillés et incendiés, sans pitié par les hommes armées. Pour manifester son indignation à l’indifférence de la communauté internationale en général, le Conseil national de l’ONIC préfère solidariser avec ses confrères et consœurs victimes de ces atrocités, en s’interdisant toutes manifestations de réjouissance. Cette prise de position de l’ONIC est en quelque sorte un désarroi à l’égard de la politique de deux poids deux mesures appliquée par le CII devant des cas similaires. Notamment l’absence de soutien du Conseil international des infirmières (CII) au malheur dont sont victimes les infirmiers et infirmières de la RDC. Tandis qu’en Ukraine, le CII ne cesse de soutenir les infirmiers et infirmières de ce pays dans le cadre d’un projet d’appui aux infirmières dans les zones de conflit. Un projet visant à fournir des vélos électriques aux infirmières en Ukraine afin d’améliorer l’accès aux soins infirmiers est en cours. Un soutien est porté également à l’Association des infirmiers Palestiniens pour faciliter l’achat des fournitures médicales, et l’Association des infirmiers israéliens en l’aidant à organiser un atelier sur la santé mentale destinée aux infirmières victimes de traumatismes. « Rien de tel n’a été malheureusement initié par le CII, en faveur des infirmiers et infirmières de l’Est de la RDC, vivant dans cette zone de conflit perpétuel dont plusieurs infirmiers et infirmières ont payé leur peau. » Le Conseil national de l’ONIC rappelle par ailleurs, à toute la communauté, la nécessité de protéger les infirmiers et infirmières durant l’exercice de leur profession. « L’infirmière est temporairement la conscience de l’inconscient, la jambe de l’amputé, les yeux du nouvel aveugle, un moyen de locomotion pour le nouveau-né, un savoir et une confiance pour la jeune maman, et enfin une voix pour ceux qui sont trop faibles pour parler », précise le communiqué. Rappelons que le monde entier célèbre le 12 mai de chaque année, la journée internationale des infirmières, en mémoire de l’anniversaire de Florence Nightingale, pionnière de soins infirmiers.